Après Nous les Chiens ou encore Trolls Tournée Mondiale, on continue à vous parler d’animation toute la semaine sur CloneWeb. Avec cette fois, La Famille Willoughby sorti sur Netflix pendant le confinement.

 

LA CRITIQUE

La Famille Willoughby est le second long métrage original produit par Netflix après le sublime Klaus dont nous avions longuement parlé ici. Après avoir travaillé avec les Espagnols de Spa Studios, le portail de vidéo s’est tourné vers Bron Studios, une société habituée à produire surtout du live (dont le récent Bombshell ou la probable suite de Robocop) et vers l’adaptation du bouquin Les Willoughby de Lois Lowry paru chez nous en 2010.

Dans le film réalisé par Kris Pearn (Tempête de Boulettes Géantes 2), on va faire la connaissance d’une famille bien particulière qui vivent dans le dernier manoir d’une grande ville moderne. Voulant se débarrasser de leurs parents, qui de toutes façons ne les aiment pas, les enfants les envoient en voyage en espérant qu’ils ne reviennent jamais. Mais la mise en vente de la demeure familiale va les obliger à partir quand même à leur recherche.

En lisant ce pitch, vous vous dites que vous n’êtes pas forcément devant de l’animation pour les plus jeunes et vous aurez bien raison. Sous ses faux airs de film d’animation pour les tous petits, mignon et coloré, se cache un film visant d’abord les parents. Pas question de montrer aux jeunes têtes blondes une histoire où les parents sont les méchants. Par contre si vous avez des mioches, le film vous parlera complètement, à condition d’adhérer à sa tonalité étrange, mélange de comédie burlesque et de film d’aventure.

Avec son rendu très réussi en fausse stop motion (tout est numérique, si si), La Famille Willoughby se révèle être un film très surprenant, quelque part entre Roald Dahl, Tim Burton et la Famille Addams. Le visuel, qui veut vraiment rappeler les productions Aardman, surprend au début mais une fois qu’on se laisse embarquer, ça fonctionne bien d’autant que les personnages sont hauts en couleur. Citons en particulier deux jumeaux qui se partagent un pull et se l’échangent avec un sens du timing très à propos, un bébé qui vomit des arcs en ciel ou encore une “brigade des orphelins” qui n’est pas sans rappeler la police vegan de Scott Pilgrim.

Pour autant, La Famille Willoughby manque un peu d’écriture. L’histoire est finalement assez linéaire et prévisible et est beaucoup trop chapitrée, manquant de liant. Netflix oblige, on se dit que le résultat aurait tout aussi bien fonctionné en mini-série tant le film enchaine les séquences sans réel lien entre elles.

Mais ce n’est pas grand chose au vu du résultat final, qui vous fera forcément marrer. Avec le film Kris Pearne, et après Klaus, Netflix confirme avoir le nez creux en matière de film d’animation. Espérons donc que la suite soit du même tonneau.

La Famille Willoughby, de Kris Pearn – Disponible sur Netflix

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