Critique : iBoy

Quand elle n’incarne pas sans doute le meilleur personnage de la saga Game of Thrones, Arya Stark, Maisie Williams tourne dans de petites productions anglo-saxonnes.

Nous l’avions vue en festival dans The Falling, un drame aussi foutraque que sa performance était brillante. Elle est désormais également au casting de iBoy, disponible sur Netflix.

 

LA CRITIQUE

On a tous les yeux rivés sur Netflix pour les séries que le portail produit. De l’exceptionnel The Crown à Daredevil, le média se débrouille suffisamment bien. On parle moins de ce qu’ils font en matière de long métrage. Pourtant, que ça soit l’excellent Beasts of No Nation avec Idris Elba ou plus récemment le badass Spectral ou le mignon Fundamentals of Caring, Netflix fait là aussi un boulot des plus honorables, visant souvent la prod de taille moyenne qui aurait bien du mal à trouver sa place dans des salles de cinéma surchargées.

L’un des derniers longs métrages en date (avec aussi Imperial Dreams, avec John Boyega) s’appelle iBoy. Avec Bill Milner dans le rôle principal, qui incarnait Magneto enfant dans les derniers X-Men, le film raconte comment un jeune garçon d’un quartier pauvre de Londres obtient des super pouvoirs parce que des éclats de son téléphone portable lui sont rentrés dans le crâne. Oui, ça peut paraitre stupide dit comme ça, mais est-ce moins ridicule que les rayons gamma qui vous transforment en gros mec tout vert ou l’araignée radioctive ? Pas si sûr. Il suffit d’accepter que c’est aussi possible que de fabriquer une armure volante pour combattre le crime et ça passe… iBoy, donc, peut se connecter à tous les appareils électriques et agir dessus : pirater un téléphone pour écouter les conversations et visualiser le contenu, faire démarrer une voiture ou éclater des lampes.

Cette histoire de super-héros, parce que ça en est vraiment une, ne serait rien sans un peu de traumatisme. Notre héros a vécu son crush du moment se faire violer, il a fui et c’est alors qu’il appelait les secours en s’échappant que son téléphone lui a explosé dans la tête après avoir reçu une balle de son assaillant. Avec ses pouvoirs acquis qu’il lui faudra un temps pour maitriser, il va donc chercher les coupables et se venger en utilisant habilement ses capacités.

Sorte de croisement entre le jeu vidéo Watch Dogs pour le hacking et l’excellente série anglaise Misfits qui mettait en scène de jeunes Anglais aux pouvoirs de super héros, iBoy est malin et rythmé. Bien que ça soit une pure histoire de vengeance, le réalisateur Adam Randall n’oublie pas d’iconiser son personnage juste assez pour qu’on ait envie de le revoir. C’est d’ailleurs le défaut majeur du film : ça en est un alors qu’il y avait un potentiel assez énorme pour un héros récurrent de série télé qui mettrait de l’ordre dans son quartier à la manière d’un Matt Murdock.

N’oubliez pas qu’en regardant iBoy vous serez devant un film produit par Netflix et visant donc le petit écran. De fait, pas de grand final au milieu de Picadilly Circus avec un rayon lumineux traversant le ciel et des effets se voulant spectaculaire. iBoy se déroule dans une petite banlieue, est tourné dans très peu de décors et s’assume comme tel : une petite production qui en veut. Par ailleurs, Maisie Williams y est comme à son habitude excellente. Suffisamment de bonnes raisons que vous passiez 90 minutes agréables devant la télévision.

iBoy, d’Adam Randall – Disponible sur Netflix



2 commentaires pour “Critique : iBoy”

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