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Critique : Star Wars The Bad Batch

Suite ou série dérivée de The Clone Wars, The Bad Batch suit un groupe de cinq soldats “clones” juste après les évènements de la Revanche des Sith. Le premier épisode a été diffusé ce 4 mai sur la plate-forme Disney+ et seize sont prévus au rythme de un par semaine. La critique qui suit contient quelques spoilers et est mise à jour régulièrement.

Episode 1

The Bad Batch. Si vous avez suivi la dernière saison de la série The Clone Wars (vous devriez), vous les connaissez déjà. Hunter, Wrecker, Tech, Crosshair et Echo. Cinq soldats clones particuliers, issus de manipulations génétiques qui ont renforcé certaines de leurs compétences militaires mais aussi chamboulé leurs personnalités.

Introduits dans The Clone Wars le temps de quelques épisodes où ils viennent en aide à Anakin, on les retrouve dans le premier épisode de leur série dédiée sur une planète enneigée venus aider une Jedi et son padawan Caleb (le futur Kanan de la série Rebels, on y reviendra). Mais nous sommes au moment où Palpatine prononce le fameux Ordre 66, et tout va basculer.

Tout va basculer aussi bien pour les Jedi que pour eux. Ils font partie des rares clones à ne pas être contrôlé par la puce censée les faire s’en prendre aux Jedis. Ils se retrouvent donc avec leur libre-arbitre. Tuer des humains avec qui ils ont partagé tant de combats ou pas ? Suivre les ordres du nouvel Empire ou se rebeller ?

De retour sur Kamino, ils vont croiser l’infâme Tarkin qui répond à une question qu’on s’est toujours posé. Pourquoi les clones ont été remplacés par de simples soldats, tous différents ? La série utilise cet angle pour montrer les changements dans la galaxie mais aussi pour renforcer les interrogations de nos cinq héros, auxquelles il faut ajouter la présence d’Omega, une jeune humaine dont l’origine est vaguement mystérieuse (mais elle est probablement la seule clone femme, ce qui renforce l’attachement de nos héros).

L’épisode, d’une durée de 70 minutes (!), est globalement réussi quoiqu’un peu didactique pour permettre aux spectateurs des seuls films de s’y retrouver. Dave Filoni, toujours aux manettes du projet, relie ses séries (Clone Wars, Rebels, même Rogue One et plus tard The Mandalorian) et s’offre le luxe de revenir sur les origines de Kanan, pourtant racontées un peu différemment dans un comics écrit par Greg Weissman. Comme ce n’est pas la première fois que l’univers Star Wars se contredit, on lui pardonne aisément.

Plus que la séquence de fusillade finale, ce qui va nous intéresser, c’est la suite. Pour une fois, on n’a pas idée de ce qui arrive aux personnages dans un futur “toujours en mouvement”.
Tout est donc permis.

Episodes 2, 3 et 4

En trois épisodes, la série montre des ressemblances un peu trop fortes avec le Mandalorien. Ajoutez à cela deux épisodes où il ne se passe rien, et le soufflé retombe vite.

Les quatre membres du Bad Batch sont donc en fuite et avec eux la jeune Omega. Et chaque épisode est l’occasion d’un saut d’une planète à une autre, avec pas grand chose à raconter. L’épisode 2 leur permet d’aller voir un vieil ami et sa famille pour pas grand chose, et le troisième est consacré aux traditionnels problèmes techniques que tout le monde rencontre toujours dans Star Wars, si ce n’est qu’ici l’intrigue fait vraiment beaucoup penser à la série de Jon Favreau.

On ne retiendra des chapitres 2 et 3 que des détails pour les nerds : on en apprend d’avantage sur les recrutements des premiers stormtroopers “non clones” et en particulier sur les Death Troopers et sur quelques éléments de vie quotidienne (comme le fait que toutes les anciennes monnaies peuvent être converties en crédits impériaux) qui montrent la transition entre l’Ancienne République et l’organisation de l’Empire.

Seul l’épisode 4 tire son épingle du jeu. Nos quatre Tortues Ninja doivent faire une halte (encore) sur une planète pour du ravitaillement. Leur route va croiser celle de Fennec Shand, la chasseuse de prime incarnée par Ming-Na Wen dans le Mandalorien.

Dans une chouette ville peuplées et aux néons colorés, elle va chercher à capturer Omega. Et à défaut d’une intrigue originale, ça va donner l’occasion d’une belle scène de poursuite dans les rues de la ville. Le personnage n’est pas là par hasard et la fin de l’histoire, où elle répond à un mystérieux commanditaire, laisse penser qu’il y en a plus à raconter que ce qu’on veut bien nous montrer.

Episodes 5 à 11

On n’avait pas évoqué The Bad Batch depuis plusieurs semaines pour différentes raisons, d’abord personnelles avec un rattrapage qui a tardé mais aussi structurelles. Une majorité des derniers épisodes se ressemblaient beaucoup trop pour réécrire à chaque fois le même avis.

En effet, chaque épisode fonctionne de la même manière : l’équipe est envoyée en mission sur une planète quelconque pour délivrer quelqu’un ou ramener un objet. C’est souvent l’occasion de croiser des personnages d’autres séries comme Fennec Shand, les deux soeurs proches d’Ahsoka venue de Clone Wars ou encore Rex, jamais vraiment très loin. La série, bien que divertissante, a longtemps fait du sur-place, avec une structure tellement ressemblante à celle du Mandalorien qu’on a imaginé Dave Filoni recycler ses vieux brouillons de scénario.

Mais quelques épisodes ont su tirer leur épingle du jeu. Citons l’épisode 10, situé sur la planète Raxus, où un sénateur pourtant séparatiste prend conscience des enjeux depuis l’arrivée de l’Empire. Ou même l’épisode 11 (on y reviendra). Se déroulant sur Ryloth, il montre une population opposée à la domination de l’Empire. Petit à petit, la série montre comment l’instauration de l’Empire Galactique est perçue dans la galaxie et comment de nombreux personnages, à leur échelle, vont se retourner contre celui-ci, façon prémices de la Rébellion.

Et puis l’intrigue s’est mise à avancer, notamment dans l’épisode 9 qui voit le retour de Cad Bane, le chasseur de prime/pistolero vu dans Clone Wars. On sait désormais qu’Omega est la source de nombreuses convoitises car elle est une clone parfaite (le genre en moins) de Jango Fett. Cette révélation va néanmoins à l’encontre de nombreuses théories qui la voyait plutot comme le double féminin d’Obi Wan Kenobi, ce qui aurait été l’occasion de nous montrer une héroïne réceptive à la Force. Mais il semble, du moins à date, que la série n’aille pas dans cette direction.

On peut aussi faire remarquer que la réalisation est vraiment sublime. La séquence dans les nuages de l’épisode 9 ou même le travail sur la lumière dans l’épisode 11 tendent vers le photo réalisme. Difficile de bouder notre plaisir devant le boulot visuel. L’épisode 11, justement, a relevé le niveau. En changeant son point de vue sur les habitants de Ryloth, en reléguant l’équipe du Bad Batch au second plan, “Pacte avec le Diable” a montré quelque chose de différent et pas seulement le retour d’Hera Syndulla (et de Chopper !). Voir la genèse de la rebellion a quelque chose de réjouissant. Et on se doute, à ce stade, que la série va relier certains points de chronologie les uns avec les autres, et pas seulement montrer la jeunesse d’anciens personnages. Même s’il faut pour cela contredire un roman par-ci, un comics par-là, The Bad Batch permet à l’univers de Star Wars pré-Un Nouvel Espoir de se trouver une belle cohérence.

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3 Comments

  • par broack dincht
    Posté samedi 8 mai 2021 17 h 52 min 0Likes

    le grand balèze est insupportable, mais sinon, ça démarre plutôt bien

  • par broack dincht
    Posté samedi 8 mai 2021 17 h 57 min 0Likes

    petite correction concernant la gamine, elle n’est pas “probablement un clone”, il est clairement dit que ça en est une, la 5eme des clones deviants

  • par Marc
    Posté lundi 10 mai 2021 10 h 26 min 0Likes

    Je vais corriger ça. L’épisode 2 était bien creux, après un démarrage réussi.

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