Olivia et le Tremblement de Terre Invisible
Réalisé par Irene Iborra – Sortie en salles le 21 janvier 2026

Premier long métrage de la réalisatrice espagnole Irene Iborra, connue pour avoir fait du court métrage, « Olivia » est un étonnant film réalisé en stop-motion qui surprend aussi bien pour la qualité de sa (superbe) animation que pour son parti pris réaliste – là où la plupart des grands studios utilisant cette technologie optent habituellement pour des rendus cartoons.

Adaptation du livre pour enfants La Pelicula de la vida (Le film de la vie) de Maite Carranza, le film raconte l’histoire d’une jeune fille de douze ans qui vit avec son frère et sa mère et sans ressource. La comédienne ne trouvant plus de rôle, elle fait appel à des aides sociales et se voit menacer de perdre la garde de ses enfants. La jeune héroïne va utiliser toute son imagination (qui se matérialise à l’image, faisant un peu penser à Coraline de Henry Selick) pour aider sa famille à s’en sortir.

Sujet universel et d’autant plus important sur un continent où la pauvreté ne cesse d’augmenter, Olivia a pour lui le charme de ses personnages et l’ambiance très juste, retranscrivant la jeunesse espagnole des années 2020. On regrette qu’il reste un peu sage, certains curseurs auraient mérités d’être poussés. Pour autant le résultat est autant à avoir qu’Irene Iborra est désormais à suivre avec attention.

Planètes
Réalisé par Momoko Seto – Sortie en salles le 11 mars 2026

Sur le papier, Planètes avait tout d’une promesse. Film sélectionné en clôture de la Semaine de la Critique à Cannes, le film semblait être le Flow de 2025, avec des plantes à la place d’un chat. Le résultat est une douche froide.

Planètes raconte la vie de quatre graines de pissenlit qui se retrouvent projetées dans l’espace après la destruction de la Terre. Arrivée sur une planète inconnue, elles vont chercher à survivre et espérer trouver un oasis.

Chaque Festival d’Annecy a son mouton noir, ce film qu’on va voir sur une promesse et où on finit par piquer du nez ou se demander ce qu’on fait là. Planètes hérite d’une animation datée d’il y a vingt ans. Le film semble avoir été réalisé à l’époque du premier Toy Story, si ce n’est qu’il mélange d’horribles CGI et des plans en prise de vue réelle sans aucun sens, où la notion d’échelle est bien relative. La réalisatrice n’a d’ailleurs pas de message écologique à proposer (le film se déroule sur une autre planète, avec une flore fictive), se contentant d’aligner les péripéties et sans jamais parvenir à rendre ses personnages-graines intéressants.

Un OVNI, donc, mais pas dans le bon sens du terme.

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