Réalisateur d’Il Etait Une Fois en Chine, Tsui Hark revient sur nos écrans avec un nouveau long métrage intitulé Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme. Les films du réalisateurs n’étant pas toujours exportés, on ne peut que s’en réjouir.

Si vous avez aimé Tigre et Dragon, et si les combats où les acteurs sont suspendus à des fils invisibles vous réjouissent, lisez la suite. Si vous aimez la Chine et vous intéressez à son histoire, lisez également la suite.

Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme est un grand film qui sort le 20 avril prochain.

 

Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme – Sortie le 20 avril 2011
Réalisé par Tsui Hark
Avec Andy Lau, Bingbing Li, Tony Leung Ka Fa
L’histoire se déroule en Chine, en l’an 690, durant la période trouble correspondant à l’ascension de l’impératrice Wu Ze Tian.
Tout est prêt pour la cérémonie du couronnement et la petite ville de Chang-An est dans ses habits de fête. Mais une série de morts mystérieuses menace l’intronisation de Wu Ze Tian.
L’impératrice décide alors de faire appel au seul homme capable de percer ce mystère : Le juge Ti, de retour après huit ans de prison pour insolence et insubordination…

 

Detective Dee (ou le Juge Ti selon les versions) est un personnage de romans mais basé sur la réalité : Di Renjie était un homme politique ayant servi l’Impératrice de Chine Wu Zetian au 7e siècle réputé pour ses talents d’enqueteurs. De nombreux livres ont été écrit sur ses aventures, d’abord par Robert Van Gulik puis par Zhu Xiao Di et le Français Frédéric Lenormand.

Le Mystère de la Flamme Fantôme est une libre adaptation d’un des derniers romans, du moins dans l’ordre chronologique des aventures du juge, appelé Meurtre à Canton par le réalisateur Tsui Hark.
Le grand public le connait surtout pour avoir mis en scène la saga des Il Etait Une Fois en Chine avec Jet Li dans le rôle principal mais aussi en tant que producteur et réalisateur officieux des excellentes Histoires de Fantômes Chinois sorties à la fin des années 80. Il a ensuite fait quelques tentatives hollywoodiennes (Double Team avec Van Damme et le basketteur Dennis Rodman puis Piège à Hong Kong) avant de revenir en Asie pour notre plus grand plaisir.

Il met donc en scène ici le fameux juge, sorte d’Hercule Poirot du 7e siècle, dans une passionnante intrigue mêlant meurtres surnaturels et crise politique. En effet, l’Empire est sous la régence de Wu Zetian, prête à être couronnée Impératrice et de nombreux politiciens ne voient pas d’un bon oeil l’arrivée d’une femme au pouvoir.

Comme Tsui Hark nous y a habitué, le film est ponctué de combats sublimement chorégraphiés. Si vous aimez ce style d’action, surtout populaire en Europe depuis Tigre et Dragon où les protagonistes se battent dans des enchainements parfaits et peuvent sauter des hauteurs incroyables, défiant les lois de la gravité, vous trouverez ici votre compte tant Detective Dee déborde d’excellentes scènes d’actions. Le réalisateur profite d’ailleurs de pouvoir utiliser des images de synthèse pour intégrer des éléments difficilement faisables autrement auparavant, comme lors d’une scène de combat où les héros se lancent des troncs.

Si l’on veut faire une comparaison avec d’autres films du même genre sorti en salle, Detective Dee bénéficie de la même qualité que La Cité Interdite (Zhang Yimou, 2007) en matière de costumes et décors grandioses et profite d’une histoire plus intéressante que Le Secret des Poignards Volants (Zhang Yimou aussi, 2004).
En effet, Detective Dee est avant tout une enquête. Plus proche d’un Hercule Poirot que de Sherlock Holmes dans ses méthodes, le personnage de Dee est d’autant plus intéressant qu’il a un coté tête brulée plutôt rare. Sa passionante enquête le mènera dans plusieurs directions, parfois en rapport avec la politique de l’époque, inscrivant le film dans un contexte historique réel.

Bénéficiant d’une réalisation milimétrée et d’acteurs parfaits, Andy Lau et la ravissante Li Bingbing en tête, est malheureusement touché par des effets spéciaux un peu cheap et quelques problèmes d’incrustation, ainsi que par une musique “déjà entendue” dont certains passages rappellent un peu trop Basile Pouledoris et Howard Shore.

Mais au délà de ces quelques points de détails, Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme est une grande réussite à coté de laquelle vous ne pouvez pas passer !

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