A seulement 24 ans, il n’a fallu que quelques films à Jack O’Connell pour devenir une star d’abord en Angleterre puis dans le reste du monde et pour être repéré par Angelina Jolie.

Le rôle principal d’Invicible, vu ces derniers mois dans Les Poings contre les Murs et ’71, est un comédien qui se donne à fond dans tout ce qu’il fait. C’est de fait quelqu’un de très impliqué que nous avons rencontré lors de son passage à Paris, qui parle avec aisance et sans langue de bois de sa préparation pour le rôle, de sa rencontre avec Louis Zamperini.
Il a également évoqué pour CloneWeb sa (non) participation au Don Quichote de Terry Gilliam.

Invicible (voir notre critique) sort le 7 janvier 2015.

Comment êtes-vous arrivé sur le projet ?
C’était très conventionnel. Angelina Jolie et Francine Maisler, directrice de casting bien connue à Los Angeles, cherchaient quelqu’un. J’ai littéralement supplié mon agent de me prévenir quand le casting commencerait. Il fallait fournir une vidéo de démo, et je n’aime pas trop ça. C’est compliqué à faire, surtout quand on a des journées très occupées. Je l’ai quand même fait, en faisant appel à mon ancien professeur de comédie. Il m’a engueulé, m’a fait travailler dur jusqu’à ce qu’on ait quelque chose de satisfaisant.
Et Angelina a répondu à ma vidéo.

Vous avez rencontré Louis Zamperini. Vous a-t-il donné des conseils ?
Il m’a dit d’être robuste, de tenir le coup [“be hardy”]. Au début, je n’ai pas compris ce qu’il voulait dire mais j’ai cru comprendre qu’il voulait que je sois fort, résistant. Ses mots m’ont porté pendant tout le tournage même si je n’en ai jamais eu le sens véritable. On a beaucoup parlé, je voulais le comprendre de l’intérieur et profiter de ses ressources.
Il m’a souhaité bonne chance et j’ai quitté les Etats Unis en ayant l’impression de recevoir sa validation. Il pensait que j’allais faire du bon travail même s’il avait dit à Angelina Jolie, après avoir vu une vidéo-test de moi, que je jurais beaucoup trop !

Aviez-vous connaissance de la vie de Louis Zamperini avant le film ?
Non, je ne le connaissais pas. J’ai trouvé ça énervant et décevant, que quelqu’un de si extraordinaire ne soit pas très connu. Les gens préfèrent connaitre des personnalités comme les Kardashian. Puis Angelina m’a introduit à lui, à son héritage, j’ai rencontré des gens qui m’ont parlé de lui.

Votre personnage est très fort dans le film. Qu’est ce qui a été le plus difficile pour vous ?
Le plus dur ? Difficile question, je réfléchis encore à la réponse. Si je regarde le film le plus largement possible, Invicible a été mon projet le plus difficile. Chaque jour était plus dur que le précédent. Des choses imprévues se sont passées. Par exemple, pendant la pause du tournage à Noël je me suis coupé au visage et j’ai saigné plus que j’ai saigné dans toute ma vie. J’ai ensuite attendre que ça guérisse avant de reprendre l’entrainement. Ce fut difficile.
Il y a eu aussi ce moment où il a fallu faire croire qu’on était en hiver, et qu’on avait froid, alors qu’on tournait sous le soleil australien à une toute autre saison.

Comment vous êtes vous préparé pour le rôle ? En particulier pour les scènes où vous mourrez de faim sur le bateau.
Deux mois avant le tournage, j’ai eu à baisser mon poids, à me préparer mentalement à ce que je devais jouer après. Ce fut deux longs mois, d’autant que j’étais impatient de commencer. J’étais encadré par une équipe de professionnels pour le régime, pour ne pas faire n’importe quoi.

Comment s’est passée la collaboration avec Domhnall Gleeson ? Vous avez le même genre de carrière…
Je l’aime, vraiment. Il est venu me voir très tôt, bien avant le tournage. Il m’a dit qu’il savait à quel point c’était compliqué d’être le premier rôle et que je n’hésite pas si j’avais besoin de quoi que ce soit, il était là. Il m’a beaucoup soutenu. On a eu un rencard, un diner, on a partagé ce qu’on avait le droit de manger avec le tournage. C’était important qu’on s’entende bien vu qu’on allait se retrouver presque seuls.
J’aime beaucoup son travail, c’est un acteur intelligent.

Vous avez signé pour le Don Quichotte de Terry Gilliam ?
C’est une rumeur. Aucun deal n’a été signé. J’ai été intéressé mais les choses ont changé depuis.

Merci aux différents intervenants de la table ronde, à Universal France et à Florence Debardat en particulier.

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