Ce vendredi 17 avril, Netflix dévoile deux longs métrages : Sergio, l’histoire vraie d’un diplomate brésilien envoyé en Irak avec entre autres Ana de Armas (nous vous en parlions ici.). Et la Terre et le Sang, le nouveau film de Julien Leclercq.

 

LA CRITIQUE

Julien Leclercq roule sa bosse dans le milieu du cinéma de genre français depuis une petite quinzaine. Celui qui a commencé sa carrière par Chrysalis s’est surtout fait remarquer en 2007 pour la reconstitution de la prise d’otage d’un avion Air France en 1994 et l’intervention du GIGN à bord. En 2018, il sort Lukas avec Jean-Claude Van Damme dans l’un de ses rares rôles à contremploi, film tourné dans la patrie d’origine du comédien. Avec la Terre et le Sang, Leclercq continue à faire ce qu’il sait avec un thriller d’action nerveux.

Le film commence par le braquage d’un commissariat puis enchaine avec la petite vie d’un patron d’une scierie. Alors qu’il s’apprête à vendre sa fabrique, il se retrouve face à un groupe de malfrats venus récupérer la drogue qui y est planqué à son insu. Mais ce père d’une jeune fille sourde connaissant son usine comme la forêt qui l’entoure, les choses ne vont pas se passer comme prévu.

Si vous veniez pour de l’action et des haches qui volent, prenez votre mal en patience : La Terre et le Sang prend très longuement le temps de présenter ses personnages, dont celui incarné par Sami Bouajila avec lequel Leclercq avait déjà tourné et qui n’en est pas à son coup d’essai en matière d’actionner, puisqu’il était déjà dans Nid de Guêpes il y a une vingtaine d’année. L’acteur est à fond dans le rôle et on apprécie de retrouver également Sofia Lesaffre découverte dans Seuls.

La Terre et le Sang rappelle Lukas dans la volonté de l’auteur réalisateur de proposer autre chose qu’un film d’action pur et dur. Déjà dans le long métrage avec Van Damme, Leclercq tournait autour du pot pour proposer une histoire focalisée sur ses personnages. Ca ne fonctionne dans l’un comme dans l’autre qu’à moitié, puisque le réalisateur est meilleur quand il s’agit de raconter un braquage ou une fusillade que de filmer des scènes de dialogues. La production Netflix est donc très longue, trop longue à démarrer mais avance ensuite de manière satisfaisante vers de chouettes scènes d’action dans l’univers de la découpe du bois. Le contexte change la donne, et permet au film de s’éloigner d’un Rambo Last Blood avec lequel il partage des points communs.

C’est quelque part dommage de ne pas voir Leclercq embrasser complètement le genre, lui qui aurait pu faire un Die Hard dans une forêt, surtout pour les amateurs de fusillades comme l’auteur de ces lignes. La Terre et le Sang n’est pas pour autant une mauvaise expérience, c’est une production solide qui a tout à fait sa place sur Netflix et qui vous fera respirer le bon air des Ardennes en plein confinement et à travers l’écran de votre téléviseur.

La Terre et le Sang, de Julien Leclercq – Disponible sur Netflix

1 commentaire

Ajoutez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués * sont obligatoires.