Boujour à tous!

Je suis Arkaron, votre hôte dans votre introduction aux aventures de Jack Burton, un des plus grands héros de notre temps. Je dis “de notre temps”, parce que les évènements qui nous intéressent directement se sont déroulés dans notre société contemporaine, cependant, il nous faudra parfois aller en amont pour acquérir tous les outils nécessaires à la compréhension de ce voyage initiatique.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voudrais d’abord m’assurer d’une chose. Vous croyez en la magie noire chinoise, n’est-ce pas? Je vous préviens tout de suite, nous, à Cloneweb.net, on y croit dur comme fer, et on espère bien que vous aussi. Si par malheur tel n’était pas le cas, la visite qui va suivre pourrait s’avérer sibylline à vos yeux comme à vos oreilles. Ouvrez donc votre esprit, prenez garde à ne pas dépasser la vitesse du regard, et embarquons à bord de la Côte de Porc Express.

Première destination: Chinatown. En fait, il s’agit plutôt de notre destination tout court, puisque nous y resterons pour toute la durée de la visite. N’ayez crainte, Chinatown est bien assez grande pour recéler nombre de surprises. L’endroit lui-même est assez fascinant. Mon prédécesseur et ami Egg Shen vous en aurait sans doute mieux parlé que moi, mais il a mystérieusement disparu il y a quelques temps déjà. Je vous parlerai rapidement de quelques éléments historiques, mais ce qu’il faut avant tout savoir, c’est que Chinatown est l’interface entre les cultures. Prise au piège au milieu d’occidentaux légèrement nombrilistes sur les bords (culturellement, j’entends), la communauté d’extrême orient a su conserver tout son exotisme. C’est à partir de 1973 et ses Cinq Doigts de la Mort que la culture asiatique commence à avoir une certaine influence sur les héros américains.

Et des héros américains, pour en avoir eu, on en a eu! Mais aucun, non, jamais aucun n’a égalé, ni en intelligence, ni en finesse, ni en humour, ni en charisme et ni en technique de combat le grand, l’immense, l’ineffable Jack Burton! De sa plus grande aventure, nous n’avons hélas pu récolter que des bribes, notamment grâce aux témoignages d’Egg Shen et de notre amie journaliste Margo.

La légende veut que l’implication de Jack Burton au combat titanesque qui a opposé les forces magiques du bien et de mal ait été fortuite. Un vieil ami à lui, un certain Buckaroo Banzaï, dont l’activité principale était de voyager à travers la huitième dimension, devait au départ être le grand héros de cette aventure, mais ne pouvant plus se rendre à Chinatown, il demanda à Jack de le remplacer. Ceci dit, ça tombait bien, Jack adore jouer au Fan Tan. Son aventure n’aurait pas commencé ici, mais à l’aéroport de San Francisco, lieu où il aurait rencontré pour la première fois la mystérieuse avocate Gracie Law, et témoigné de l’enlèvement de Maio Yin, la fiancée de son meilleur ami Wang, par un groupe de punks de la mort quand même super fashions (même pour l’époque).

Et voilà nos deux héros de retour à Chinatown, à la poursuite des vils kidnappeurs, toujours au volant de notre côte de porc préférée. Bien vite cependant, la sombre ruelle dans laquelle ils se retrouvent piégés se transforme en véritable champ de bataille entre les Chang Sings (les gentils) et les Wing Kong (les méchants), première réminiscence occidentale expiatoire des terribles et terrifiantes batailles de Zu, où les guerriers de la montagne magique avaient l’inhabituelle habitude de ne pas tenir en place pendant les affrontements. Bon, on ne sait pas réellement ce qui s’est passé ensuite, mais certains racontent qu’après un petit Chinese stand-off de derrière les fagots, Jack et son ami se seraient fait expulsés de terrain de jeu par trois trouble-fêtes un peu bruyants, surement des cousins éloignés des Maïtres de la Morts autrefois partis traquer l’Enfant Massacre. Vous suivez? Ouais, tranquille. C’est une question de réflexes. Bon alors à ce moment là, le problème, c’est que Jack s’est fait tirer sa côte de porc alors ils se rendent au resto de Wang, sobrement nommé Le Dragon du Lagon Noir pour réfléchir à tête reposer, retrouver Gracie, mentionner l’enfer des couteaux et raisonner que le chef des Wing Kong (les méchants) ne pouvait être que David Lo Pan, un puissant sorcier chinois qui aurait vécu il y a des milliers d’années.

Voyez-vous, une des particularités de monsieur Burton, c’est qu’il n’est pas le genre d’homme à laisser tomber ses amis. Et si aider ses amis signifie se déguiser en beauf nerdo-gentillet, ainsi soit-il. Cependant, leurs ennemis n’étant pas nés de la dernière pluie, leur stratégie échoue inévitablement, et Jack et Wang fomentent un nouveau plan pour infiltrer les entreprises Lo Pan et retrouver Miao Yin coûte que coûte, même si cela implique de passer par l’enfer des ébouillantés et celui des pécheurs à l’envers (oui, les chinois ont beaucoup d’enfers).

Faits prisonniers par un vieux grabataire en chaise roulante dont on sait bien peu de choses, Jack et Wang auraient pu s’enfuir grâce à leur ruse et leur sens de la diversion (quoique l’approche musclée ait visiblement perdu quelques unes de ses vertus), sauvant par là même leurs amis venus leur prêter main forte entre temps, mais s’étant eux aussi fait capturer. En sécurité, Jack et Wang réalisent soudain que leur expédition a quelque peu échoué… et y avait un Yéti nain aussi dans l’histoire… enfin, c’est ce qu’on raconte.

L’aide que je vous apporte s’arrête ici, je vous laisse découvrir les exploits accomplis par Jack Burton et son ami Wang (enfin… surtout par son ami Wang, en fait… hum-hum) pour contre-carrer les plans du diabolique Lo Pan, prêt à tout pour briser la malédiction que lui avait autrefois infligé l’empereur Qin Shi Huang et conquérir le monde! (vous ne croyiez tout de même pas que j’allais vous mâcher le travail?) Je peux cependant vous promettre une chose… du monde sous-terrain de Chinatown à l’arène de l’affrontement final en passant par un ascenseur aux vapeurs animales réveillées par une potion magique chinoise, vous quitterez la compagnie de Jack Burton avec une unique pensée, celle que vous venez de vivre la plus grande aventure de tous les temps et qui sait, peut-être qu’un jour vous recroiserez la route de la Côte de Porc Express…

2 commentaires

  • Paul lundi 19 juillet 2010 15 h 14 min

    Wahou, “Jack Burton”, THE film que je regardais tout gamin en boucle les Dimanches après-midi pluvieux….
    Toujours autant envie de le revoir !!! :)
    MERCI pour cette belle mise en bouche !!
    Paul

  • Trackback: CloneWeb » Un Dimanche, Une Critique : Ghosts of Mars

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