Ca faisait longtemps qu’un distributeur n’avait pas traduit un titre anglais par un autre. Fuze, le nouveau long métrage de David Mackenzie, devient donc The Criminals en France parce que pourquoi pas ? Ca n’enlève heureusement rien aux qualités du long métrage et de son réalisateur dont on n’a pas oublié qu’il a révélé Jack O’Connell au grand public grâce aux Poings Contre les Murs. On lui doit aussi Comancheria ou Outlaw King mais aussi le plus dispensable L’Intermédiaire, sorti discretos en salles fin 2025 mais qui bénéficiat, lui, d’un titre en français.

Nous sommes à Londres et une bombe de la Seconde Guerre Mondiale a été retrouvée dans un chantier. Le quartier étant évacué, une bande de voleurs en profitent pour se faufiler dans une banque pour y dérober, entre autres, des diamants bruts. En face, un démineur et son équipe s’affairent à ce que ça n’explose pas. L’un comme l’autre vont-ils y arriver ?
Dans une première partie bien nerveuse, David Mackenzie va montrer différents éléments de son intrigue : les flics en uniformes qui coordonnent l’évacuation, le démineur tête brulée et son équipe en train d’analyser les risques et les cambrioleurs qui tentent leur chance dans une chambre forte. Tout cela est raconté en quasi temps réel et ça fonctionne d’autant plus que le réalisateur a soigné son casting : Gugu Mbatha-Raw en fliquette, Theo James et Sam Worthington du coté des méchants et Aaron Taylor-Johnson du coté des gentils. Et si on ne s’attarde que très peu sur leur histoire et leur personnalité, le capital sympathie des acteurs aide à accrocher.

Du cool donc, du fun à regarder… jusqu’à un second acte plus compliqué. The Criminals ne dure qu’une grosse heure et demi et pourtant il enchaine quelques rebondissements uniquement destinés à gonfler une intrigue qui se voulait trop simple. Et au vu de la tonalité très punk de l’épilogue, on se demande si le long métrage ne s’est pas un peu cherché pendant le tournage. Heureusement, le troisième acte redresse la barre et on repart avec nos prétendants au rôle du futur James Bond pour conclure de manière moins rocambolesque qu’il n’y parait.
Il y a des imperfections du coté de l’écriture dans The Criminals. Mais les divertissements honnêtes et efficaces d’une durée raisonnable sont bien trop rares de nos jours au cinéma pour bouder son plaisir. Non ?
The Criminals, de David Mackenzie – Sortie en salles le 6 mai 2026
