Sans Identité est le nouveau film de Jaume Collet-Serra, réalisateur du pas terrible Esther d’après un bouquin de Didier Van Cauwelaert appelé Hors de Moi et sorti en 2003.

Je ne sais pas vraiment ce qui reste du bouquin et si Van Cauwelaert en avait fait un thriller se voulant nerveux mais c’est pourtant ce qu’est le film. Avec Liam Neeson, Diane Kruger et la très très très jolie January Jones.

Critique.

 

 

Sans Identité (Unknown) – Sortie le 2 mars 2011
Réalisé par Jaume Collet-Serra
Avec Liam Neeson, Diane Kruger, January Jones
Alors qu’il est à Berlin pour donner une conférence, un homme tombe dans le coma, victime d’un accident de voiture. Plus tard, une fois réveillé, il apprend qu’un autre homme a pris son identité et cherche à le tuer. Avec l’aide d’une jeune femme, il va tout mettre en œuvre pour prouver qui il est.

 

Sans Identité avait, sur le papier, tout pour être un thriller réussi. Un casting intéressant avec Liam Neeson en tête mais la présence de bons seconds rôles comme Frank Langella, une bande annonce qui faisait envie et un pitch attirant. Le tout aurait pu ressembler au sympathique Taken de Pierre Morel mélangé à des éléments à la Jason Bourne.

Malheureusement Sans Identité est beaucoup trop “déjà-vu ailleurs” pour être intéressant.
Pourtant le film démarre de manière intéressante. On ne suit pas un agent secret à New York mais un scientifique et sa femme arrivant à Berlin pour un colloque. Il aura rapidement un accident de taxi à cause d’une bêtise : une valise oubliée à l’aéroport qu’il part rechercher. A l’hôpital, il ne se souvient plus de ce qui s’est passé mais n’est pas totalement amnésique. Il a surtout vécu un choc qui ne l’empêche pas de retrouver sa femme après plusieurs jours. Mais elle ne le reconnaitra pas et, pire, lui présentera un autre homme comme son mari.

Et là on se pose toutes les questions possibles car rien n’est vraiment clair. Éléments fantastiques ? Dimension parallèle ? Manipulation médicale ? Complot ? Tout est fait pour qu’on se demande ce qui a pu se passer et le démarrage laisse vraiment toutes les possibilités ouvertes.
Mais une fois que le personnage de Neeson commence à se rendre compte de ce qui lui arrive vraiment, on bascule dans la facilité. Chaque élément donne l’impression d’avoir été déjà vu ailleurs 1000 fois, même si ce n’est pas forcément le cas. Vous savez, dans ces thrillers à base de course-poursuite et de vérité à découvrir, il y a toujours un vieux qui est là pour conseiller le héros -souvent lui-même un personnage repenti (ici un ancien de la Stasi, le service d’espionnage de l’ex-Allemagne de l’Est), une jolie fille qui ne sert à rien si ce n’est à apparaitre en débardeur et laisser penser qu’elle pourrait finir avec le héros et un débrouillard qui connait la ville comme sa poche et est de toutes les magouilles pour vous dégotter un téléphone portable, une voiture ou des fringues (ici, les deux sont le personnage de Diane Kruger).
Et comme toujours dans ce genre d’ambiance, la toute fin est à la fois rocambolesque et cousue de fil blanc. Alors que le début du film étant prenant et qu’on pouvait se poser des questions, on se retrouve avec une fin mal fichue dont certains éléments ne sont là que pour permettre une bagarre finale.

Coté réalisation, Jaume Collet-Serra expérimente des choses différentes. Là aussi, le début est intéressant, les mouvements de caméra cherchant à retrancrire les émotions de Neeson et pas seulement grâce à quelques plans à la première personne. L’image vacille quand il tombe, se floute quand il ne sait pas où il est et devient dynamique quand il montre qu’il conduit suffisamment bien pour assurer lors d’une poursuite dans les rues de Berlin. Mais comme pour le scénario, ça finit par s’arrêter et manquer d’originalité.

Ajoutez à cela un Liam Neeson peu impliqué reprenant le genre de personnage qu’il incarnait dans Taken et des seconds rôles pas plus motivés que lui. Heureuement pour nous, il reste l’éblouissante January Jones, absolument charmante lors de chacune de ses apparitions. On a hâte de la voir en mutante.

On sort de ce Sans Identité en se disant qu’on avait déjà vu le film avait. Et c’est bien dommage.

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