On prend un peu de retard à vous livrer les chroniques du NIFFF mais c’est pour la bonne cause. Nos deux reporters sur place ont réalisé quelques interviews qui ont demandé du temps. On peut d’ores et déjà vous annoncer qu’on a dans les cartons une interview des réalisateurs de Djinns (qui sera l’une de nos multiples rencontres autour du film) mais aussi de la très jolie Ludivine Sagnier.
Au programme des critiques de ce 4e jour, on revient donc sur Djinns mais on vous parle aussi de Crime d’Amour d’Alain Corneau et du très inattendu et très réussi Black Death de Christopher Smith.

Transfer de Damir Lukacevic (2010)
Fiche IMDB
Jean Victor : Film allemand à la réputation prometteuse, Transfer raconte comment un couple de personnes âgées va faire une expérience surprenante en changeant de corps grâce à une société spécialisé dans le transfert.
De la science fiction intimiste et réussie, dont le rythme posé permet de laisser la place à l’émotion sans jamais tomber dans les sentiments faciles et en posant des questions intéressantes.
Surprenant, inventif et simplement beau.

Arkaron: Un film très plaisant qui réussit habilement à articuler un scénario déjà exploré sans tomber dans la facilité ni la répétition. Le plus gros point fort du film réside dans ses acteurs, justes et tout en simplicité, qui parviennent à insuffler une véritable sincérité aux personnages. La mise en scène, souvent proche des protagonistes, reste classique et précise, s’offrant parfois des aérations puissantes pour appuyer les moments clés de l’intrigue. On peut regretter un traitement trop simpliste de certaines thématiques, mais Transfer reste de la bonne anticipation qui devrait satisfaire la plupart des amateurs du genre.

 

The Eclipse de Conor McPherson (2009)
Fiche Allociné
Jean Victor :Une histoire d’amour entre un chauffeur et une écrivain qui va prendre une toute autre tournure suite à des apparitions fantomatiques. Sur le papier, un projet alléchant mais qui malheureusement se révèle assez lambda puisque les éléments fantastiques ne s’intègrent absolument pas dans une romance ayant quelques moments de grâce mais trop lambda pour se démarquer.

Arkaron: Film trop hétérogène qui ne parvient jamais à créer une symbiose entre ses deux univers : l’horreur semble toujours tomber comme un cheveu sur la soupe et casser le rythme d’une romance plutôt bien gérée qui peine pourtant à conserver l’attention. On se demande surtout où le scénariste-réalisateur veut en venir, d’autant que les scènes supposées être anxiogènes sont particulièrement banales et ennuyantes.

 

Dead End Run de Sogo Ishii (2003)
Fiche IMDB
Jean Victor :3 courts métrages constituent ce délire boosté aux amphétamines et au générique halluciné et hallucinant accompagné par une bande son ultra funky et que ne renierai pas un Tarantino. Le premier est une comédie musicale allumée dans laquelle une demoiselle fraichement tuée par accident se relève pour célébrer son amour avec son assassin. Le deuxième est prétexte à une fusillade tandis que le troisième voit une jeune femme en méditation sur un toit subir de plein fouet la poursuite entre un fugitif et la police. Ca ne mène à rien bien que ce soit bien fait… Du pur exercice de style donc.

 

Black Death de Christopher Smith (2010)
Fiche AllocinéBande annonce
Jean Victor :Attention, parce que là c’est la grande surprise, le film dont on attendait rien et dont on sort euphorique tout en se disant qu’on vient de voir un du lourd. Dernier film en date de Christopher Smith (Creep, Severance), Black Death suit la mission de chevaliers de l’Église au XIVème siècle devant enquêter sur le seul village d’Angleterre non touché par la peste noire. On en reparlera plus longuement ultérieurement parce que le film le mérite et qu’une critique rapide comme celle ci ne rendrait pas hommage à un tel film dont il est difficile de parler et de révéler une partie du contenu sans griller quelque peu la surprise. On en reparle très vite, soyez en sûrs.

Arkaron: Un des cinq meilleurs films que j’ai vu cette année.

 

Djinns de Hugues & Sandra Martin (Sortie le 11 aout 2010)
Bande annonceCritique
Jean Victor :Premier film de genre français à obtenir l’avance sur recette du CNC pour son financement (ce qui ne vous dit peut être rien mais constitue en soit un véritable miracle), Djinns marque par son ambition et son ouverture plus grand public par rapport aux récents films jouant dans la même catégorie, même si ici il est bel et bien question de fantastique et non d’horreur. Personnellement, je dois avouer que j’ai eu un peu de mal avec le scénario par moment longuet et poussif sur certains personnages mais le constat est tout de même fort prometteur, le film étant techniquement irréprochable, avec une photo de qualité (et en HD s’il vous plait) et des effets spéciaux impeccables, d’autant plus que les Djinns en question sont très beaux. C’est donc à soutenir impérativement en salle le 11 aout, surtout quand on sait qu’un tel projet a pris plus de 5 ans à se faire!

Arkaron: un plaisir de voir un bon film fantastique français, d’autant que le travail fourni et le résultat sont bluffants quand on sait que le budget n’a pas dépassé les deux millions d’euros. Pas parfait bien sûr, mais très prometteur.

 

Crime d’Amour de Alain Corneau (Sortie le 18 aout 2010)
Fiche Allociné et bande annonce
Jean Victor :Conditions de visionnages spéciales pour ce film dont le DVD circulait entre journalistes histoire de le voir tranquillement dans un coin afin d’interviewer la jolie Ludivine Sagnier venue au dernier moment. Ceci dit, c’est peut être mieux pour le film de ne pas avoir diffusé à un public au NIFFF tant celui ci se serait fait suer, à raison. Pour faire simple, c’est si mauvais que ca fait office de téléfilm, entre une image HD absolument affreuse, une mise en scène théâtrale molle, un script grotesque, des interprètes jouant comme des patates tant leurs personnages sont écrits à la truelle ou encore une musique qui s’est retrouvée sur la mauvaise time line au montage. A fuir au plus vite.

 

Happiness is a Warm Gun, Thomas Imbach (2001)
Fiche IMDB
Arkaron: Narration non-chronologique, montage brutal, multiplicité des styles de réalisation et confusion dans les évènements font de ce film suisse une œuvre particulièrement absconse et difficile à ingérer. Difficile d’émettre un avis positif ou négatif tant on est confronté à quelque chose qui échappe à la plupart des règles cinématographiques.

 

Reykjavic Whale Watching Massacre, de Júliús Kemp (2009)
Fiche IMDB
Jean Victor et Arkaron: une comédie gore moyennement gore et moyennement comique, mais surtout très idiote, qui se complait sans vergogne dans des stéréotypes ineptes. Anecdotique.

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