En 1996, le réalisateur de Speed Jan de Bont sortait Twister sur les écrans du monde entier. Porté par Helen Hunt et Bill Paxton, écrit par Michael Crichton (Jurassic Park), le film était un divertissement solide, film catastrophe qui a ouvert la porte à d’autres titres du genre comme Le Pic de Dante ou encore Pluie d’Enfer. Le concept était toujours le même : mettre deux ou trois stars de l’époque devant des catastrophes naturelles, pour des résultats plus ou moins de qualité. Twister avait pour lui l’originalité de son phénomène – les tornades. La formule avait tout pour être relancée.

Kate est une jeune passionnée de tornades. Avec sa jeune équipe, elle est persuadé qu’elle peut arrêter le phénomène en lui envoyant des bidons de différents composants chimiques. Mais un drame survient et elle abandonne son projet pour aller vivre à New York. Des années plus tard, elle est rappelée par un ancien membre de son équipe qui a besoin d’elle et de son instinct pour installer un nouveau type de radar autour de tornades. De retour en Oklahoma, elle va croiser la route de Tyler, un cowboy/beau gosse/Youtubeur qui fait son beurre en streamant ses chasses à la tornade.

Scénarisé par Mark L. Smith, d’après une idée de Joseph Kosinski, Twisters au pluriel est à mi-chemin entre la suite et le reboot. Une référence au début du film nous fait comprendre que l’histoire se passe après l’original mais le réalisateur Lee Isaac Chung n’insiste sur rien, préférant raconter sa propre histoire avec ses personnages. Il n’oublie pas pour autant le travail de Jan de Bont puisque toute la première moitié est calquée sur l’original, jusque dans la mise en scène.

On suit donc deux groupes de chasseurs de tornades que tout oppose : d’un coté des scientifiques sérieux et de l’autre des Youtubeurs amateurs de rodéo. Mais à la moitié du récit, Lee Isaac Chung va changer l’équilibre des forces en présence, une idée réussie qui permet un temps de rabattre les cartes et de s’éloigner de l’original. Si le film est porté par l’éblouissante Daisy Edgar-Jones, il permet aussi à Glen Powell de ramener sa belle gueule dans un rôle taillé sur mesure pour le comédien. Les seconds rôles ne sont pas en reste, citons en passant David Corenswet (le Superman de James Gunn) en assistant râleur.

On pouvait s’attendre à ce que les scénaristes mettent une dose d’écologie dans leur récit. Il n’en est rien, ou presque pas. Ils profitent par contre de l’évolution des effets spéciaux. Il est désormais possible de montrer des villes rasées par les tornades et de faire des chasseurs des sauveteurs qui viennent prêter mains fortes aux civils, un aspect largement mis de coté dans l’original pour des raisons de moyens financiers.

Se reposant sur ses acteurs et leurs personnages, Lee Isaac Chung enchaine donc les scènes où des pickups traversent des champs de blés pour mieux s’approcher de tornades. Les scènes sont efficaces même si on se doute où va aller le récit quasiment dès les premières minutes. Il faudra attendre la très probable suite (Steven Spielberg, producteur, a fait retirer une scène dans le dernier acte justement pour permettre un second volet) pour aller vers de l’originalité.

Twisters marche dans les pas de son ainé. Porté par une bande-son country très efficace, le film s’avère être aussi divertissant et spectaculaire. On est désormais prêts non seulement à une suite mais à ce qu’Hollywood nous fasse vivre d’autres catastrophes nouvelle génération.

Twisters, de Lee Isaac Chung – Sortie en salles le 17 juillet 2024

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