3e jour en Espagne pour David avec un peu de repos mérité (les Espagnols vivent tardivement mais les journées commencent très, voir trop tôt pour les projections presse). Seulement deux films donc, mais pas n’importe lesquels une nouvelle fois : Black Death dont on vous a déjà parlé au NIFFF et qui sort en DVD Anglais le 18 octobre prochain (cf Amazon) et la dernière réalisation du maitre Takeshi Kitano : Outrage.
Pour que vous puissiez bien voir de quoi on parle, chaque film évoqué est accompagné des détails le concernant et d’une bande annonce (ou au moins d’un extrait à défaut de mieux).

Mardi 12 octobre 2010, 3ème jour de festival

Après la journée bien chargée de lundi, je décide de prolonger mon sommeil de quelques heures. Suite à mon changement d’hôtel qui s’est un peu prolongé, j’arrive trop tard pour la projection de The Sock Labyrinth à 12h30, et doit donc patienter jusqu’à ma prochaine séance. Je décide de me poser au salon de l’hôtel Melia afin d’avoir accès à internet et surtout de rédiger mon compte-rendu de la veille. Entouré par énormément de personnes (journalistes, invités, fans en quête d’autographes) qui courent dans tous les sens, j’ai énormément de peine à me concentrer. C’est avec une grande curiosité que j’observe donc Joe Dante enchainé un nombre incroyable d’interviews, James Wan et Brad Anderson (réalisateur de The Machinist) se faire photographier devant une vingtaine de journaliste et James Gunn discuter avec des fans. Je réalise que je suis vraiment bien entouré !



James Gunn en conférence de presse


David et Joe Dante, réalisateur de Gremlins


Brad Anderson, réalisateur de The Machinist et Vanishing on 7th Street

Ma première séance de la journée commence tardivement (à 14h30). Je rejoins donc la salle Auditori où est projeté Black Death, le 4ème film de Christopher Smith.
Black Death est présenté par Smith, toujours aussi énergique, qui après avoir enchaîné des anecdotes assez drôles, invite le public à le rejoindre au bar du Melia à la fin de la projection.
L’histoire en une phrase : Angleterre 1348, un jeune moine se porte volontaire pour guider des chevaliers jusqu’à un village épargné par la peste noire, mais ce n’est qu’un prétexte pour s’enfuir avec sa bien aimée.
Le nouveau film du réalisateur de Creep, déjà présenté en juillet au NIFFF, est une réussite à tout point de vue. Mon second visionnage ne fait donc que confirmer mes premières impressions.
Au niveau de la réalisation, Smith privilégie la caméra portée qui confère à son film un style réaliste et nerveux. A l’aide de très beaux décors naturelles et d’une photographie très travaillée, il arrive parfaitement à reconstruire une ambiance oppressante où règne constamment un sentiment de peur.
Le cast est très impressionnant, particulièrement Eddie Redmayne, le jeune moine, qui avec son jeu nuancé arrive à rendre totalement crédible l’évolution de son personnage.
Le film est d’une richesse thématique impressionnante (la religion, la foi, l’amour, la manipulation) et Smith a intelligence ne jamais prendre le partie d’un des deux « clans » (religieux / athées), la dernière scène de Sean Bean et le final sont tout simplement magnifiques.
Ce film a déjà été critiqué sur CloneWeb durant le festival du NIFFF (ici et ), je ne vais donc pas m’attarder d’avantage sur ses qualités.

J’enchaîne ensuite directement avec Outrage, le nouveau film de Takeshi Kitano, projeté dans la salle Auditori pleine à craquer, où avec mon collègue on a d’ailleurs beaucoup de mal à trouver de bonnes places. Je suis surpris et heureux de constater que c’est la pellicule utilisée à Cannes qui est projetée, le film comporte donc des sous-titres français.
L’histoire en une phrase : suite à un léger incident, deux clans de yakuzas (scellés par un pacte d’alliance) vont s’entretuer jusqu’à leurs plus hautes sphères.
Kitano retourne donc au film de mafia. Durant près deux heures, il va livrer au spectateur une étude du fonctionnement et des codes de la mafia japonaise en opposant deux clans alliés répondant au même chef.
La mise en scène est efficace et ses scènes de meurtres et de tortures, très inventives, sont particulièrement réussies : chez le dentiste, pendaison dans une voiture etc.
Les principaux défauts du film sont un scénario trop classique et des personnages pas assez développés. Pendant plus d’une heure on va « simplement » passer d’une vengeance à une autre, et cette lutte de pouvoir, au centre du film, n’arrive finalement pas à captiver totalement le spectateur.
La dernière œuvre de Kitano à défaut d’être une réussite reste un film classique de mafia qui plaira surtout à tous les admirateurs du genre.

Après la séance, je retourne au salon de l’hôtel Melia afin de terminer mon compte-rendu. J’y croise Paco Plaza, réalisateur de Rec. Après quelques secondes d’hésitation, je prends mon courage à deux mains et lui demande une interview. Le réalisateur espagnol me répond qu’il n’est pas disponible pour le moment mais qu’il est d’accord d’en faire une dans le courant de la semaine et m’invite à l’aborder à nouveau dès que je le croise
.
N’ayant toujours pas réussi à obtenir de billet pour les séances de nuit (l’horaire de mes séances n’est jamais compatible avec celui de distribution des billets), je pars ensuite manger au centre ville et rentre ensuite directement à mon hôtel.

– Votre correspondant de Sitges, David Cagliesi, pour CloneWeb

 

 

Black Death – Pas de date de sortie cinéma en France – Sortie en DVD UK le 18 octobre 2010
Réalisé par Christopher Smith
Avec Sean Bean, Eddie Redmayne, Kimberley Nixon
Un moine et un prêtre mercenaire sont à la recherche d’un nécrologiste dans un village où les morts renaissent de leurs cendres.

 

Outrage – Sortie le 24 novembre 2010
Réalisé par Takeshi Kitano
Avec Takeshi Kitano, Jun Kunimura, Ryo Kase
Dans une lutte impitoyable pour le pouvoir, plusieurs clans yakuza se disputent la bienveillance du Parrain. Les caïds montent dans l’organisation à coups de complots et de fausses allégeances. Otomo, yakuza de longue date, a vu évoluer ses pairs : des tatouages élaborés et des phalanges sectionnées, ils sont passés à la haute finance. Leur combat pour arriver au sommet, ou du moins pour survivre, est sans fin dans un monde corrompu où règnent trahison et vengeance. Un monde où les héros n’existent pas…

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