Dans la série “je vais voir des drames pour me faire une idée, et français qui plus est”, je demande La Lisière, premier film de Géraldine Bajard sur les écrans de France le 27 avril prochain.

Au casting, Melvil Poupaud, Audrey Marnay, le toujours excellent Hippolyte Girardot mais aussi la jeune Pauline Acquart vue dans La Naissance des Pieuvres dans une histoire mettant en scène la jeunesse d’une petite ville naissante de province.

Voici ma critique.

La Lisière – Sortie le 27 avril 2010
Réalisé par Géraldine Bajard
Avec Melvil Poupaud, Audrey Marnay, Hippolyte Girardot
François, jeune médecin fraîchement diplômé, quitte Paris pour s’installer à Beauval, une ville nouvelle, où les pavillons flambant neufs s’alignent avec monotonie. A peine arrivé, il devient la cible d’un groupe d’adolescents, emmené par le charismatique Cédric. A la lisière de la forêt, le groupe s’adonne à des jeux dangereux, pour tromper son ennui. Jusqu’au jour où un de leurs jeux de rôles tourne mal…

 

Il y a des films dont on ne sait que penser. On se dit, à la sortie de la projection, qu’on va dormir dessus, que les idées seront plus claires le lendemain. Et pourtant, quelques jours après, le sentiment est toujours le même : la perplexité.
Je ne sais toujours pas quoi penser de La Lisière, premier film de Géraldine Bajard.

Drame français sur la jeunesse actuelle, le film rappelle à bien des égards le fameux Simon Werner a Disparu notamment dans sa manière de filmer les adolescents mais aussi en essayant de faire une œuvre un peu intemporelle et qui pourrait surtout se dérouler n’importe où. Mais là où le film de Fabrice Gobert était clair et limpide, celui de Géraldine Bajard s’enfonce dans le bizarre. Le premier raconte en effet une histoire de disparition via plusieurs points de vues permettant de comprendre petit à petit ce qui s’est réellement passé.
Le deuxième a une histoire moins évidente à aborder. On va suivre un jeune médecin qui arrive dans une sorte de banlieue nouvelle, à moitié en construction et dont toutes les maisons se ressemblent. Il va y côtoyer la jeunesse locale, particulièrement celle qui s’ennuie dans ce petit bourg d’un coin de France, passe son temps à la cafétéria du supermarché et et à la Lisière de la forêt pour d’étranges rituels.

C’est bien d’étrangeté qu’il va s’agir dans la Lisière puisque tous les personnages semblent bizarres, aidés par un jeu de couleurs assez ternes et des situations qui n’arrangent rien. On a parfois l’impression que ce village est celui du Prisonnier (la série avec Patrick McGowan) et l’ensemble est parfois déboussolant dans le bon sens du terme, d’autant plus qu’il est souligné par une excellente bande originale.
Se dégage aussi de tout ça une certaine sensualité frôlant avec l’interdit, grâce à la présence de jeunes filles souvent mineures et voulant se rapprocher du monde des adultes.

Mais le problème vient du fait que c’est parfois trop étrange et peu cohérent. Le jeune médecin arrivant de la ville aurait dû paraitre normal, ainsi que sa compagne qui vient de le rejoindre, mais au final il ne tranche pas plus que ça avec le reste de la population.
Qui plus est, le film est plombé par des scènes sortant de n’importe où, dans lesquelles on se demande vraiment ce qui passe par la tête des personnages.
Et, surtout, certains acteurs sont très mauvais et on finit par se demander si finalement cette ambiance si particulière, si prenante par moment et si à coté de ses pompes à d’autres, n’est pas tout simplement dûe à une absence de talent et si tout cela n’est donc pas involontaire.

Je sais qu’au final cet avis n’est pas d’une grande aide mais j’ai manifestement encore besoin de beaucoup dormir sur La Lisière pour savoir ce qu’il y avait à en retenir.

1 commentaire

  • Cybernyber vendredi 15 avril 2011 14 h 48 min

    Dommage de ne pas retrouver de critique de la musique! j’attendrai le 27 pour donner mon avis…
    en attendant j’adore la musique, Bo par Mrs Good, à écouter sur http://www.mrs-good.com

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