Raiponce est le 50e long métrage d’animation réalisé par les studios Disney, le premier étant Blanche Neige, sorti en 1937. C’est également la première histoire d’une princesse dessinée par Glen Keane (comme Ariel) à passer à la 3D et c’est surtout un dessin animé qui a finalement assez peu de rapport avec sa promo à la Dreamworks puisqu’on est bel et bien dans le Disney classique.

Le film sort le 1er décembre un peu partout mais sera visible à Paris au Grand Rex à partir du 17 novembre ainsi que grâce au Rotary Club le mardi 23 en avant-première dans toute la France en faveur de la recherche sur les maladies du cerveau.

Vous pourrez alors découvrir à quel point Raiponce est un bonheur à voir…

Raiponce – Sortie le 1er décembre
Avec les voix françaises de Maeva Méline, Isabelle Adjani et Romain Duris
Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une mystérieuse tour, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle et téméraire jeune fille à l’impressionnante chevelure de 20 mètres de long, gardée prisonnière par Mère Gothel. L’étonnante geôlière de Flynn cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée depuis des années. Elle passe alors un accord avec le séduisant brigand… C’est le début d’une aventure délirante bourrée d’action, d’humour et d’émotion, au cours de laquelle l’improbable duo va rencontrer un cheval super-flic, un caméléon à l’instinct de protection surdéveloppé, et une drôle de bande de malfaiteurs.

Évoquée dans le documentaire “Waking Sleeping Beauty”, les studios Disney ont eu une période fastueuse jusqu’à la fin des années 90. L’entrée dans les années 2000 s’est fait plus douloureusement avec quelques tentatives de 3D (Dinosaures), des dessins animés drôles et décalés mais finalement peu dans l’esprit d’origine de ce qui a fait le studio de la firme (Lilo et Stitch) et quelques productions oubliables (La Ferme Se Rebelle) ou oubliées (Atlantide l’Empire Perdu, sur lequel a pourtant collaboré Mike Mignola).

Presque dix ans plus tard, après l’arrivée de John Lasseter chez Disney suite au rachat de Pixar, les studios Disney reviennent sur le devant de la scène avec le sympathique La Princesse et la Grenouille, fêtant le retour de l’animation traditionnelle et offrant quelques jolies séquences. Mais le film ne suffit pas à ranimer la flamme des spectateurs et à renouer avec la tradition du fameux Disney de Noël qu’on va voir en salles dans le froid de Décembre.

Heureusement, arrive un nouveau long-métrage d’animation, le 50e depuis Blanche Neige : Raiponce. “Heureusement” est vraiment le terme tant on peu l’avouer après avoir vu le film : Disney est de retour !
Pourtant le projet n’a pas été évident à monter. Il faut remonter à Walt lui-même pour retrouver trace des premières idées d’adapter ce conte de Grimm évoquant dans sa version d’origine d’abord de la salade. C’est ensuite Glen Keane (créateur d’Arien ou encore de la Bête) qui en prend les rennes et commence à dessiner. Mais Michael Eisner, alors à la tête des studios, veut un Shrek-like… Le projet rame, mouline et finit par voir le jour grâce à Byron Howard et Nathan Greno, reprenant le style visuel de Keane et le transposant en 3D.

Et quel style ! Raiponce est un film visuellement magnifique. Le trait de Keane allié à la 3D et à ce qu’elle permet aussi bien en termes de détails que d’animation donne des images absolument éblouissantes de couleurs. L’animation est vive, fluide, détaillée, tout y est précis. Il n’a visuellement pas de fausse note.
Je n’ai pas pu voir le film en 3D relief donc ne peux malheureusement pas vous parler de l’avantage de porter des lunettes (ou pas) dans une salle…

Pour faire fonctionner la machine, Howard et Greno appliquent une recette qui fonctionne et qui a fait les beaux jours de Disney dans les années 90.
Raiponce est donc un film musical, avec beaucoup (trop au gout de certains) de chansons composée dans un style plutôt folk par Alan Menken. Le compositeur s’offrira même le luxe d’un morceau de musique dansé à l’écran mais sans aucune parole absolument somptueux.
Les réalisateurs décident également de reprendre le principe des mascottes, personnages secondaires souvent amusants mais indispensables à l’histoire comme l’étaient Sébastien dans la Petite Sirène ou Monsieur Lumière dans la Belle et la Bête. Ici, on suivra Pascal, un caméléon vraiment drôle ainsi que Maximus, un cheval un peu horripilant mais qui se révèlera indispensable.

Mais nous sommes en 2010. Il faut donc moderniser un peu l’ensemble. Exit donc l’histoire banale des Frères Grimm avec une jeune fille s’ennuyant dans une tour. L’histoire n’a pas grand chose à voir puisque Raiponce est une princesse qui ignore l’être, enfermée dans une tour parce que sa chevelure longue et magique procure la vie éternelle. Et si Raiponce est une princesse classique qui rêve de changement, c’est aussi une jeune fille sans doute plus forte que les précédentes, bénéficiant de longs cheveux lui permet d’accomplir quelques actions et de convaincre Flynn Rider de l’accompagner dans son aventure.

L’histoire, racontée par Flynn en voix off, est également marquée par beaucoup d’humour. Mais contrairement à un Shrek dont les blagues sont soit vulgaires soit beaucoup trop référencées dans une époque, l’histoire ici fonctionne grâce à des dialogues soignées et des situations cocasses vraiment drôles.

Vous l’aurez compris, Raiponce est un grand Disney. Renouant avec de vieilles traditions, et en y ajoutant quelques éléments modernes mais bien choisis, il permet de renouer avec cette fameuse tradition du Disney de fin d’année évoquée plus haut et pour laquelle La Princesse et la Grenouille avait ouvert le bal. On espère maintenant que ça ne soit que le début !

– Marc

2 commentaires

  • Broack Dincht mardi 9 novembre 2010 11 h 33 min

    amen!
    J’irai le voir, c’est sur.

    Contrairement à pas mal de gens dans mon entourage, j’aime bien l’aspect comédie musical des films de disney.

    La princesse et la grenouille m’avait un peu déçu, surtout au niveau du scénar et persos secondaires (le crocodile et la luciole, vaste blague). Pour le reste, visuel, 2d et chansons c’était nikel

    Pour Raiponce, à voir la BA, ils ont quand même l’air d’avoir garder un côté Shrek

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