Le cinéma, ce n’est pas que pour les plus grands. Régulièrement sortent des programmes de courts métrages ou même des longs destinés aux plus jeunes. Les exploitants de salles, eux-même, rivalisent d’idées pour que vous puissiez emmener vos enfants au cinéma dès le plus jeune âge : programmation courte, lumière tamisée, volume sonore raisonnable. A Paris, le Forum des Images propose même chaque année un festival pour les mioches à partir de 18 mois. Joyeuse Jungle, du réalisateur letton Edmunds Jansons fait partie de cette catégorie.

On suit une petite fille de neuf ans dont les parents sont des explorateurs qui vivent dans la jungle – parce que pourquoi pas ? Elle est de retour chez eux pour les vacances d’été mais eux-même doivent s’absenter. L’occasion est trop belle pour le petit frère de quatre ans qui décide de suivre une créature fantastique et de s’enfoncer dans la forêt. Elle va devoir le retrouver, alors des chasseurs veulent l’animal mythique.

La création graphique d’Elīna Brasliņa vous rappellera sans doute tout un tas de livres pour enfants que vous avez chez vous tant l’autrice lettone est prolifique en matière d’illustrations. L’animation est numérique, avec une discrète 3D par-ci par là et de jolies couleurs chatoyantes.

L’histoire, elle, est loin d’un Pixar ou d’un Dreamworks avec ses multiples niveaux de lecture. On est sur un sentier plus ou moins balisés, marqué néanmoins par tout un tas d’embûches qui devraient tenir en haleine les plus jeunes, d’autant que le film met en avant de jolies valeurs comme le respect de la nature et d’autrui. C’est plus du coté des parents que le bât va blesser, le film manquant d’un second niveau de lecture ou de rebondissements moins évidents.

Néanmoins difficile de ne pas saluer ce genre de petite production. Le milieu dans son ensemble – celui des productions pour les plus jeunes – mérite un coup de projecteur.

Joyeuse Jungle, de Edmunds Jansons – Sortie en salles le 7 octobre 2026

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