L’Etrange Festival s’est terminé ce dimanche avec Haunter de Vincenzo Natali en clôture (voir notre critique).

Le Prix Nouveau Genre a été attribué à The Major du Russe Yury Bykov. Le film dont Jean-Victor vous parle dans la suite sortira en France dans les prochains mois chez Zootrope Films. Le Prix du Public, lui, est allé à Why Don’t You Play in Hell que nous évoquions il y a quelques jours.

Une nouvelle fois, l’Etrange a prouvé pendant ces dix jours qu’il était le meilleur festival de film fantastique et de genre en France. Nos remerciements chaleureux vont à Xavier Fayet et Frédéric Temps en particulier pour l’accueil et la qualité de la programmation qui est offerte. A l’année prochaine !

 

Ugly
de Anurag Kashyap (2013)
Rahul et Shalini, les parents de Kali, 10 ans, sont divorcés. La fillette vit désormais avec sa mère et son beau-père, Shoumik, responsable d’une brigade de la police de Mumbai. Un samedi, alors que Kali passe la journée avec son père Rahul, elle disparaît. Commence alors une enquête où tout le monde devient suspect…

Fort du succès de son diptyque Gangs of Wasseypur, Anurag Kashyap continue son parcours étonnant en Inde avec un polar noir dans lequel flics et citoyens liés par des histoires de famille s’embrouillent sur la disparition d’une petite fille dont la recherche va devenir un véritable combat, chaque parti mettant des bâtons dans les roues aux autres pour la retrouver. Règlement de compte sauvage, chaque action parasitant un peu plus la vraie enquête, Ugly échappe aux clichés du cinéma bollywoodien pour mieux montrer le chaos régnant dans les hautes sphères du pouvoir, quand les remords personnels passent avant l’intérêt général. Un film poisseux et formellement solide, qui souffre malheureusement du trop grand nombre de personnages et de la complexification à outrance de ses multiples intrigues. Cela sert évidemment le propos, mais la mécanique infernale ne s’arrête jamais durant deux heures, et il est par moment difficile d’y voir clair dans cette course à celui qui trompera le plus les autres.

 

The Last Supper
de Lu Chuan (2012)
Yu est un jeune noble à la fois beau, téméraire et charismatique. À la tête de l’armée la plus puissante de l’époque, il est le chef de file de la révolte menée contre la cruelle dynastie Qin. Yu décèle un fort potentiel en Liu, un paysan, à qui il confie le commandement d’une troupe de 5 000 soldats…

Cinéaste chinois amateur des grandes fresques épiques et historiques comme son City of Life & Death, Lu Chuan a pourtant eu du mal à sortir dans son pays natal ce Last Supper, dans lequel le premier empereur Han retrace sa vie à l’aube de son décès. Désireux de revenir sur la vraie histoire au détriment des scènes d’actions iconiques qui rythment toutes les productions du genre (comme le récent Saving General Yang), Lu Chuan livre une œuvre toute en nuance, construite sur une série de flashbacks. Avec sa mise en scène élégante et d’une grande ampleur, il dresse par tableaux les grands faits d’un homme au parcours sidérant, ayant connu toutes les étapes de la hiérarchie et marqué le début de la dynastie Han. Surprenant dans son approche à contre-courant du genre, Lu Chuan signe là un film dense à la beauté saisissante.

 

The Major
de Yury Bykov (2013)
Un jour d’hiver, Sergey Sobolev, commandant de police locale, est en route vers l’hôpital où sa femme s’apprête à accoucher. Surexcité, il renverse un enfant qui meurt à la suite de l’accident. Le commandant a deux options : aller en prison ou cacher le crime. Sobolev décide alors de compromettre sa conscience et appelle un collègue pour l’aider. Mais l’affaire se complique et quand Sobolev change d’avis et décide de se racheter, il est déjà trop tard…

C’était parti pour être une bonne journée… Un capitaine de police russe se fait réveiller par le téléphone : sa femme accouche ! Pas le temps de prendre une douche que le voilà déjà à toute berzingue sur la route enneigée de la maternité, quand soudain un enfant traverse la route… Et là, c’est le drame serait-on tenté de dire, sauf que ce n’est rien par rapport aux conséquences de cet évènement que les collègues du héros vont tenter de cacher avant que celui-çi soit pris de remords, même quand cela ne lui est pas autorisé. Descente aux enfers traversant les genres au fil de son intrigue, The Major fait partie de ses productions indépendantes russes miraculeuses dans la radicalité de leur propos quand on sait combien l’état supervise la création cinématographique là-bas. Faisant état d’un système corrompu jusqu’à la moelle, dans lequel chacun met son grain de sable pour abuser ses pouvoirs conférés, Yury Bykov fait preuve d’un talent de metteur en scène saisissant, le crescendo de son intrigue sur moins de 24h étant parfaitement crédible tout comme certains plans séquences procurent une immersion totale. Sans doute trop long avec un final qui peine à trouver son point d’arrêt même si il s’avère aussi noir et désabusé que prévu, The Major rappelle par moment Assaut de John Carpenter et marque le début d’une carrière à suivre de près.

 

Wesley Willis’s Joy Rides
de Chris Bagley & Kim Shively (2008)

Ancien ami du sujet, Jello Biafra tenait à montrer dans sa carte blanche ce documentaire sur Wesley Willis, artiste libre et indépendant au parcours assez unique. Issu des milieux défavorisés et diagnostiqué schizophrène chronique, Wesley Willis passa une partie de sa vie à dessiner dans la rue des paysages complexes aux lignes de fuite spectaculaires, avant de s’adonner à la musique. Capable de produire 12 chansons sur une même mélodie et structurant chacun de ses titres exactement de la même manière, l’homme est pourtant l’auteur de 50 albums en 7 ans d’activité, et il se dit qu’autant de disques inédits restent en réserve. Un portrait touchant d’une force de la nature singulière, dont les actes de création provenaient d’un caractère malade mais profondément humaniste et solidaire, comme en témoignait sa bosse sur la tête, résultat ses coups de boule affectifs qu’il donnait à quiconque voulait bien. Sans pour autant briller, ce documentaire pittoresque rend un bel hommage à un homme hors du commun qui méritait d’être connu et dont la bonté d’esprit va droit au cœur.

 

English Revolution
de Ben Wheatley (2013)
Pendant la guerre civile, un petit groupe de déserteurs s’échappe. Ils sont capturés par deux hommes. L’un d’entre eux, un alchimiste, force le groupe à l’aider à trouver un trésor enterré dans un champ. En franchissant un vaste cercle de champignons, le groupe sombre dans la paranoïa et devient victime d’énergies terrifiantes…

Ben Wheatley fait partie de la famille de l’Etrange Festival qui l’a suivi dès ces débuts. On le découvrait là-bas il y a 3 ans avec son étonnant Kill List, il y était l’an dernier pour Touristes…
Pas étonnant de le voir revenir donc cette année pour A Field in England, retitré English Revolution en français, qui constitue un OVNI dans sa carrière tout en étant extrêmement logique dans la continuité. Présenté comme un huit clos dans un champ, le film qui se passe durant la guerre civile anglaise voit des hommes déserter la bataille avant de se retrouver sujet à des hallucinations en traversant des champs de champignons…
Sur le principe, A Field in England prêtait à un vrai délire expérimental et sensitif, qui délaissait la narration classique pour donner dans le pur trip viscéral. En réalité, la partie correspondante du film est extrêmement rapide, en plus de faire appel à des effets de mise en scène systématiques dans le genre (montage stroboscopique, images coupées et jouant sur la symétrie…). On voit bien les personnages dans un état second, mais la plupart du temps sans que la réalisation aide à partager l’expérience, le spectateur se retrouvant un peu seul face à des mecs qui délirent dans un champ.
Le noir et blanc reste admirablement travaillé, tout comme certains dialogues préservent le piquant propre au réalisateur, mais on ne peut s’empêcher d’être un peu déçus face à une promesse peu remplie, et à un appétit loin d’être rassasié.

 

The Station
de Marvin Kren (2013)
Janek est technicien dans une station de ski. La découverte d’un liquide rougeâtre s’échappant d’un glacier génère des effets toxiques sur les animaux de la région et bouleverse son existence paisible, soudainement confrontée à des hordes de monstres…

Le problème quand on donne dans un genre très côdé, c’est qu’on souffre souvent de l’ombre des géants qui ont fait le sel de ce type de film. The Station par exemple, voit des scientifiques en haute montagne faire face à un virus qui transforme les animaux du coin en mutants assoiffés de sang. Lieu reculé sous la neige, menace invisible qui peut prendre toutes les formes et station scientifique, tout ça ne vous rappelle rien ? Et si, The Thing de John Carpenter. L’influence est totalement assumée comme en témoignent certains clins d’œil, et le film prend le parti pris après une introduction très sérieuse de tomber dans la pantalonnade grasse où ça devient finalement drôle de voir des monstres se faire charcuter la tronche autant qu’ils déchirent certaines victimes. Très facile dans son humour, The Station s’autorise des facilités d’écriture béantes (oh tiens, une bimbo qui sort de nulle part au beau milieu du film !) et repose sur des gags prévisibles et bas du front, avec quelques effets gorasses pour se mettre le fan d’horreur moyen dans la poche. C’est correctement torché pour être respectable, notamment avec des monstres réalisés sans effets numériques, mais ça n’en reste pas moins anecdotique.

 

Les Dépravés
de Philippe Barassat (2013)
Un infirmier devient assistant sexuel pour des personnes lourdement handicapées afin de payer les études de sa fiancée…

Première mondiale à l’Etrange Festival pour le nouveau film de Philippe Barassat qui traite d’un sujet « polémique », ou en tout cas tabou en France : l’assistance sexuelle aux handicapés. Jérémie Elkaim joue un infirmier subissant la crise de plein fouet qui va secrètement se vendre aux handicapés pour les faire grimper aux rideaux. Produit hors du circuit français habituel avec une forte part de bénévolat, le film n’échappe aux figures récurrentes du film d’auteur français avec son narrateur extérieur à l’histoire en voix off, son noir et blanc un peu délavé ou son histoire d’amour un peu kitsch il faut bien le dire. Mais là où il échoue dans ses rapports entre personnes valides, Les Dépravés touche à quelque chose dans les relations entre son héros et les handicapés, le film réussissant à dédramatiser certaines situations sans pour autant en enlever la beauté et en traitant son sujet de manière assez directe, ce qui n’est pas rien. Elkaim s’est donné corps et âme pour le rôle, et même si le film n’est pas parfait, comme en témoigne un final qui repompe sans gêne Freaks de Tod Browning en plus d’être un peu déplacé, on espère qu’il fera parler de lui car il a le mérite de ne pas prendre de gants sans être trop lourd.

 

Dr Caligari
de Stephen Sayadian (1989)
Possédée par une libido exacerbée, Miss Van Houten est envoyée par son mari chez le Docteur Caligari, psychiatre dégénérée menant des expériences sur ses patients à renfort de décharges électriques et d’injections d’hypothalamus…

Suite de la rétrospective Stephen Sayadian avec un film non pornographique dans sa carrière, qui se présente comme la suite indirecte du mythique Cabinet du Dr. Caligari ! Fallait oser, mais le film n’a que peu à voir si ce n’est dans sa direction artistique qui donne la part belle aux décors tordus, aux perspectives étranges et à une palette de couleurs fluos en réponse aux nombreuses zones d’ombre qui construisent l’image. On ne vous le cache pas, le scénario est un peu indigeste, l’œuvre valant le coup surtout pour ses tableaux complètement fous et les recherches graphiques poussées qui meublent une œuvre trop longue dont le faible budget limite la variété des décors. A l’inverse, le travail accompli pour seulement 175 000 dollars reste honorable, et prouve une fois de plus que Sayadian avait de la suite dans les idées.

 

I Am Divine
de Jeffrey Schwarz (2013)
À l’occasion du 25e anniversaire de la mort de Divine, le documentariste Jeffrey Schwarz revient sur le parcours de la diva monstrueuse de Baltimore, ayant irradié quelques films sublimes et atroces (Mondo Trasho, Pink Flamingos, Female Trouble). L’occasion de revoir nos amis de la contre-culture, comédiens de l’école Waters comme Mink Stole, Tab Hunter ou l’immense Edith Massey. Un hommage drôle et touchant, approuvé par John Waters en personne.

Cette année, la deuxième nuit de l’Etrange était dédié à Divine, acteur américain connu pour son personnage de femme extravertie qui a défilé la chronique dans ses premiers films avec John Waters avant de connaître le succès au cinéma et dans la musique disco. Le documentaire de Jeffrey Schwarz ouvrait les festivités en retraçant la carrière de cet être tourmenté, entre son éducation stricte et aimante avant de faire son nom sur les scènes de théâtre de San Francisco ou de New York. Riche en témoignages divers et interviews de l’homme/femme concerné(e), I Am Divine livre un portrait complet du personnage ainsi qu’un bel hommage, et devrait intéresser autant les fans que les non-initiés.

 

Polyester
de John Waters (1981)
Dans la ville de Baltimore, les mésaventures de Francine, mère d’une famille atypique : un mari pornographe qui la méprise, un fils fétichiste des pieds et chaussures, une fille nymphomane enceinte…

Après quelques films indépendants réputés pour leur trash gratiné, John Waters passait à une production plus mainstream avec Polyester sans être docile pour autant. Portrait d’une Amérique perdue dans son propre modèle, Polyester explose le cocon familial sans retenue : le père propriétaire d’un cinéma porno se fait la malle avec sa secrétaire, le fils est recherché par la police pour avoir écrasé les pieds de nombreuses passantes, la fille tombe enceinte et traine avec des losers, tout ce beau monde laissant la mère de famille jouée par Divine seule chez elle avec ses bouteilles d’alcool, avant que le destin ne lui sourit à nouveau, du moins en apparence.
Il est étonnant de voir un tel film produit en 1981 quand aujourd’hui Hollywood n’ose plus rentrer dans le lard sans assumer jusqu’au bout. Acerbe et possédant une ironie mordante, Polyester est la rencontre réussie entre un auteur au propos conséquent et une production de luxe qui souhaite s’ouvrir au plus grand nombre. De plus, le film était projeté en Odorama, avec une petite carte possédant des ronds numérotés à gratter lorsque le chiffre correspondant s’affichait à l’écran. Un gadget inutile certes, mais qui avait le mérite de beaucoup amuser la salle avec ses odeurs de pizza, de cuir neuf, de putois, de cramé ou de déodorant…

 

Female Trouble
de John Waters (1974)
Dawn Davemport veut des chaussures à talons cha-cha-cha pour Noël. Mais ses parents refusent de lui acheter. Elle s’enfuit du domicile familial. Débute alors un itinéraire chaotique…

Avant d’accéder à une notoriété conséquente, John Waters & Divine défilaient déjà la chronique comme en témoigne ce Female Trouble dans lequel on suit différentes grandes étapes de la vie chaotique d’une américaine. Beaucoup plus violent dans ses gags, Divine se faisant par exemple violée par un cambrioleur joué par elle-même, Female Trouble trouve aussi peut être ses limites plus rapidement que sur les films suivants de John Waters tant cette farce grasse croule peut être un peu trop sous la volonté de choquer gratuitement. Certes, le film ne manque pas d’exploser du tabou à tour de bras et ne se refuse rien, mais l’ensemble devient rapidement répétitif et malgré un casting qui s’en donne à cœur joie, Female Trouble finit par ennuyer.

 

Lust in the Dust
de Paul Bartel (1985)
1884 : Rosie a échappé à une bande de voleurs qui voulait la violer, en les épuisant sexuellement. Elle rencontre dans le désert Abel, un beau cowboy taciturne, à la recherche d’un trésor caché, qui en découvre la carte sur les fesses de Rosie…

Parodie de western, Lust in the Dust signait les retrouvailles en Divine et Ted Hunter, l’un de ses partenaires à l’écran dans Polyester. Grâce à son humour absurde et sa bonne humeur, Paul Bartel signait là une sympathique comédie, dont le tournage éprouvant donna de bons résultats à l’écran tant ça sent le sable et la sueur avec une authenticité qui ne trompera personne. Entre numéros musicaux rigolos, quiproquos et situations un rien loufoques, le film varie suffisamment la formule sur la durée pour qu’on n’ait pas le temps de s’ennuyer, même si il lui manque un brin de folie supplémentaire pour réellement décoller car au final Lust in the Dust remplit sa mission sans faire d’étincelles.

 

Les 5000 doigts du Docteur T
de Roy Rowlands (1953)
Excédé par les leçons de piano imposées par sa mère, un jeune garçon s’endort en faisant ses gammes. Il se retrouve sous le pouvoir du maléfique Docteur T., qui ressemble étrangement à son professeur de piano…

Il n’est pas très connu en France et pourtant, le Dr. Seuss a fait partie de l’éducation de plusieurs générations d’américains biberonnés à ses histoires de Lorax, de Grinch ou de Chat chapeauté. Malgré les nombreuses adaptations cinématographiques de ces œuvres, il n’a travaillé que sur un seul scénario de film qui n’est autre que les 5000 doigts du Docteur T, dans lequel un enfant forcé de s’entrainer au piano sous le joug de son professeur un rien exigeant s’imagine soudain dans une forteresse maléfique dirigé d’une main de fer par le même professeur qui porte soudain le nom de docteur T. Prônant l’imaginaire en relecture du réel comme dans un certain Magicien d’Oz, il est étonnant de voir que le film de Roy Rowlands ne soit pas aussi populaire que celui de Victor Fleming tant les deux œuvres partagent un grand nombre de qualités. Entre son univers visuel chatoyant aux formes bizarroïdes, ses numéros musicaux enchanteurs ou son conte initiatique ne prenant jamais les enfants pour des imbéciles, Les 5000 Doigts du Dr. T mérite d’être redécouvert tant on tient là un classique un peu oublié, dont les excentricités et la douce folie le font paraître bien moins vieux qu’il ne l’est réellement. Heureusement pour vous, le film sera disponible en décembre chez Wild Side.

 

Les Chasses du Comte Zaroff
d’Ernest B. Schoedsack & Irving Pichel (1932)
Le Comte Zaroff, aristocrate décadent réfugié dans une île tropicale, est habité par la passion de la chasse aux grands fauves. Une passion qui dérive sur la chasse à l’homme, « le gibier le plus dangereux ». Zaroff provoque des naufrages afin de s’approvisionner en nouvelles victimes. Mais un jour, il va se trouver face à Robert Rainsford, un autre chasseur de fauves…

Que faire quand on a des décors gigantesques et une équipe entière de King Kong qui attendent des jours entiers de savoir si les effets spéciaux du film ont bien étés intégrés à l’image pour passer à l’étape suivante ? On fait un autre film bien sûr ! C’est la solution folle trouvée par le producteur de l’époque Merian C. Cooper, qui donnera lieu à ces Chasses du Comte Zaroff, magnifiquement restaurées par la société Lobster qui a découvert un marron du film (permettant de faire l’interpositif qui pourra servir de modèle pour les copies de série) en excellent état il y a de ça deux ans.
L’occasion de redonner une nouvelle jeunesse à cette œuvre qui n’a cessé d’être remakée depuis, et qui voit un aristocrate reclus dans sa forteresse prenant pour cible les naufragés piégés sur son île.
Facile de comprendre l’influence du film quand on voit son efficacité tant en une heure le film a eu le temps de poser des personnages et de dérouler son histoire intégralement sans raccourcis ni facilités. Un modèle de narration, encore aujourd’hui.

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