L'actualité des héros au quotidien !

Le Dernier Maitre de l’Air : Rencontre exclusive avec M. Night Shyamalan


Après une longue attente due à quelques problèmes techniques, voici enfin l’intégralité de la rencontre début mars avec M. Night Shyamalan à New York City.
On tente d’y évoquer tous les aspects possibles du film Le Dernier Maitre de l’Air, depuis la découverte par le réalisateur du Sixième Sens de la série animée jusqu’à des petits points spécialement pour les fanboys de la série (Momo !). Les coulisses de cette rencontre sont, eux, encore disponibles ici.
Je suis à votre disposition dans les commentaires pour réagir, commenter et vous donner encore plus de précisions alors n’hésitez absolument pas à réagir à cette rencontre !


Appa

Comment êtes-vous arrivé sur la franchise Dernier Maitre de l’Air ?
J’étais à une émission de Nickoledeon ce matin et je leur ai raconté l’histoire. Ca a commencé à une époque où je cherchais à raconter une longue histoire en plusieurs films, j’en avais pas mal discuté autour de moi, quelque chose comme Harry Potter par exemple. On m’a également proposé les Chroniques de Narnia. Là, je me suis fait engueuler par mes enfants. Ma femme, elle, n’écoutait même plus parce qu’elle pensait que je refuserai de faire quelque chose que je n’ai pas créé moi-même. C’était même devenu un running gag…
Ma plus jeune fille regardait alors une série sur Nickoledeon, elle était à fond et moi -comme beaucoup de parents- je ne m’en préoccupais pas trop. Tout le monde à la maison commençait à s’exciter autour de cette série, ma fille voulait un costume de Katara pour Halloween… Du coup, à mon bureau, je me suis renseigné sur cette Katara et son dessin animé mais même là ça me passait un peu au dessous.
Et puis un dimanche, on est allé dans ce magasin de DVD où ils avaient la saison 1. Je l’ai prise pour ma fille et on est descendu dans la salle de projections tous les quatre pour voir le premier épisode. C’était le matin. Et je me suis dit : « c’est cool, regardons en un deuxième ». Et là, on en a vu un autre, puis un autre, puis un autre… On a passé la journée dans la salle de projo, jusqu’au coucher du soleil, on n’a même pas nourri nos enfants !
En fait, il y a tout ce que j’aime dans cette série. J’ai étudié les arts martiaux, le kendo, pendant dix ans et j’aime tout ça, le coté spirituel et tout… J’ai même visité des monastères en France !
Je n’ai jamais fait de films avec beaucoup d’effets spéciaux car mes histoires sont très humaines. Dans cette série, tout ce qu’ils font avec les éléments est si spirituel, si philosophique, connecté avec la nature. Ça me plaisait. Je me suis dit que ca pourrait faire un grand film ! Et là ma femme s’est écriée : « tu dois faire ce film, c’est ça la franchise que tu cherches à développer ».
J’ai dormi dessus, j’ai ramené l’idée au bureau. J’en ai parlé à mon équipe, le projet nous semblait intéressant. J’ai donc appelé Paramount pour en parler avec eux. Je leur ai dit que j’avais un projet aussi fort que Star Wars et que j’adorerai le faire. Et puis finalement, plus tard, me voilà ici avec vous…


Aang

Parlez nous du « bending » lui-même [la maitrise d'un élément]. Comment l’avez-vous imaginé pour le film ?
On a travaillé deux ans dessus. On a fait des photos, on a essayé la motion capture… A l’écran, je n’aime pas le rendu du feu en général. Même du vrai feu filmé, on dirait de la 3D. C’était donc très compliqué de rendre tout ça à l’écran, pour que ça paraisse réaliste.
Le plus difficile, c’était pour l’air. C’est un élément qui n’est pas visible comme ça mais qui se voit dans l’environnement où il bouge : du poussière, de la neige… On a donc étudié tout ça très sérieusement.
Pour l’eau, on a pensé aux astronautes et à l’apparence qu’a le liquide dans l’espace, à la manière qu’il a de se déplacer sans gravité. Il y a un bon travail qui est fait aussi dans le 3e Pirates des Caraïbes. On est parti de là pour travailler.
C’était long mais très excitant. On a fait le nécessaire pour que la maitrise de l’eau, par exemple, soit systématiquement utilisée de manière différente. On n’a jamais deux fois la même technique. Il fallait que ca soit le plus crédible possible, on a même réfléchi au nombre de bulles d’air dans l’eau, à la vitesse de déplacement, etc…
Ma plus grosse peur était que tout ce qui était dans ma tête ressorte moche. Mais finalement, ca m’a beaucoup plu.

Est ce que la partie comédie n’a pas finalement été votre plus gros challenge ?
C’est encore la partie avec laquelle je me bats le plus. La série est drôle mais dans le bon sens, on rit vraiment.
Dans le premier épisode de la série, les personnages sont vraiment très jeunes et donc l’humour aussi. En grandissant, les personnages deviennent eux-même, plus cool. Il fallait donc trouver le bon équilibre entre le début et la suite. Et je ne voulais pas m’en débarrasser, ca aurait été me couper d’une frange du public… C’était donc très difficile à rendre…
Mais la série est si bien écrite que j’ai parfois pris des épisodes entiers pour les mettre dans le film, comme l’épisode « The Blue Spirit » [L'Esprit Bleu, Saison 1 Episode 13] qui y est tel quel. Dans la saison 1, il fallait bien choisir ce que je voulais prendre, notamment à cause des premiers épisodes qui ont une tonalité très jeune. Mais dans la saison 2 -je suis d’ailleurs en train d’écrire le scénario du 2e film- c’est plus facile car ils ont grandis, sont plus matures… Je vais surement pouvoir y mettre le combat entre les Guerrières de Kyoshi et l’équipe d’Azula [Les Jours Perdus d'Appa, Saison 2 Episode 16]. Ce sera plus « shakespearien » pour moi.


Katara

La question la plus importante de la journée : Momo sera-t-il dans film ? Sera-t-il drôle ?
Oui, Momo sera dans le film. Mais au départ, je ne savais pas trop quoi en faire. J’aime qu’il y ait une raison pour tout, et je ne voyais pas quoi faire de lui. Quand j’ai demandé à mes enfants si on pouvait s’en passer, ils m’ont littéralement attaqué.
J’aime beaucoup Momo. C’est un mélange d’animaux mais il a l’air si réel. Il sera fun et cool. J’aimerai beaucoup lui donner son moment à lui quelque part dans un des trois films. C’est un de mes rêves, donner à Momo un but.

Vos films ont toujours eu de grands noms au casting. Ici, le plus connu est Dev Patel. N’êtes vous pas inquiet des retombées, du box office ?
Il n’y a pas de grand nom car finalement le sujet n’est pas les acteurs. Ca ne pose donc pas de problème car j’aime ces enfants et je pense qu’ils feront de grandes choses. Et puis tout ne tourne pas autour d’eux. Pendant deux heures, on plonge dans un univers nouveau et je trouve que ça fonctionne bien.

Il y a beaucoup de choses dans la première saison. Elle est triche riche. Comment avez-vous choisi ce qui allait être dans le film ou pas ? Y aura-t-il des passages sympathiques, comme l’épisode avec le Roi Bumi [Le Roi d'Omashu, Saison 1 Episode 5] ?
Au début, lors des premiers brouillons, je n’ai pas presque rien enlevé et ca aurait fait dix heures. J’ai dit que je ne pouvais pas couper, que j’aimais tout. Par exemple, l’épisode avec la chasseuse de prime et sa créature [Bato de la tribu de l'eau, Saison 1 Episode 15]. J’aime cette histoire mais je n’ai pas trouvé le moyen de la mettre dans le film.
Et puis ils se déplacent tout le temps, et un peu dans tous les sens au début. Il fallait que je trace une ligne droite, vers la maitrise des éléments. Je me suis donc concentré sur le voyage vers la Tribu du Nord, avec Katara et Sokka qui protègent Aang.
Il y a aussi des choses que je suis obligé de déplacer pour la cohérence du récit, comme le déserteur [Le Déserteur, Saison 1 Episode 16] que j’ai envie de mettre dans le 3e film quand Aang apprendra à maitriser le feu. Bumi, lui, n’est pas dans le film mais j’espère qu’on trouvera un moyen de le mettre quelque part. Dans le même esprit, j’espère aussi pouvoir utiliser le personnage qui maitrise le sang [La Marionnettiste, Saison 3 Episode 8].

Comment allez-vous gérer l’humour dans une histoire, un contexte, parfois difficile ?
Ce sera plutôt de l’humour de situation, rapport à tel ou tel contexte. Mais les personnages cherchent un équilibre. On a également cherché cet équilibre comme Peter Jackson l’a fait avec le Seigneur des Anneaux. On a également cherché à caser certains personnages comme « l’homme aux choux » mais on n’y est pas arrivé.

Vous travaillez sur un projet qui n’est pas le vôtre à la base ? Comment le ressentez-vous ?
C’est une libération. On peut juger honnêtement du projet de base, l’adapter… J’ai une perspective différente finalement. Ca m’a paru une bonne chose. J’espère que vous ressentirez que j’ai aimé travailler sur le film.
Il y a une influence très Miyazaki dans la série dont je me suis servi. Miyazaki est un dieu pour moi, c’est mon Michael Jordan à moi. Heureusement pour moi, il n’a vu aucun de mes films ! Je l’ai croisé alors qu’il finissait Ponyo.
Il y a une spiritualité dans tout ça que j’aime beaucoup. Le Dernier Maitre de l’Air est un film assez spirituel finalement. Il y a beaucoup de chose qui ont fait que je me suis senti comme l’ange gardien de ce projet.

Est-ce que c’est une expérience qui peut vous amener à faire des films d’autres scénaristes ?
Je suis toujours ouvert, j’aimerai qu’on m’en propose. Actuellement, je travaille sur un autre film, un thriller… On m’a déjà offert des projets mais qui demandaient trop de travail, de la réécriture, tout refaire.
Mais j’aimerai beaucoup qu’on me dise : « Tiens, voilà un bouquin que je voudrais que tu adaptes, ne fait pas ton film, fait le mien » ou alors qu’on me fournisse un scénario sur lequel je n’ai rien à faire.


Sokka

Comment avez-vous travaillé sur l’histoire sachant qu’elle prendrait normalement trois films ?
Aux studios, ils m’ont demandé si on pouvait travailler sur ce projet sans le prendre comme un film avec des suites. Mais ce n’est pas comme ça que ca se passe. C’est une histoire à part entière qui commence comme ça et se finit comme ça. Et moi je vous raconte le début. Un peu comme pour le Seigneur des Anneaux, on sait qu’il y aura une suite. George Lucas l’a fait aussi avec Star Wars. Ce n’est pas vraiment une trilogie, trois films d’une même franchise mais bien une seule histoire. Un très long film.
Quand j’ai rencontré Michael et Brian, ils n’avaient pas encore fini la saison 3. Je leur ai dit : « mais ca doit finir, c’est critique. Si vous ne finissez pas, je ne peux pas faire le film ». Ils m’ont rassuré en me disant qu’ils n’avaient prévu que trois saisons même si tout n’était pas définitif. A ce moment là, on ne savait pas encore tout. On ne savait pas avec qui Katara allait finir par exemple. On a eu une excellente conversation sur la film.
Mais je savais déjà que j’allais devoir déplacer des éléments d’un film à l’autre pour la narration. La saison 2 me parlait alors tellement : le drame, la fin tragique, le coté sombre. J’aimais vraiment beaucoup et donc j’y pensais forcément.
Le 3e film, j’essaye de ne pas y penser pour le moment. Je dois bien l’analyser, pour trouver quoi reprendre des épisodes. Il y a des épisodes que j’aimerai bien mettre dedans comme celui sur une plage [La Plage, Saison 3 Episode 5]. C’est dans très longtemps évidemment, mais y a quelque chose que j’aimerai montrer dans le 3e film et qui n’est pas dans la série : j’aimerai expliquer ce qui est arrivé à la mère de Zukko. En voyant la fin, j’ai appelé Michael [Michael Dante di Martino, l'un des deux créateurs de la série] en lui disant : « Mais tu es fou, dis moi ce qui est arrivé à la mère de Zukko, je veux savoir !

Allez-vous réaliser les trois films ? Vous n’allez pas confier le projet à quelqu’un d’autre ?
Si c’est un succès, s’il y a une demande du public de voir la suite, je ferai les trois films. Je veux travailler moi-même les lieux, et tout. Ça prendra du temps mais j’ai envie de le faire. Mais on y est pas encore.
J’espère que Noah (Aang dans le film) sera costaud. Ce serait mon rêve. Pourvu qu’il s’entraine.


Toph

Parlons aérodynamique de bison volant… Dans un film live, ce n’est pas forcément évident de montrer un bison qui vole. On n’a encore rien vu d’Appa. Dites nous en plus.
On a beaucoup travaillé sur la dynamique des créatures virtuelles. Pas seulement Appa mais aussi Momo ou les rhinos de komodo…
Vous savez, mes enfants dorment avec une peluche Appa donc je devais respecter tout ça. Aang est un Airbender, ça devrait aider… Une des premières images du film, c’est un bison dans le ciel avec un jeune garçon dessus qui bouge un baton… Bref, je n’allais pas remplacer la créature par quelque chose respectant les lois de la physique, avec des ailes, ou quoi que ce soit.
Appa est mon personnage préféré dans la série. J’aime chacune de ses apparitions. C’est vraiment un personnage, un concept qui fonctionne…

Est-ce que vous pensez inclure l’enlèvement d’Appa dans le second film ? [La Bibliothèque, Saison 2 Episode 10 puis Les Jours Perdus d'Appa -un épisode entièrement centré sur le bison volant-, Saison 2 Episode 16]
J’aimerai bien oui. Tout ce que fait Aang pour retrouver Appa, toutes les épreuves par lequel il passe et qui l’éloignent de son entrainement, de sa quête, ca pourrait être quelque chose d’intéressant.

Comment avez vous travaillé sur la partie réincarnation de l’Avatar et ce genre de passage plutôt spirituels ?
L’inspiration, ça a été le Dalai Lama et sa culture. Les différentes incarnations du Dalai Lama, les objets, passés de l’un à l’autre… James Cameron a fait un film qui s’appelle Avatar. Mais l’Avatar avec un A à l’américaine est une cyber-version, une version technologique. L’Avatar, dans le sens réincarnation, un esprit en chair et en os, est ma version. Nous, on utilise les éléments naturels. C’est un grosse part de ma culture.

Il y a autre chose plutôt nouveau pour vous, ce sont les scènes de combat. Etait-ce un challenge particulier ?
On en a parlé un peu tout à l’heure. Je suis presque un storyboarder dans ma tête maintenant. Je peux vous promener dans le film. On a passé des mois à travailler là-dessus, je voulais que ça soit vraiment parfait. J’ai fais faire plein de petites modifications pour que ça soit parfait. Maintenant, je vois mieux le film donc c’est plus facile pour moi.
Je me rends compte maintenant que j’aurai peut être fait les choses différemment, donc oui c’était un gros challenge.

Cet autre film dont vous nous parliez, ce n’est pas Incassable 2, si ?
Non, c’est un thriller. Mais j’aimerai bien faire celui-là aussi, d’autant que Bruce Willis s’est dit intéressé…

Parlons du casting. Il y a beaucoup de fans qui ont des problèmes avec le casting notamment parce que les races ne sont pas vraiment respectées…
Ce qui intéressant, c’est que les personnages sont ambigus en terme de « race ». On a donc fait un mix intentionnel.
Mon actrice est un double photo de Katara. Il n’y a pas vraiment de débat à avoir. Quelque part, tant que l’acteur qui vient me voir est bon et correspond au rôle, ça me va. J’ai quand même fait attention à séparer les Nations d’un point de vue ethnique.
Après, on a fait ce qu’on pouvait avec les acteurs. J’avais un bon Sokka mais il n’allait pas avec sa soeur Katara. On a fait quelques changements. J’avais un bon Aang mais il était beaucoup trop grand. On a dû faire face plusieurs fois à ce genre de problème…
Noah [Noah Ringer, Aang] est aussi le double du personnage du dessin animé. Il a beaucoup de qualité. Les Airbenders seront des races mélangées. On part du principe que ce sont des nomades, et qu’en se baladant de nation en nation, forcément…
J’ai beaucoup hésité pour Zukko. Que devais-je choisir ? J’avais trouvé quelqu’un mais trop « caucasien ». J’en ai trouvé un autre mais il était trop gentil pour le personnage…
Je voulais quelqu’un qui me fasse penser au gamin de « Searching for Bobby Fischer » pour Aang. Je refusais de caster un blond de Los Angeles jusqu’à ce que je rencontre Noah.
Quand on regardera les trois films avec du recul, on s’apercevra qu’ils sont vraiment très diversifiés.
Pour Iroh, l’oncle de Zukko, j’ai vu pensé à Shaun [Shaun Toub] que j’aime beaucoup dans Iron Man mais ça nous amenait à une race très méditerranéenne. Ça m’allait bien comme point de départ pour le peuple du feu.
Nicola [Nicola Peltz, Katara] avait quelque chose de russe. Ca m’allait aussi de partir de là.
Pour la Nation de la Terre, on a finalement pris des asiatiques. Jessica [Jessia Andres, Suki] a des origines philippines. Toph sera asiatique même si c’est un peuple qui pourra être diversifié car le pays est très grand un peu comme les Etats-Unis finalement.
Je suis très fier du résultat définitif.

Parlons de la musique. Les fans adorent celles de la série. Allez-vous réutiliser les thèmes ?
James Newton Howard est presque comme mon frère, on a fait plusieurs films ensemble. Il a fait un travail génial sur The Dark Knight. Contrairement à d’autres réalisateurs, j’ai voulu lui montrer le script d’abord. Il a donc écrit sa musique avant que le film ne soit tourné, à partir des écrits. On a discuté des symboles, des éléments, de ce que je pensais de tout ça. Il s’est inspiré de la série mais il n’a pas repris les thèmes. Il m’a quand même fait écouter ce qui est sans doute la meilleure composition de sa carrière.
Dans la prochaine bande annonce [rattachée à Iron Man 2, donc disponible le 7 mai prochain], qui reprend des éléments du générique de la série, vous entendrez son thème. Il a fait une musique chargée en émotion, inspirée par l’Asie. Il a travaillé dans ce sens là sans y être vraiment.
D’ailleurs, on s’est beaucoup inspiré de l’Asie dans le film, mais pas trop, un peu comme Le Seigneur des Anneaux s’inspire du Moyen Age.


Zukko

L’écriture utilisée dans la série est chinoise. L’avez-vous conservée ?
Bonne question. On a décidé de faire notre propre langage. Dans le générique de la série, qu’on verra dans la bande annonce, on voit des symboles qui représentent les différents éléments. On s’en est inspiré. On a notre propre langage, avec des symboles. Prenez par exemple le symbole de l’eau, et celui représentant une table. Ensemble, ça veut dire encore autre chose. Là aussi, on s’est plus ou moins inspiré de l’Asie sans que ça soit asiatique.

Parlons de votre apparition habituelle dans le film. Y êtes vous ?
Je ne serai pas dans le premier film, peut-être dans le suivant…

Dans la bande annonce, on voit au moins un Maitre du Feu et un Maitre de la Terre qu’on n’a pas reconnu. Est-ce que ca viendrait d’un flashback sur les origines des personnages ou quelque chose comme ça ?
Non, en fait, le Maitre de la Terre est un prisonnier. Souvenez-vous de l’épisode sur une île en métal [Emprisonné, Saison 1 Episode 6]. Ca vient de là. Pour cette partie, je suis allé en Afrique du Sud visiter la cellule de Nelson Mandela où les prisonnier cassent des caillous. J’ai été d’ailleurs très ému. On a fait quelque chose autour de tout ça.

Quel est le film de 2010 que vous attendez le plus à part Le Dernier Maitre de l’Air ?
J’aurai dû préparer une réponse… Peut-être que les personnes de Paramount présentes aimeraient que je parle d’Iron Man 2 ?!

 

Quelques points à retenir…

- M. Night Shyamalan a découvert la série grâce à ses enfants. Quand il a commencé, il n’a pas pu décrocher.
- L’histoire est pensée comme un tout unique. Le premier film en raconte le début. Ce n’est donc un film seul et deux suites.
- Il y a beaucoup d’inspiration asiatique dans le film, à plusieurs niveaux (Le Dalai Lama, Miyazaki…) mais sans que ça soit pour autant trop exagéré. C’est à comparer au Seigneur des Anneaux qui s’inspire un peu du Moyen Age.
- La prochaine bande annonce est rattachée à Iron Man 2. Elle contiendra des éléments du générique de la série.
- L’histoire se focalisera sur le voyage vers la Tribu de l’Eau du Nord et les personnages iront donc en ligne droite, contrairement à la série où ils se dispersent un peu partout.
- Il y aura des épisodes entiers de la série dans le film, notamment l’Esprit Bleu
- Momo est présent
- Appa est présent et l’histoire de sa capture pourrait être racontée dans le 2e film
- Il y aura de l’humour mais pas forcément tous les passages débiles de la série, et pas l’homme aux choux.
- Toph sera asiatique
- Le Roi Bumi est absent, ainsi que la Chasseuse de Prime.
- Le Maitre de la Terre qu’on voit dans la bande annonce est un prisonnier.
- Le Maitre du Feu déserteur pourrait apparaitre dans le 3e film (alors qu’il est dans la première saison).
- On pourrait apprendre ce qui est arrivé à la mère de Zukko dans le 3e film.
- La musique ne reprendra pas les thèmes de la série. On pourra l’entendre dans la prochaine bande annonce.
- Les idéogrammes chinois ne seront pas utilisés en tant qu’alphabet. Un langage propre a été conçu, basé sur les symboles des éléments.

 



Iroh


Momo


Un rhino de komodo

Partager :
  • email
  • Print
  • Facebook
  • Twitter
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • LinkedIn
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • Live
  • Digg
  • Technorati
  • del.icio.us
  • RSS
  • Tumblr


18 commentaires pour “Le Dernier Maitre de l’Air : Rencontre exclusive avec M. Night Shyamalan”

Laissez un commentaire :