Quand on parle de films évoquant l’école et l’éducation, on pense directement en France à Entre les Murs et sa Palme d’Or et coté américain à des films comme Esprits Rebelles (avec Michelle Pfeiffer et Coolio dans la bande originale, en 1995), au Cercle des Poètes Disparus ou à A La Rencontre de Forrester (avec Sean Connery, 2001).

Il faudra désormais ajouter Detachment à la liste, réalisé par Tony Kaye (American History X) et avec Adrian Brody dans le rôle principal.

Mais quelle est la place de ce nouveau venu ? Critique et réponse…

 

 

Detachment – Sortie le 25 janvier 2012
Réalisé par Tony Kaye
Avec Adrien Brody, Marcia Gay Harden, James Caan
Henry Barthes est un professeur remplaçant. Il est assigné pendant trois semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Lui qui s’efforce de toujours prendre ses distances va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement…

 

On n’avait pas entendu parler de Tony Kaye depuis American History X sorti … en 1999. Près de 13 ans après, il revient donc derrière la caméra pour un nouveau long métrage évoquant le monde de l’éducation et Prix de la Critique Internationale au Festival de Deauville en septembre dernier.

Detachment s’intéresse à l’école donc. Mais plutôt que de se focaliser sur une classe difficile et un prof qui lutte pour la tenir, plutot que d’évoquer frontalement les élèves en difficulté dans un système qui est souvent mal dimensionné pour eux, il s’intéressant aux profs, élargissant le champs de vision à leur vie personnelle et à ce qui se passe chez eux, une fois le portail de l’école refermé.

On va donc suivre un prof remplaçant (Adrian Brody, plus à l’aise là dedans que dans Predators) dans un lycée américain sans doute quelconque. Il a la particularité d’être détaché du comportement de ses élèves, sans doute aidé par sa fonction de remplaçant justement et de n’exprimer quelque chose que vis à vis du monde extérieur. Il va rencontrer au détour d’une rue une très jeune fille qui se prostitue pour survivre et va finalement lui venir en aide, après une certaine réflexion. La jeune fille en question pourrait être l’une de ses élèves, ce qui ne va pas l’aider à être détaché comme il en a l’habitude.
En plus, on verra les coulisses de la vie d’autres professeurs, comme celui dont la femme l’ignore alors qu’il aimerait juste pouvoir parler un peu en rentrant le soir.

Tony Kaye brosse le portrait d’une époque bien sombre, sans doute trop. Si l’ensemble est globalement intéressant, dur parfois on ne peut que regretter deux points.
Le premier, c’est que la réalisation passe son temps à se chercher. Le film est d’abord filmé comme un documentaire mais évolue vers d’autres choses, comme des plans plus classiques, des incrustations d’animations… L’ensemble est beaucoup trop hétérogène pour être agréable.
Le second, c’est que si on en croit le film, il n’y a guère d’espoir et il ne nous reste qu’à nous pendre le soir en rentrant. A part peut-être le plan final qui offre un sourire (mais juste un sourire, pas vraiment un happy end), tout est beaucoup trop noir. Et la vie, la vraie, ce n’est pas ça.

On sort de Detachment sans doute trop triste. Et pour une fois, on a envie de préférer la vie au cinéma.

8 commentaires

  • dan lundi 23 janvier 2012 13 h 00 min

    J’ai envie de dire,oui mais non.La vie est aussi triste(pas besoin de faire une liste hein),donc si je comprend bien,vous faites la tête pas ce qu’il y a pas de happy end(pas de petite licorne,pas de conte de fée,ect).Désoler de vous le dire mais la vie c’est aussi ça.Heureusement qu’il y a encore des films qui ne finissent pas en happy end(autant que regarder les disney quoi),d’ailleurs je comprend pas,autant il y a des critique qui hurle par ce qu’il voit la fin a des kilomètres(happy end et compagnie)autant d’autre quand il sont surpris,il détestent ça…so logique.

  • rrmen lundi 23 janvier 2012 21 h 39 min

    J’ai toujours voulu regarder un film sans happy end aussi C’est trés pessimiste mais c’est aussi trés différent. Et la vie ne se termine pas toujours sur des Happy end c’est malheuresement vrai :(

  • Marc lundi 23 janvier 2012 22 h 39 min

    RRMen : je n’évoquais pas seulement la fin mais surtout la noirceur du film dans son ensemble, où il n’y a vraiment aucun sourire

  • Trumper mardi 24 janvier 2012 9 h 33 min

    Je pense que justement ce qui était interessant dans le film était le fait que pour une fois, on ne diluait pas la noirceur pour les bien pensants. Le film n’est pas dans une optique d’idéalisation. On ne nous sert par l’habituel “Tout va s’arranger”. Malgré la noirceur générale du film, j’ai saisi le message comme un “si vous ne voulez pas finir au fond du trou, c’est à vous de choisir, re saisissez vous”. Après, ce n’est que mon interpretation.

  • Misutsu mercredi 25 janvier 2012 11 h 04 min

    “tout est beaucoup trop noir. Et la vie, la vraie, ce n’est pas ça.”

    Un peu trop personnel comme avis. Faudrait essayer de prendre un peu de distance quand tu écris une critique, on est pas entre potes ici ;)

  • Marc mercredi 25 janvier 2012 11 h 20 min

    On en reparle quand tu auras vu le film.

  • b4ss lundi 13 février 2012 15 h 02 min

    Je pense aussi que ce film est trop noir…La forme qui plus est est déroutante. Je n’ai pas compris ce qu’à voulu faire le metteur en scène.

  • Anonyme lundi 5 mars 2012 19 h 46 min

    Je l’ai trouver trés intérressant et trés fort en émotion.

    Dans ce film on s’identifie facilement aux jeunes, quand on à eu des problémes à l’école, on ressent trés bien ce sentiment de rejet quand on est un éléves en “difficulté”.
    De plus, c’est un avis personel mais présent dans le film, les éléves se font enlever leurs rêves… Disons que leurs professeurs leurs “suprime” l’envie de rever en leurs disants qu’ils ne réussirons rien dans la vie. (je parle sincérement en connaissance de cause).

    Je trouve aussi que l’on comprend un peu mieux le professeur (en général) acr en effet, un prof, c’est quelqu’un que l’on voit tous les jours mais à qui ont ne parle pas et qu’on ne connais pas.
    Enfaite pour moi c’est un masque, une facade, quelque chose qu’on ne peux pas atteindre.
    (compliquer à expliquer… :/)

    Je trouve que ce film nous apporte quelque chose de différents pour chaques personnes.
    Personne n’as la même vision des choses.

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