Ponctuellement, sur CloneWeb, je tente de vous faire découvrir d’autres choses que les grosses productions hollywoodiennes.
En France et en Europe, il existe des gens talentueux travaillant sur d’excellents courts (et même long) métrages orientés fantastique-horreurs, le cinéma dit « de genre ». Certaines de ces productions méritent qu’on s’y attarde parce qu’il y a derrière un potentiel qui pourrait intéresser Hollywood ou du moins plaire à son public.
C’est notamment le cas de Roches Rouges, un survival réalisé par Rodolphe Bonnet dont voici le détail. A venir ensuite deux interventions sur le film…
N’hésitez pas à laisser vos avis, bons ou mauvais, ils seront lus et pris en compte par les intéressés.
Attention, des images de la vidéo peuvent choquer

17 août 1997. France.
Quatre amis quittent Grenoble pour se rendre au lac des Roches Rouges.
Ils ne parviendront jamais à destination.
Encore aujourd’hui, leur disparition reste un mystère pour les autorités et leurs proches.

Rodolphe Bonnet, la trentaine, a déjà une dizaine de courts métrages à son actif. Aujourd’hui, il se balade de festival en festival pour livrer son projet le plus abouti : Roches Rouges.
Prenez deux jolies jeunes filles et deux mecs cool, faites les tomber en panne d’essence dans un coin de campagne perdu. Ajoutez deux personnages barjos et sanguinaires qui occupent les lieux et vous avez tous les éléments pour passer trente minutes scotché à votre canapé.
Et ça marche.
Pourquoi ?
Parce que Rodolphe maitrise sa caméra : tremblante mais pas trop, parfois très bien placée (d’excellents plans à ras du sol). Parce qu’il maitrise aussi son rythme : juste ce qu’il faut de background aux personnages victimes puis un enchainement de scènes très juste sans jamais basculer dans le cliché incohérent de beaucoup de survivals (du genre « séparons nous, c’est mieux »).


Parce que le casting est très bon. C’est souvent ce qui cloche dans l’univers du court, les acteurs sont parfois amateurs, ou mal dirigés. Ici, les acteurs sont très justes, très pro. Mentions particulières à Emmanuel Bonami (dont la voix est connue du grand public, notamment pour être celle en Français de Solid Snake – héros des jeux vidéos Metal Gear Solid), délicieux sadique pervers avec son petit sourire en coin et à Sophie Chamoux dont le personnage subit visuellement les tortures de ses compagnons avant de se retourner contre son bourreau, passant de la terreur à la colère (la scène où elle bascule d’un sentiment à l’autre est particulièrement réussie).
Enfin, parce que la fin est bien trouvée. Et on n’en dira pas plus.

Rien de négatif alors ? Si, un peu quand même. Le film, hommage au genre, reprend des éléments déjà vus ailleurs et n’est en rien original. Les habitués de ce genre de spectacle le trouveront peut-être un peu classique. Les amateurs de gore extrême regretteront sans doute que certaines scènes soient peu explicites (ce qui plaira sans doute à un public plus large). Enfin, je trouve qu’il y a un plan de trop à la fin. Mais je pinaille.
Bref, Roches Rouges est une réussite (et pourtant j’ai vu une version encore inachevée) que les puristes trouveront peut-être un peu trop classique mais qui devraient attirer les novices tenté par 30 minutes non pas de gore sanglant mais d’effroi.

Retrouvez aussi sur le film : l’interview du réalisateur (partie 1 & 2), le témoignage d’Emmanuel Bonami, l’interview de Sophie Chamoux et mon avis sur le film.

2 commentaires

  • Castor dimanche 7 décembre 2008 21 h 04 min

    ouais jai vu le film a villeurbanne; coup poing par rapport aux autres films qui étaient présentés.ensuite,ça reste classik,mais du très bon classik.pas une seconde d’ennui et on y croit.c super rare dan le film de genre.Bravo!

  • caliméroméro mercredi 21 janvier 2009 18 h 55 min

    jai vu roches rouges et franchement je trouve que le réal a été un peu trop loin. c vraiment super violent et jai mis du temps à sortir du film meme après la fin du générique. Je comprends pas comment on peu faire des films aussi malsains. je me suis senti brutalisé, agressé et je ne vai pas au cinéma pour ça. si l’on veut passer un bon moment, je déconseille de le voir. voilà.

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