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Critique : Iwájú 

Parfois, une série est faite pour être bingée. C’est le cas d’Andor, la série Star Wars, qui s’apprécie beaucoup mieux en enchainant les épisodes. C’est aussi le cas d’une nouvelle série d’animation produite par Disney et animée par Kugali: Iwájú. On commencera donc cet article par un regret : celui de sa diffusion épisode sur Disney+.

A travers six épisodes (et nous en avons vu trois), Iwájú raconte l’histoire d’une jeune fille vivant dans un quartier privilégié d’une version futuriste de Lagos, au Nigéria. Mise de coté par un père accaparé par son travail, elle rêve de sortir de son quartier huppé pour découvrir la véritable capitale. Ce qui semblera faisable grâce à l’aide d’un jeune garçon qui vient d’un quartier défavorisé et travaille dans sa demeure.

En mêlant à la fois la culture africaine et l’afrofuturisme, Iwájú semble être une suite logique à Kizaki Moto (dont nous vous parlions ici). Le réalisateur Olufikayo Ziki Adeola et ses équipes font un travail remarquable. Le chara design fait très « Disney 2020 » avec ses personnages tout en rondeur à la Baymax et son joli travail sur … tout le reste. La lumière est superbe, la musique de Ré Olunuga très efficace et le mélange culturel et science fictionnel fonctionne superbement. On retrouve des éléments anciens, des motifs, des décors, des lieux emblématiques du Nigéria qui se mêlent impeccablement aux éléments high tech de la série. Forcément, on pense à Black Panther mais Iwájú s’en démarque en mettant l’accent sur le Nigeria et la ville de Lagos, plutôt que sur un pays fictif, allant jusqu’à reprendre des éléments de langage locaux.

La représentation du Nigeria se fait jusque dans les différences sociales, la série opposant les très riches et les plus pauvres, souvent mêlés au crime organisé. Mais elle met aussi en avant deux héros qui ont beaucoup de points communs, à commencer par le fait d’être seuls et donc de devoir se débrouiller. A travers la jeunesse, les barrières sociales s’estompent donc.

Une ambiance aussi maligne que soignée donc, et … des soucis de rythme. Après un chouette et intrigant prologue qui pose une base, la série a bien du mal à se trouver de quoi rebondir. Les épisodes présentent les personnages, certes, mais ne racontent pas non plus grand chose surtout au vu de l’introduction, qui nous vendait un truc assez alléchant. Alors, certes, nous n’avons vu que trois épisodes sur six et peut être que le projet décolle par la suite mais la route est longue (la moitié de la durée !) pour y parvenir. C’est aussi pour ça qu’on vous recommande de binger : le premier épisode n’est pas terriblement alléchant mais les petites graines semées par les suivants donnent envie d’en savoir plus. Accrochez-vous donc.

Iwájú, de Olufikayo Ziki Adeola – Sur DisneyPlus à partir du 3 avril 2024

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