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Critique avant-première : Clones, de Jonathan Mostow


Jonathan Mostow n’avait rien tourné depuis le controversé Terminator 3 (moi j’aime bien). Le revoici derrière la caméra pour adapter le roman graphique The Surrogates de Brett Weldele et Robert Venditti avec Bruce Willis dans le rôle-titre. Pour un résultat plutôt bancal…

Le film sort ce mercredi dans les salles. Si vous l’avez vu, venez donner votre avis dans les commentaires.

Clones, de Jonathan Mostow
Avec Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike, James Cromwell, Ving Rhames
Deux agents du FBI enquêtent sur le meurtre mystérieux d’un étudiant, qui semble lié à l’homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s’est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d’eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile.
Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d’apparences qui est réel, à qui peut-on faire confiance ?

Le premier mot, la première impression en sortant de la salle après la projection de Clones, c’est « bancal ».
Pendant presque 1h30, Jonathan Mostow nous livre un spectacle bancal. Pour plusieurs raisons.

D’abord, on sent que le réalisateur a voulu faire un film d’action avec ce qui n’en est pas vraiment un. Clones bouge peu, mais Mostow cherche à mettre en valeur quelques cascades notamment la chute spectaculaire d’un hélicoptère. On a un peu l’impression que le réalisateur aurait aimé se lacher mais ne peut pas à cause d’une histoire trop classique, trop policière et pas assez action.

Ensuite, le film avance avec de gros sabots. Pour nous montrer que les Clones sont les doubles parfaits des humains mais restent des machines, les acteurs ont été noyés sous une tonne de maquillage pour paraitre lisse. Et pour renforcer le coté humain des « vrais humains », ceux-ci sont tous caricaturaux : gros, sales, ridés, vieux, blessés, etc… On a également droit à un lot de gros clichés facile, à croire que le public visé était idiot et qu’il fallait absolument tout expliquer.

Enfin l’univers. Celui de Clones n’est pas vraiment original. Ca ressemble à un mélange entre Terminator, Dollhouse ou encore Wall.E. Mais il aurait pu être intéressant. Dans un tel univers, une grande fresque aurait été passionante. Mais les deux scénaristes, Michael Ferris et John Brancato (pourtant auteurs de The Game mais aussi des deux derniers Terminator), ne savent pas quoi en faire. Du coup, on n’a droit qu’à une banale enquête policière, histoire digne d’une série télé.

Alors tout est à jeter ? Pas vraiment … L’histoire reste intéressante et j’ai été curieux de suivre son développement, malheureusement bancal donc.
Le casting, lui, est très bon et Bruce Willis en pleine forme porte le film sur ses épaules.
En bonus, j’ai eu l’opportunité de voir le film dans une bonne petite salle, avec de formidables basses et j’avoue m’en être pris plein les oreilles.

Bref, Clones est un film moyen – avec un fort potentiel mais absolument pas développé correctement.
J’ai peut-être aussi attendu en vain que le film bouge vraiment mais Clones n’est pas malheureusement pas Die Hard.

Clones – sortie en salles 28 octobre 2009

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5 commentaires pour “Critique avant-première : Clones, de Jonathan Mostow”

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