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Critique : Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux

Voici la première “origin story” du Marvel Cinematic Universe depuis les bouleversements d’Avengers Endgame. Maintenant que Tony Stark et Steve Rogers ne sont plus là, qui aura le charisme et la puissance nécessaire pour les remplacer au sein des Avengers ? Vers quoi évolue l’univers cinématographique produit par Kevin Feige ? Dans un premier temps, vers une bonne surprise…

Shang-Chi est le vrai nom d’un jeune Chinois qui a fuit sa famille pour se cacher aux USA. Après s’être fait agresser dans un bus, il décide de retourner affronter son passé et en particulier son père, à la tête d’une organisation criminelle internationale et possesseur de dix anneaux magiques lui conférant des pouvoirs extraordinaires.

Plusieurs éléments fonctionnent très bien dans Shang-Chi. D’abord, les personnages. Certes, c’est le point fort des films Marvel, même dans les moins réussis les héros sont toujours de belle tenue (Captain Marvel, on pense à toi). Le nouveau héros n’échappe pas à la règle, il échappe cependant au schéma du mec cool qui fait des blagues et qui se la pète. Le personnage est plus sage, ce qui sied bien à l’interprétation de Simu Liu, qui joue modestement. Evidemment, Tony Leung est épatant en méchant père de famille. La surprise vient d’avantage d’Awkwafina, mi “copine du héros” mi ressort comique, qui s’offre un vrai parcours écrit.

Ensuite, Destin Daniel Creton (aidé par le légendaire Bill “Matrix” Pope à la photo) livre une réalisation soignée. Les plans sont jolis, plutôt longs, pas toujours numériques et certaines scènes de combat ont été faites avec des cables, à l’ancienne (ou alors l’illusion est parfaite). Ce fan de Jackie Chan s’éclate dans quelques chouettes scènes de baston/arts martiaux, dont une très belle scène en flashback façon Secret des Poignards Volants. Ca peut être le b a-ba mais là aussi Marvel nous parfois montré quelques séquences franchement ratées. Ainsi, la scène du bus vous fera oublier le passage gênant du métro dans Captain Marvel (encore, oui).

Enfin, Le réalisateur arrive aussi à livrer une histoire qui progresse correctement, mélangeant à la fois des éléments réalistes et des choses de plus en plus fantastiques. Le film se termine dans de la fantasy pure, avec techniques incompréhensibles et créatures à gogo alors qu’il partait d’une simple histoire de famille sans que ça ne semble ni forcé ni gênant. On ne capte pas vraiment ce que font les dix anneaux ni comment (et ils étaient à l’origine des bagues, remplacés par des bracelets pouvant faire plein de trucs) mais peu importe.

Finalement, ce qui réussit le mieux au projet, c’est son éloignement du MCU. C’est aussi son défaut. Outre la première scène post-générique (il y en a deux, restez jusqu’au bout du bout) et un peu de fan service, le film s’en émancipe autant que possible. Dommage qu’il force la connexion avec Iron Man 3 et le personnage du faux Mandarin. Ben Kingsley est de retour pour faire le pont mais le personnage n’est ni intéressant ni drôle (ce qu’il aimerait être) mais heureusement il est mis de coté assez vite.

Après quelques pas de cotés (Spider-Man Homecoming, Captain Marvel), Marvel Studios renoue avec l’origin story de qualité, trouvant le bon équilibre entre tous les éléments que le film veut apporter. On suivra naturellement les inévitables prochaines aventures de Shang Chi sur grand écran. Mais avant cela, les Eternels devront faire, eux aussi, leur preuve.

Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux, de Destin Daniel Creton – En salles le 1e septembre 2021

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