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Critique : Toy Story 3


Avant de vous parler de Toy Story, un petit mot sur le court-métrage qui l’a précédé : Jour Nuit. Chaque court Pixar est un évènement en soi, ne fusse que par son format, et son ingéniosité. C’est encore d’ingéniosité qu’il s’agit dans le travail de Teddy Newton. Quelques minutes de bonheur où on verra des personnages en 2D dont l’intérieur est en 3D (3D renforcée par la profondeur de champs dûe au relief, donnant un aspect particulier à l’écran). Le court est brillant et j’espère que vos cinémas ne l’oublieront pas avant Toy Story 3.
Bref. Parlons de Toy Story 3.

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Toy Story 3 – Sortie le 14 juillet 2010
Réalisé par Lee Unkrich
Avec les voix françaises de Richard Darbois, Jean-Philippe Puymartin, Henri Guybet, Patrick Préjean et Jacques Balutin
Woody le cowboy, Buzz l’Eclair et les autres jouets se retrouvent confrontés à ce qui devait bien arriver un jour : le départ d’Andy pour l’université…

Critique contenant quelques spoilers légers

En 1995, un inconnu appelé John Lasseter arrivait sur les écrans avec son premier long-métrage: Toy Story. Sans doute sans le vouloir, il allait révolutionner l’animation grâce à tout le talent des équipes Pixar.
En 1999, il remettait le couvert avec une suite très réussie, blindée de références et prouvant quelques années plus tard la supériorité du studio sur tous ses concurrents.

Quand Toy Story 3 a été annoncé et que les premières images ont été montrées, j’ai pris un peu peur. Une suite de plus, ce n’est jamais bon surtout quand on a l’impression de voir un remake du 2e. Mais Toy Story 3 n’est rien de tout cela. C’est un film d’animation tenant toutes ses promesses, vers l’infini et au delà. Surtout au delà.

Toy Story 3 commence par une scène d’introduction de folie, enterrant au passage le combat de Buzz contre Zurg dans le 2e volet, plongeant le spectateur dans le meilleur de l’imagination enfantine. On passe ensuite à du Toy Story classique, réveillant peut-être un peu une inquiétude : et si Toy Story 3 était une pâle copie du 2e volet ?
Les thèmes abordés sont en effet identiques : Andy a grandi et la question de savoir ce qu’il va faire de ses jouets se posent : les donner, les mettre au grenier ou … carrément les jeter ?! Après un malentendu rappelant un peu encore Toy Story 2, les jouets et le jeune homme se retrouvent à nouveau séparés. Et Buzz et ses petits camarades sont cette fois dans une garderie, rien que ça !
Même si là aussi on retrouve des similarités, notamment dans l’opposition entre Woody et ses petits camarades…
Mais après tout, n’est ce pas simplement l’essence de Toy Story depuis le début ?

Une fois la base posée, le film prend une tournure rassurante. Ce n’est pas un remake de Toy Story 2. C’est plus un remake, comme le dit la promo, de la grande évasion car, on s’en doute depuis le début, le but n’étant pas de rester à la garderie… Commence alors une folle course, subliment réalisée par un Lee Unkrich sachant exactement ce qu’il fait, offrant parfois une ambiance différente des précédents épisodes, allant dans le plus sombre.

Le film enchaine alors les scènes drôles, les scènes d’actions et les moments cultes -notamment tous les passages sans exception impliquant Ken et Barbie- avec une musique d’exception et des personnages de tombant jamais dans la caricature. Et cet ensemble, parfaitement maitrisé, monte crescendo vers un final d’anthologie (s’offrant au passage une belle référence à Star Wars), une incroyable scène d’action dont la fin m’a laissé pantois tant elle est finalement bien trouvée quand on connait les films précédents.

Mais il ne fallait pas en rester là. Il fallait une conclusion à cette trilogie. Une idée pour finir en beauté. Et là, sortez les mouchoirs. Vraiment. Si vous avez entre 20 et 30 ans au moins, que vous avez toujours une affection particulière pour les jouets, que les vôtres sont au grenier et que vous songez encore à jouer avec en passant devant la malle poussiéreuse, si vous rachetez maintenant les jouets que vous auriez aimé garder, alors cette conclusion vous parlera. Et pourra même vous bouleverser. Le dernier plan, lui, boucle définitivement la boucle.

Merci Monsieur Unkrich. Merci Monsieur Lasseter. Maintenant, vous êtes prêts vous aussi à passer à autre chose.
Vers l’infini. Et au délà.

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5 commentaires pour “Critique : Toy Story 3”

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