Deauville s’est terminé ce week-end, récompensant 99 Homes de Ramin Bahrani du Grand Prix et Tangerine de Sean Baker du Prix du Jury. La critique a préféré Krisha de Trey Edward Schults.

Le public, lui, a couronné Dope de Rick Famuyia. Et Alex se joint (ci-dessous) aux votants puisque le film est ce qu’il a vu de mien pendant cette semaine. Il sortira, heureusement, début novembre en France.

 

Dope – Sortie le 4 novembre 2015
Réalisé par Rick Famuyiwa

Imaginez un mix entre Les Goonies, Scott Pilgrim, 21 Jump Street, qui sent bon la culture pop, produit par P. Diddy, Pharrell Williams et Forest Whitaker, le tout à la sauce GTA. Et vous avez Dope, une vraie petite bombe comme on en voit rarement.
On y suis Malcolm, un lycéen, geek, fan de hip-hop et des années 90. Il habite dans les Bas-Fonds de Los Angeles, où on n’y trouve à peu près que de la drogue et des coups foireux. Lui il est cool, il traîne avec ses deux potes Jib et Diggy. Ils veulent aller à Harvard, ont des bonnes notes et un groupe de funk. Malcolm va se retrouver malgré lui dans une affaire de drogue et il va tout faire pour s’en sortir de façon la plus cool possible.
Sans trop vous en révéler, Dope est drôle, bien écrite, fraîche, comme on aimerait en voir plus souvent. Se jouant des clichés du genre qu’on peut voir dans les films de gangs, Rick Famuyiwa dépeint 3 personnages haut en couleurs. La mise en scène n’est également pas sans rappeler celle de Edgar Wright sur Scott Pilgrim. Une véritable réussite et ce qu’on a vu de mieux à Deauville.

 

James White (2015)
Réalisé par Josh Mond

Pour son premier film, Josh Mond frappe très très fort et décide d’attaquer le sujet du cancer de plein fouet. On y suit James White (Christopher Abbott, sosie officiel de Kit Harrington avec beaucoup beaucoup plus de talent), un jeune homme qui vient de perdre son père dont il n’était pas proche. Parallèlement à ça, il s’occupe de sa mère atteinte d’un cancer en stade IV.
Au delà de l’approche ultra-réaliste de la maladie, il l’est surtout sur la relation entre les personnages et traite de la solitude que l’on peut éprouver dans ce genre de cas, dans la perte d’un proche, dans le deuil ou dans la maladie, quand bien même on peut être bien entouré.
Résolument triste, le film n’en est pas pour autant pessimiste comme l’atteste un dernier plan remplis d’espoir. A l’inverse des nombreux films qui traitent du cancer de façon heureuse, ici, James White est surtout un film vrai, qui parle de la vie, de ses hauts et ses bas. Brillant.

 

Emelie (2015)
Réalisé par Michael Thelin

Et si votre baby-sitter était en fait une psychopathe tarée qui veut simplement enlever votre enfant ? Voilà à peu près le pitch de base de ce très mauvais Emelie, qui finira surement dans la case DTV tant il n’y a rien à sauver.
Mise en scène à la ramasse, histoire idiote et personnages stupides, Emelie n’essaie ni de déranger ni de faire peur et est un véritable ratage en tout point. On s’ennuie ferme, les 1h23 paraissent une éternité. Les acteurs, passables, ne viendront pas sauver le film du naufrage

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