They’re back ! Linda Hamilton et Arnold Schwarzenegger se retrouvent 35 ans après l’original et son impeccable suite, cette fois devant la caméra de Tim Miller. Ils sont accompagnés de Natalia Reyes, Gabriel Luna et Mackenzie Davis…

 

LA CRITIQUE

James Cameron se doutait-il, en 1984, que son Terminator serait toujours vivant 35 ans plus tard ? La franchise n’a jamais cessé d’exister, à travers malheureusement des films (et une série télé !) qui n’arrivent jamais à la cheville de l’originale et de son incroyable suite (oui, je suis un dingue absolu de T2, sans doute l’un des plus grands actioners jamais faits).
Terminator Renaissance tentait quelque chose mais se révélait vite oubliable. Quand à Genysis, mérite-t-il d’être évoqué tant le film d’Alan Taylor sentait les égouts ? Ce dernier volet mettait tellement le bordel dans la chronologie et l’univers qu’il fallait l’éliminer. Et surtout relever le niveau. Pour cela, une seule solution : faire revenir James Cameron sur le devant de la scène (et à la co-écriture et à la production) pour un Dark Fate qui est la suite directe de T2 Judgment Day.

Et une bonne surprise.

Le film s’ouvre sur une triple introduction. D’abord la séquence culte de T2 où Sarah Connor explique qu’on va tous mourir pendant le Jugement Dernier, puis une scène futuriste où des humains affrontent une nouvelle fois des machines et enfin un flashback se déroulant juste après les évènements du second volet (avec des acteurs rajeunis numériquement et incroyablement bluffants). La suite, vous la connaissez tant ce Dark Fate ressemble à ces deux prédécesseurs : un soldat et un Terminator débarquent du futur pour tuer ou protéger une cible. Mais cette fois, la donne est différente puisque Sarah Connor est toujours là. Et toujours prête à défoncer de l’exosquelette.

C’est une qualité comme un défaut mais ce nouveau Terminator ressemble aux précédents et ne tente jamais vraiment de sortir de ses rails pour proposer quelque chose de novateur. Le seul changement vient du propos : Skynet a bel et bien été détruit par les Connor mère et fils mais les humains ont continué à être de gros débiles et à bousiller leur planète. De fait, une autre intelligence artificielle a vu le jour, créant quand même des robots destinés à détruire leurs créateurs et l’effondrement (oui, celui évoqué actuellement par les écologistes) a bien eu lui plongeant la civilisation dans le chaos. Du moins, ça, c’est sur le papier parce que le thème n’est que rapidement survolé, Tim Miller préférant les (très longues) scènes d’action.

Et de l’action, il y en a. Parfois jusqu’à l’overdose, notamment dans une scène d’action à bord d’un avion qui semble sans fin (et qui rappelle celle de Fast and Furious). Et si Tim Miller n’est pas James Cameron, il est quand même un réalisateur généreux qui nous en donne pour notre argent. Ça bastonne, ça explose, ça découpe, ça tabasse pour notre plus grand plaisir. En cela, Terminator Dark Fate est un des blockbusters les plus cools de l’année.

Et puis il y a ces petits frissons… Pas forcément ceux du désormais inévitable fan service (“I’ll be back”) mais bien ceux qui rappellent qu’on est face à un vrai film Terminator. Linda Hamilton y est flamboyante. Celle qui avait refusé le rôle dans Le Soulèvement des Machines de Jonathan Mostow retrouve enfin son personnage culte dans une interprétation à la hauteur des précédentes.  Natalia Reyes et Mackenzie Davis, surtout, sont efficaces et une belle preuve que le futur sera féminin face à un Gabriel Luna qui fait ce qu’il peut dans le rôle du méchant. Si le rôle est à peu près équivalent à celui du T1000 précédent, le comédien n’a jamais le charisme de Robert Patrick et son modèle de Terminator est bien trop foutraque (pourquoi se dédouble-t-il ? Ca ne sert jamais à grand chose). Quand à Arnold… Il n’intervient que dans le dernier tiers, laissant la part belle aux femmes mais tenant encore sévèrement la route dans un rôle un peu différent et tout aussi intéressant. Qui se doutait qu’un robot tueur venu du futur pourrait développer une conscience au contact des humains ? Même Junkie XL à la musique fait du bon boulot, s’appropriant correctement les thèmes créés par Brad Fiedel.

On aurait aimé que Dark Fate prenne plus de risques plutôt que de copier son modèle, abandonne le numérique pour revenir à des effets spéciaux réels et qu’il desserre les dents (le film est hyper sérieux jusqu’à l’arrivée de Scharwzenegger à l’écran, qui permet de souffler un peu). Néanmoins, en ces temps de disette pour les amateurs d’actioners cette année (que retient-on vraiment en dehors de John Wick et de Gemini Man ?), ce Terminator est une agréable surprise, lorgnant bien plus du coté du film de Jonathan Mostow que de celui d’Alan Taylor (ouf !).

Si Terminator Dark Fate est le Réveil de la Force de la saga par bien des aspects, il faut maintenant espérer que sa suite soit l’équivalent des Derniers Jedi.

Terminator Dark Fate, de Tim Miller – Sortie le 23 octobre 2019

 

 

4 commentaires

  • Chucky dimanche 20 octobre 2019 23 h 37 min

    “il faut maintenant espérer que sa suite soit l’équivalent des Derniers Jedi.” Non, Star Wars 8 est une grosse purge je ne veux pas d’un Terminator de cet acabit. ^^

  • koko86 lundi 21 octobre 2019 9 h 51 min

    Les derniers Jedi était naze, faut arrêter de défendre l’indéfendable…En plus d’être mauvais il a totalement flingué la trilogie en déconstruisant ce qu’avait fait JJ (qu’on aime ou pas) pour ne rien proposer à la place.

  • Trackback: First TERMINATOR: DARK FATE Reviews + Surprise FAN Screenings | TheTerminatorFans.com
  • TK9999 mercredi 30 octobre 2019 10 h 51 min

    Pas tout à fait d’accord avec cette critique, bien trop gentille par rapport à Dark Fate, Ce film est bourré d’erreurs que ce soit au sens des personnages, jamais au grand jamais, la Sarah Connor de T2 n’aurait relaché ses défenses comme on peut le voir au début du film… les erreurs des impacts temporels (déjà présent dans T2 mais accentué ici par ce Dark Fate) en effet, tout événement ne s’étant pas déroulé dans le futur, ne peut avoir existence dans le passé, je m’explique, si à la fin du T2 Skynet est détruit (et donc jamais existé si on en croit Dark Fate) aucun Terminator ne devrait être présent (disparu de la trame temporelle ==> d’ou, à la fin de T2, le T-800/Schnitzel aurait dû disparaître comme on peut voir les effets dans Back to the Future) il y a / avait de l’idée dans ce Dark Fate, mais archi mal exploité ! Par contre tout à fait d’accord avec vous au // avec SW 7 et que les suites risquent d’être de belle bouse (toujours votre // avec SW8)… Bref à quand le prochain Terminator avec Schnitzel numérique et qui balayera encore tout d’un revers de main hydraulique ?

Ajoutez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués * sont obligatoires.