CloneWeb est à Sitges ! Sitges est une ville d’Espagne où se déroule chaque année le plus grand festival du film fantastique d’Europe.
Souvenez-vous. En 2009, nous y avons vu bien avant tout le monde des films comme L’Imaginarium du Dr Parnassus, The Road, Enter the Void ou encore Valhalla Rising.
Cette année, grâce à David, correspondant pour CloneWeb sur place qui a déjà travaillé avec nous notamment lors des interviews réalisées au NIFFF, on remet le couvert et on commence -ce n’est pas rien- par le prochain film de John Carpenter : The Ward !

Samedi 09 octobre 2010, arrivée à Sitges
Réveil à 6h30 et départ pour l’aéroport de Genève.
L’avion décolle à l’heure mais atterrit légèrement en retard à l’aéroport de Barcelone (EasyLate) ! Direction la gare afin de me rendre le plus rapidement à Sitges. Après avoir sauvé de justesse mon porte monnaie, à moitié sorti de la poche arrière de mon pantalon par un pickpocket pas très doué, le trajet en train est relativement cours et j’arrive à la gare de Sitges à 13h.
Après vingt minutes de marche, je trouve finalement mon hôtel, m’enregistre, pose mes valises et file en direction de l’hôtel du Melia pour récupérer mon accréditation. Une heure plus tard je réussis à récupérer le dit sésame (après quelques problèmes administratifs : inversion entre mon nom et prénom). Malheureusement, la période des projections réservées uniquement à la presse est déjà terminée (8h30 à 16h00) et je ne peux pas obtenir de billet pour les films de la journée. Je pars donc en direction de la salle de presse pour assister à la conférence du film Notre jour viendra. Les journalistes semblent surtout intéressés par Vincent Cassel, et les questions posées concernent finalement très peu le film. L’ambiance n’est vraiment pas terrible et l’équipe du film semble s’ennuyer.
Une fois la conférence finie, je pars manger et rentre de bonne heure (avant 23h00) à mon hôtel afin de me reposer avant ma première journée de festival.


Vincent Cassel à la conférence de Notre Jour Viendra

Dimanche 10 octobre 2010, 1er jour de festival
La première séance de la journée (programmée à 8h30) n’est autre que John Carpenter’s The Ward, dernier film en date du réalisateur cultissime de Halloween, The Thing, pour ne citer que deux titres d’une filmographie impressionnante. L’attente était donc énorme…
L’histoire en une phrase : après avoir mis le feu à une maison, Kristen se fait interner dans un asile psychiatrique, où semble régner un esprit maléfique décidé à éliminer toutes les jeunes femmes internées.
Je ne vais pas aller par quatre chemins : quelle déception ! Grand admirateur de plusieurs œuvres de Carpenter, j’attendais beaucoup de son nouveau film, après un Ghost of Mars décevant.
Dès les premières notes d’un générique original, où des images se reflètent dans des morceaux de verre d’un miroir brisé, on reconnaît la patte musicale de « Big John ». Malheureusement la suite se complique quelque peu…
Le scénario est celui d’une « ghost story » ordinaire et traite d’une thématique, la folie, déjà exploitée avec brio par Carpenter dans l’une de ses œuvres précédentes : L’antre de la folie. Le rôle principal, confié à la belle Amber Head (mademoiselle Mandy Lane), est celui d’une jeune femme au passé trouble qui va peu à peu découvrir le secret caché par ses camarades internées, ainsi que son propre passé.
Tout au long de la première partie du film, l’atmosphère de l’asile s’apparente plus à celui d’une collocation de jeunes top modèles, la plus moche étant la plus folle. Concernant la réalisation, Carpenter répète, sans grande réussite, les mêmes effets destinés à faire sursauter le spectateur. De plus, le film se termine avec un twist recyclé, qui atténue néanmoins quelques défauts précédemment cités.
A défaut d’être une véritable catastrophe artistique, The Ward est un film très moyen qui ne satisfera probablement pas les fans de Carpenter.

10h00. Nous avons juste le temps de sortir, faire la queue et à nouveau rentrer dans la salle du cinéma Auditori pour découvrir la deuxième projection du jour, la production locale Secuestrados de Miguel Angel Vivas.
L’histoire en une phrase : le soir de leur déménagement dans leur nouvelle maison, une famille se fait séquestrer par trois personnes.
Ce film de Vivas s’inscrit dans le genre thriller horrifique. Il est majoritairement composé de longs plans-séquences techniquement maitrisés qui facilitent l’immersion du spectateur, qui va « vivre » quelques heures avec la famille séquestrée. Cet effet de réalisme est également renforcé par l’aspect physique commun et le jeu réaliste des trois acteurs qui composent la famille.
Secuestrados contient plusieurs scènes choc efficaces, dont une directement empruntée au film Irréversible de Gaspar Noé. Malgré un début « trompeur », quelques longueurs et un scénario assez faible, Secuestrados est une agréable surprise.


L’équipe de Secuestrados

13h00, j’obtiens ma première interview du festival avec Romain Gavras, le réalisateur de Notre jour viendra. N’ayant malheureusement pas pu assister aux projections du film, le contenu de l’interview a été orienté sur sa période au sein du collectif Kourtrajmé et sur la réalisation de ses clips vidéo.
Gavras, heureux de pouvoir être interviewé dans sa langue natale, détaille ses premières expériences, sa complicité avec Kim Chapiron : son implication en seconde équipe sur le tournage de Dog Pound.
L’interview, qui était la dernière du réalisateur français avant son départ du festival, a duré moins de dix minutes et je n’ai pas eu le temps de poser la moitié des questions que j’avais préparées.

16h15, dernière séance de la journée, toujours à la salle Auditori, avec une comédie horrifique de Nicolas Golbart intitulée Fase 7.
L’histoire en une phrase : A la suite d’un virus, un couple est confiné dans leur appartement et va devoir apprendre à survivre avec les moyens du bord et surtout avec tout son voisinage.
Fase 7 utilise tous les codes des films de contamination à des fins comiques en suivant les péripéties d’un jeune couple ordinaire qui attend un bébé. Le début du long métrage contient plusieurs dialogues et gags de situation très drôles. Cependant, ce concept séduisant s’épuise dès la première demi-heure du film.

A 17h30, j’interromps la séance de Fase 7 pour suivre mon collègue de Clap.ch et ami Loïc qui a réussi à décrocher une interview de Richard Kelly, auteur du magnifique Donnie Darko et plus récemment de The Box.

18h00, dernière activité de la journée, l’interview tant attendue avec Richard Kelly. Lorsque nous arrivons sur place, Kelly a déjà enchaîné plus d’une heure d’interviews. Nous sommes les avant-derniers et disposons de moins de quinze minutes.
Nous découvrons un jeune réalisateur très timide qui va pendant plus de dix minutes nous expliquer son director’s cut de Donnie Darko (beaucoup plus orienté science-fiction) la version de Southland Tales qu’il aurait aimé réaliser et l’importance de réaliser des œuvres personnelles comme The Box. Kelly est vraiment un réalisateur passionnant et le temps qui nous est imparti s’épuise trop rapidement.

18h12 fin de l’interview, je demande à Kelly de me signer les DVDs de ses films. Le réalisateur est fortement intrigué par le design des jaquettes suisses et françaises et plus particulièrement sur celle de Southland Tales qu’il affirme trouver très belle.


David et Richard Kelly

Nous décidons de poursuivre notre début de soirée au centre ville où nous partons à la recherche de restaurants déjà ouverts ! Pas de films prévus pour cette nuit car la journée de lundi s’avère bien chargée !

– Votre correspondant de Sitges, David Cagliesi, pour CloneWeb

 

 

The Ward – Pas de date de sortie annoncée en France
Réalisé par John Carpenter
Avec Amber Heard, Danielle Panabaker, Mamie Gummer
L’expérience perturbante d’une jeune femme dans un asile qui est terrorisée par un fantôme.

 

Secuestrados (Kidnapped) – Pas de date de sortie annoncée en France
Réalisé par Miguel Angel Vivas
Avec Fernando Cayo, Ana Wagener, Manuela Vellés

 

Fase 7 – Pas de date de sortie annoncée en France
Réalisé par Nicolas Goldbart

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