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Critique : Promising Young Woman

Présenté en janvier 2020 (soit dans un autre monde) au Festival de Sundance puis sorti en salles en décembre dernier aux USA, Promising Young Woman arrive en France en cette reprise. Le film sera dans vos cinémas le 26 mai.

LA CRITIQUE

Actrice anglo-saxonne vue dans The Crown (elle incarne Camilla Parker-Bowles), scénariste sur la saison 2 de la série Killing Eve, Emerald Fennell débarque avec un premier long-métrage explosif : Promising Young Woman. A 35 ans, la réalisatrice et autrice a déjà trois BAFTA à son actif et un Oscar du meilleur scénario original. On murmure son nom chez DC Comics pour un film autour du personnage de Zatanna.

Tout cela est largement mérité.

La jeune femme prometteuse du titre est incarnée par Carey Mulligan. Employée d’un coffee shop le jour, elle s’attaque la nuit aux mecs toxiques et agressifs qui se cherchent des proies faciles dans les bars et autres boites de nuits, ceux qui pensent que le consentement est une option et que tout leur est acquis. Cette double vie est liée à un drame du passé, passé qui va ressurgir quand elle va croiser un ancien de sa vie estudiantine.

Ne tarissons pas d’éloges pour le beau travail de la réalisatrice et scénariste. Promising Young Woman est joliment filmé, avec ses couleurs pop, ses cadres impeccables et sa bande-son incroyable (cet instrumental de “Toxic” de Britney Spears, ohlala…). Carey Mulligan y est absolument fantastique, dans un rôle caméléon où elle joue de différentes manières selon les plans et les personnages qu’elle crée pour s’attaquer aux mâles.

Avec une première scène façon”cadres Linkedin machos et violeurs”, le film s’ouvre dans une ambiance “tous les hommes sont des ordures” amenée de manière intelligente dans laquelle Emerald Fennell dézingue les comportement toxiques masculins. Mais la réalisatrice est trop maligne pour se contenter de faire grincer des dents la gente masculine, montrant une galerie de personnages très différents, de l’homme en quête de rédemption pour ses erreurs du passé à la femme au comportement impardonnable.

Avec ses dialogues ciselés, un certain humour et du mordant, Fennell offre à Mulligan un rôle complexe, loin du “Joker au féminin” qui vend la promo, un rôle très post-MeToo qui fait du bien, notamment quand il dépasse sort du cadre pour jouer avec les genres. Ce qui ressemblait à un film presque super-héroïque va devenir une rom-com (notamment dans une très chouette scène montée sur une chanson de Paris Hilton, si si) puis un rape & revenge âpre et noir. Pour se terminer d’une manière aussi inattendue que logique, finalement.

Si on n’avait aucun doute sur le talent de Carey Mulligan (regardez aussi The Dig, où elle incarne un personnage sans aucun rapport), on est surpris par les qualités de Promising Young Woman. Notez le film comme un des indispensables de la réouverture des salles et surveillez donc les prochains projets d’Emerald Fennell !

Promising Young Woman, d’Emerald Fennell – Sortie le 26 mai 2021

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