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Critique : Le Flic de Beverly Hills, Axel F.

Quarante ans après l’original de Martin Brest, Le Flic de Beverly Hills revient pour un quatrième volet. Etait-ce vraiment nécessaire ? D’autant que la franchise n’est réussie que dans nos souvenirs, les premiers volets étaient des polars 80s lambdas et même chiches en action – qui ne fonctionnait que grâce à Eddie Murphy et son personnage (et en version française au doublage de Med Hondo). Et on évitera de mentionner le 3e épisode, dans un parc d’attraction, complètement raté.

La barre n’était certes pas très haute mais pourtant ce 4e film s’en tire honorablement.

« Axel F. » commence comme il se doit à Detroit. Le flic qui casse tout s’apprête à arrêter des méchants pendant un match de hockey. Après avoir ravagé la ville, il se fait engueuler par son chef (Paul Reiser, dont le personnage est devenu commissaire) et profite de la situation pour fuir à Beverly Hills après avoir reçu l’appel d’un de ses vieux camarades. Sa fille, désormais avocate, y est en danger. La suite, vous la connaissez à peu près.

La genèse de ce 4e flic de Beverly Hills a été longue. Mille personnes ont tenté leur chance sur le scénario, Brett Ratner, Adil El Arbi et Bilall Fallah ont été envisagés à la réalisation. Le projet est même devenu un temps une série télé centré sur la descendance de Foley, et Barry Sonnenfeld en a tourné un épisode pilote. Mais c’est le succès du retour de vieux héros (Top Gun, Bad Boys) qui ont incité le producteur Jerry Bruckheimer et Eddie Murphy à prendre du service.

Ce qui ressort de cette nouvelle aventure, c’est qu’elle a été écrite et tournée à l’ancienne. Peu de fonds verts et beaucoup de cascades réelles, une mise en scène dans l’esprit des précédentes (c’est à dire « pas ouf ») et une écriture très linéaire qui rappelle les vieux cop shows des vidéos clubs. Dès le départ, on comprend qui est le grand méchant tout comme on se doute vers quoi se dirige l’intrigue. Mais comme on ne vient pas pour découvrir un film qui va bouleverser l’histoire du cinéma, tout va bien. Et puis ce sentiment de regarder un vieille VHS perdue n’est pas désagréable.

Murphy, lui, a pris un coup de vieux. Moins alerte, moins rigolo, il doit surtout son salut aux personnages secondaires qui accompagnent Foley. Taylour Paige et Joseph Gordon-Levitt font le job et l’alchimie de leurs personnages fonctionnent. Kevin Bacon, lui, se fait plaisir à jouer un flic ripoux qui possède évidemment une armée de méchants anonymes bien décidés à s’en prendre aux héros.

Évidemment, le film aligne les cameos et les références, tentant même une approche meta en citant différents films et acteurs de vieux actionners. Bref, l’ensemble sent bon la poussière d’un vieux vidéoclub à défaut de proposer quelque chose d’innovant. Mais rappelez-vous que la trilogie originale n’était déjà pas dingue, donc finalement cet Axel F. se contente de marcher dans les pas de ses prédécesseurs.

Le Flic de Beverly Hills Axel F, réalisé par Mark Molloy – Disponible sur Netflix

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