Les Work in Progress sont, à Annecy, des évènements particuliers du festival d’abord parce qu’il est de tradition que le film soit présenté -quand le calendrier le permet- l’année suivante mais aussi parce que c’est l’occasion de voir des images bien avant tout le monde.

Ce mercredi matin, Steve Martino et Nash Dunnigan, respectivement réalisateur et directeur artistiques de Snoopy et les Peanuts avaient pris possession de la scène devant des festivaliers encore un peu endormi de la fête de la veille.

Avant de parler de ce qu’on a vu, on commence par la toute nouvelle bande-annonce.

 

“Life is a lot like baseball game.”

Je dois bien admettre avoir eu des craintes quand à Snoopy quand les premières images sont sorties. Le teaser mettait en avant la partie imaginée par le célèbre chien (autour de la Tour Eiffel) et une image montrait un personnage féminin.

Steve Martino et Nash Dunnigan ont su se montrer rassurant, tant ils vénèrent l’œuvre culte de Charles Schutlz.

S’ils n’ont pas dit évoqué l’histoire autant que je l’espérais, les deux collègues ont évoqué le fait que l’histoire mettrait en scène Charlie Brown et son envie d’aller parler à la jeune et jolie voisine rousse qui habite en face de chez lui, avec l’aide de son chien. Cette idée ne vient pas de Blue Sky mais de la descendance de Schultz qui travaille depuis plusieurs années sur une histoire destinée à devenir un long-métrage pour relancer la licence.

Martino, Dunnigan et les équipes du studio se sont donc plongés dans les travaux de Schultz pour reproduire le plus fidèlement possible son trait, tout en passant les personnages en 3D. Ils ont fait un boulot de recherche absolument titanesque, parce que les personnages dessinés dans les strips bien connus ne sont pas évidents à modéliser. Ainsi, Snoopy de profil peut avoir les deux yeux du même coté. Charlie Brown, lui, n’a pas les oreilles et les yeux à la même hauteur quand il est dessiné de face ou de profil et sa mèche de cheveux change de sens selon sa position, un peu comme les oreilles de Mickey. De fait, il était impossible de les modéliser en 3D comme on le fait de manière classique et encore moins de faire tourner la caméra autour d’eux, ça n’aurait ressemblé à rien. Blue Sky a donc dû trouver des astuces et inventer des techniques pour que le dessin de Schultz soit reproduit en conservant ses spécificités. Une bible a d’ailleurs été rédigée et chaque animateur ayant travaillé sur le projet a reçu une formation spécifique pour “réapprendre” une partie de leur métier avant de se mettre au boulot.

Le même genre de travail a été appliqué aux décors, aux costumes et aux corps des personnages : bien qu’en images de synthèse, ils conservent le trait parfois tremblant de Schultz tout en étant texturés de manière réaliste.

Le résultat (nous avons vu différentes séquences animées et une très longue bande-annonce) a au moins le mérite d’être joli et, même si vous ne verrez pas forcément tous les petits détails à l’écran, d’être incroyablement respectueux de l’oeuvre originale. Rien que pour ça, Martino mérite un bon point.

On verra le résultat définitif en fin d’année.

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