Nous avons vu Cloud Atlas. Sur CloneWeb, le projet nous intéressait depuis longtemps. Non seulement à cause du caractère si particulier du livre La Cartographie des Nuages, mais aussi parce qu’il signait le retour des Wachowski à la réalisation quatre ans après Speed Racer

Malheureusement, et ça a été l’objet de longues polémiques sur la toile, Warner Bros a choisi de ne sortir le film que le 13 mars prochain, soit un bon mois après la mise en vente du blu-ray américain, une aberration qui se justifie sans doute par la frilosité du studio, craignant que le caractère si unique du film et de son sujet ne permette pas de remplir les salles.

Mais l’engouement du public est quand même là, comme le prouve le nombre incroyable de vues qu’a fait la longue bande-annonce sous-titrée par nos soins. Jean-Victor a donc pris son sac à dos et a traversé les Alpes pour aller voir le film en Suisse, où il est sorti coté germanophone.

C’est un évènement : voici la critique de Cloud Atlas.

 

LA CRITIQUE

La dernière fois qu’on les avait vu, les Wachowski étaient là où personne ne les attendait. Avec un Speed Racer aussi halluciné qu’hallucinant, ceux qui avaient fait fantasmer les geeks du monde entier défonçaient tellement de portes avec leur film pour enfants qu’ils laissèrent la majorité du public sur le carreau, celui-ci étant trop ébouriffé et déboussolé par la folie et l’avant gardisme de ce singulier objet pour reconnaître le génie auquel il carburait. Un bide monumental après la ligne d’arrivée, poussant certains à espérer que les Wacho reviendraient à un cinéma plus consensuel et classique.
C’est alors qu’arrive Cloud Atlas avec son 3ème réalisateur Tom Tykwer, ses 6 temporalités différentes et son statut de film indépendant le plus cher de l’histoire du cinéma.
Tenez-vous prêts, les Wachowski sont bel et bien de retour…

Adaptation du roman éponyme de David Mitchell sorti en 2004, Cloud Atlas peut figurer allégrement au sommet de la liste des romans inadaptables trouvant la voie du portage sur grand écran. Il y a en effet de quoi sacrément se prendre la tête à imaginer comment faire en un seul film cette histoire qui en comporte à vrai dire 6, dispersées de 1850 à un futur post-apocalyptique et dans lesquels des personnages très différents voient leur parcours influencé par celui des autres.
La vraie difficulté de cette cartographie des nuages réside dans sa structure éminemment littéraire, le roman commençant par la moitié des 5 premières histoires (A, B, C, D, E), continuant par la 6ème en intégralité, et proposant la fin des intrigues débutées dans l’ordre inverse (E, D, C, B, A) afin de boucler la boucle là où tout a commencé.
Une construction pyramidale évidemment impossible sur grand écran, l’exposition successive toutes les 20 minutes d’un nouvel environnement et d’un nouveau personnage devenant vite un vrai labyrinthe pour le spectateur qui risque, et on le comprend, de perdre rapidement le fil.
Si cela n’était pas suffisant, un défi supplémentaire venait se greffer à l’ensemble : la forme du récit. Chaque partie de l’histoire est en effet un écrit transmis au personnage suivant par un moyen ou un autre. Par exemple, l’explorateur Adam Ewing de la première histoire écrit un journal qui sera lu par hasard par le héros du 2ème segment Robert Frobisher, dont la correspondance épistolaire avec un ami va être retrouvé par la journaliste Luisa Rey dans la 3ème partie, etc…
David Mitchell avait rondement pensé la chose pour le papier, et même si la matière était déjà là pour en faire un film passionnant, les instigateurs de la chose étaient condamnés à se prendre le chou pour retranscrire la quintessence de l’œuvre de manière cinématographique. Un véritable défi qui ne faisait pas peur aux Wachowski, dont ce ne serait pas le premier exploit (ils ont réussis à vendre le script de Matrix à Hollywood, rendez-vous compte !), ou à Tom Tykwer, qui s’était déjà frotté avec succès à une autre adaptation elle aussi casse gueule : celle du Parfum de Patrick Suskind.

A ceux qui jurent donc par la fidélité la plus littérale possible à l’œuvre originale, la réponse de Andy, Tom et Lana est très simple : trahissez ! Reprenant ce bon vieil adage selon lequel il faut trahir pour mieux respecter (ce qu’un Peter Jackson a très bien compris à l’inverse d’un Zack Snyder), Cloud Atlas éclate d’emblée la structure narrative du bouquin et la reforme sous un angle nouveau.
Fini la Pyramide, bienvenue un puzzle à première vue complexe puisque le pré-générique du film nous présente très rapidement chaque protagoniste du film sans que le non initié ait le temps de comprendre qui il est et quel est son lien avec les autres. Cette introduction abrupte qui joue simplement sur des connexions thématiques très simples a toute son importance et nous donne à ressentir rapidement la symphonie à laquelle nous allons assister, avec le mouvement qui la caractérise.
En soit, la structure de Cloud Atlas rappelle l’introduction dantesque de Speed Racer, dans laquelle une série de flashbacks ponctuaient la première course du film pour amener le background de chaque membre de la famille Racer avec leur rapport à l’évènement en cours, pour poser les enjeux multiples de cette course durant son déroulement. On pouvait déjà y voir la confrontation entre le passé, le présent et le futur, et ce dans une seule image grâce à l’utilisation de la ghost car issue des jeux vidéo de course automobile.
Reprenez ce schéma scénaristique et essayez de l’imaginer sur un long métrage entier.
Vous avez alors une toute petite idée de ce qu’est Cloud Atlas.

On parlait un peu plus tôt d’une symphonie avec son mouvement, et c’est l’image la plus facile que l’on puisse trouver pour expliquer la construction du long-métrage. Durant les 20 premières minutes, les 3 réalisateurs exposent chronologiquement et tour à tour les 6 personnages principaux dans leur univers, afin que le spectateur puisse comprendre clairement les différents environnements dans lesquels il va sans cesse évoluer. Car une fois cette étape passée, l’œuvre met un terme à l’enchainement chronologique et vogue d’une époque à une autre comme bon lui semble. Un exercice déroutant qui nous pousse à non seulement suivre 6 intrigues à la fois, mais aussi à essayer de les raccorder les unes aux autres, auquel cas le tout serait d’une vacuité hors norme. C’est dans ce processus délicat que le film puise sa plus grande force, tant il ne sert à rien de chercher à tout comprendre tout de suite.
Il suffit de se laisser porter par le film et son rythme, le plan global de cette/ces histoire(s) venant de lui même petit à petit. Non pas que le tout soit donné sur un plateau, mais la progression du film est pensée de manière à ce que les connexions tombent sous le sens et que l’idée générale vienne d’elle même. Ne vous attendez donc pas à ce que le concept soit expliqué de manière didactique dans des tunnels de dialogue à la Inception, c’est à la seule force du langage cinématographique que les Wachowski et Tykwer donne naissance à la cartographie imaginée par David Mitchell.

Pur film de montage, Cloud Atlas jongle avec ses intrigues durant ses 2 heures 40 et s’avère être un monstre narratif dont les secrets et mécanismes promettent d’être étudiés durant de longs moments. Il faut voir le nombre d’idées qui émaillent la chose tant tout y passe pour que les sauts incessants entre les époques et les personnages coulent de source. Les transitions s’opèrent aussi bien sur des correspondances visuelles que sonores, sur des évènements similaires à travers les âges ou des thématiques communes, sur des détails infimes ou des fondements importants du récit.
Le miracle de Cloud Atlas, parce que c’en est un, tient dans ce voyage ininterrompu dans ces intrigues très différentes les unes des autres tout en faisant avancer chacune d’elle avec leurs enjeux respectifs sans perdre le spectateur, avec un naturel déconcertant. Des changements drastiques ont étés opérés sur le matériau d’origine et on voit certaines parties du livre perdre des personnages, ou chambouler leur déroulement avec des péripéties inédites pour gagner du temps. Le tout est évidemment en accord avec le fond du récit et l’adaptation du roman a bien été faite dans le but de préserver la substantifique moelle de ce dernier. Il faut ainsi voir la multitude de thèmes et de questions abordées au sein de chacune des histoires, qui possèdent toutes la matière suffisante pour alimenter un seul film. Il est question d’esclavage, de politique, de libre-arbitre, de religion, de sacrifice, d’identité, d’amour, de société, de corruption ou encore de communauté. Si l’exploration des thèmes intrinsèques à chaque partie est déjà passionnante, ce n’est rien face à leur mise en relation grâce à la narration en va et vient, dont l’aboutissement donne lieu à une œuvre profondément cosmogonique et métaphysique. Les premiers et derniers plans du film en sont d’ailleurs les témoins les plus vibrants, tout comme le message général, que l’on peut par bien des aspects rapprocher à ce que faisait récemment Happy Feet 2 d’une toute autre manière. Les amateurs de la trilogie Matrix seront ainsi ravis de voir que les Wachowski sont toujours profondément marqués par des questionnements philosophiques pertinents, à en faire pâlir n’importe quel blockbuster Hollywoodien « intelligent » de ces 10 dernières années.

On comprend vite pourquoi 3 réalisateurs n’étaient pas de trop pour aborder chaque domaine d’un film dans lequel on assiste aussi bien à l’enquête d’une journaliste sur une centrale nucléaire à la fin des années 70 qu’à l’entretien d’une clone avant son exécution en 2144. Et si cela peut sembler dérisoire vis à vis du projet général du film, il serait pourtant coupable de ne pas remarquer la précision avec laquelle chaque univers est dépeint. Tant dans les décors que dans leur crédulité à l’image, chacune des intrigues de Cloud Atlas a bénéficié du soin nécessaire pour que le spectateur se plonge immédiatement dans chacune d’entre elle.
Ainsi la traversée du pacifique d’Adam Ewing en 1849 est aussi crédible que le monde post-apocalyptique de l’après chute en 2321, et le film multiplie les images somptueuses avec leurs cadres amples et les décors sublimes qu’ils contiennent.
Malgré une certaine retenue dans la mise en scène, qui évite les extravagances pour sans doute garder une plus grande flexibilité au montage, le tout n’en comporte pas moins des moments de cinéma comme seuls leurs géniteurs en sont capables. En tête de liste, les fans des Wachowski seront ravis de voir un Néo-Seoul futuriste au production design ravageur, qui devient notamment le théâtre d’une course poursuite assez dingue dont la lisibilité absolue et la spatialisation aussi dense que limpide montre une nouvelle fois combien les futurs réalisateurs de Jupiter Ascending sont comme des poissons dans l’eau quand ils se frottent à la science-fiction. Tom Tykwer n’a rien à leur envier dans le spectaculaire et le prouve avec une scène de crash automobile immersive et prenante, tout comme il est capable de livrer des scènes plus intimistes tout aussi émouvantes.
Ce côté caméléon, le film l’assume de bout en bout, et stupéfait par son mélange des genres détonnant, le thriller policier côtoyant aussi bien la screwball comedy, l’épopée post-apocalyptique ou le film historique. Comme le disait si bien Andy Wachowski dans la vidéo de présentation accompagnant la sortie de la première bande annonce : « Pourquoi séparer les genres ? ». Cloud Atlas est la preuve édifiante qu’on peut marier des récits apriori opposés, tant on n’a aucun mal à voir les péripéties loufoques d’un éditeur littéraire côtoyer la vision ultra futuriste du Séoul de demain.

Tirant profit de la richesse de ses univers et de leurs différences, Cloud Atlas parvient à retranscrire ce caractère si singulier sur les autres éléments de sa fabrication. Le parti-pris d’utiliser le casting dans chaque histoire est l’un des choix artistiques les plus déroutants du film, et aussi l’un des plus pertinents. Il devient passionnant de voir l’évolution d’un acteur à travers les âges et ses différentes facettes, son caractère changeant au gré des âges ou non, à l’instar d’un Hugo Weaving passé maître dans l’art de jouer les méchants iconiques et menaçants à souhait. On pourrait discuter longtemps du parcours transgénérationnel des protagonistes, aussi passionnant du point de vue personnel que dans leur dynamique avec les autres, à l’instar du duo Halle Berry/Tom Hanks. Comment ne pas les saluer d’ailleurs, les deux comédiens jouant chacun 8 personnages (!) distinctifs. Du pain béni pour ces derniers, qui développent une palette de jeu tout en nuances, en stéréotypes subtilement travaillés, et en performances simplement stupéfiantes. A l’aide des maquillages somptueux des équipes de Heike Marker, on voit notamment Halle Berry en esclave aborigène, en ingénieur bionique chinois mâle, ou en aristocrate blanche ! Le tout prend par instant des airs de cache-cache tant il est parfois bien difficile de saisir la totalité des rôles incarnés par les nombreux acteurs qui se sont quasiment tous prêtés à ce drôle d’exercice. Et ils ont eu raison, tant le casting brille de mille feux par son courage, Jim Sturgess trouvant enfin la crédibilité et l’assurance qui lui manquait auparavant, ou Hugh Grant crevant littéralement l’écran dans les différents registres qu’il investit. Il faut voir l’acteur anglais habitué aux comédies romantiques grimé en cannibale barbare pour le croire, ses yeux bleus clairs inspirant une crainte qu’on n’aurait jamais imaginé venant du bonhomme.

L’une des dernières parties maitresses de Cloud Atlas n’est pas des moindres puisqu’il s’agit de la musique. Quiconque a lu le roman original sait combien cette dernière est importante puisque le fameux Cloud Atlas Sextet composé par l’un des personnages est l’une des pierres angulaires du récit et se devait d’être à la hauteur de sa description dans l’œuvre originale. Rassurez-vous, le travail accomplit par Tom Tykwer et ses acolytes Johnny Klimek & Reinhold Heil est en tout point grandiose, la symphonie s’avérant aussi touchante que prévu, avec un thème cyclique renvoyant à la structure du film. Puisqu’on parle de thème, celui composé pour le film s’avère lui aussi très efficace dans sa douceur et son crescendo, cette mélodie du destin trouvant son point d’orgue dans la dernière partie, et on notera l’aisance avec laquelle les compositeurs voguent là encore d’un style à un autre, l’ensemble du score rappelant aussi bien les meilleures heures de Hans Zimmer et de James Newton Howard que les compositions plus légères d’un Michael Giacchino pour ne citer que lui.
Patchwork d’influences intelligemment digérées et comprises, la musique de Cloud Atlas sert parfaitement son récit et s’avère capitale dans le travail qu’effectue le film sur le spectateur pour faciliter son abandon total au récit.

Mais au delà de la théorie et de l’analyse même, comment résumer simplement les sensations procurées par Cloud Atlas ? Car ce qui compte le plus au final, c’est bel et bien la manière avec laquelle le film travaille le spectateur. Pour peu qu’on accepte de ne pas tout comprendre à la seconde près et qu’on se laisse porter, le film de Tykwer et des Wachowski a tout de l’expérience inédite sur un écran de cinéma tant on voit mal quel film offre un ressenti similaire. Un The Fountain par exemple est beaucoup plus marqué dans son symbolisme, et raconte des choses très différentes sans pour autant avoir ce foisonnement thématique dû à ses deux seuls personnages.
Cloud Atlas n’est certes pas parfait, et on ne peut manquer de voir quelques baisses de rythme inévitables quand il est question de synchroniser l’avancée des récits sans délaisser le fond. Mais cela fait aussi partie du caractère atypique et unique d’un film qui s’avère déboussolant par son ambition titanesque, nourrissant chaque séquence, chaque minute, chaque image des 2H40 qui le composent. Cloud Atlas est parfois exigeant, forcément déroutant, et on ne peut qu’être déstabilisé par sa découverte, quand bien même on connaît le roman d’origine. Les 20 dernières minutes opératiques, dans lesquelles le puzzle s’achève sous nos yeux pour mieux mettre en lumière la fameuse cartographie de l’œuvre, s’avèrent aussi vertigineuses qu’émouvantes et on ressort émerveillé par le projet dont la simplicité du message n’a d’égal que la richesse abyssale de l’ensemble.
Une richesse dans laquelle on se perd facilement, et qui reste avec nous encore longtemps après le visionnage, qui risque d’être le premier d’une longue liste tant Cloud Atlas est une œuvre presque hypnotique et faite pour être revue plusieurs fois afin d’en déceler tous les trésors et pour en comprendre tous les mécanismes, si tant est que cela soit possible. Car si Speed Racer était une vraie révolution formelle quelque peu avortée par son échec commercial, Cloud Atlas est fondamentalement tout aussi novateur.

Le personnage Robert Frobisher annonce que les frontières sont des conventions n’aspirant qu’à être transcendées et offre là une définition parfaite du dernier né des Wachowski et de Tom Tykwer.

Œuvre tentaculaire qui jouit du foisonnement de chacune de ses branches pour toucher au sublime lors de leurs rencontres, Cloud Atlas est un morceau de cinéma fascinant de folie et de bravoure, inventant son propre abécédaire narratif et ne reculant devant aucun obstacle, aucune convention ou aucune excentricité pour mener à bien son programme colossal. Un OVNI dont l’ambition nécessitait le génie avant-gardiste de ses réalisateurs pour être menée à terme, quitte à n’être reconnue que plus tard tant le film en rebroussera plus d’un par l’audace et l’innovation constante dont il fait preuve.
Quand les Wachowski et Tykwer décident de nous raconter l’histoire de l’humanité, le résultat ne pouvait être qu’un monument éblouissant de folie.

Cloud Atlas, réalisé par les Wachowski – Sortie le 13 mars 2013
Critique initialement publiée le 21 décembre 2012.

22 commentaires

  • CineHeroes mercredi 5 décembre 2012 13 h 48 min

    Super critique qui me rassure un peu plus ! Merci J.V

  • Paul mercredi 5 décembre 2012 14 h 27 min

    Effectivement, j’ai vu le film aux Etats-Unis il y a 1 mois et demi, très compliqué et très métaphysique,c’est un film auquel il faut prendre le temps de penser (mais après, pour pouvoir s’abandonner totalement pendant)
    Un moment de cinéma comme on en fait (malheureusement) plus

  • Didoff jeudi 6 décembre 2012 0 h 26 min

    1er au Flop 10 de Time magazine 2012!
    leur Flop 10 est d’ailleurs tellement déroutant qu’ils sont entrain de se faire laminer sur la toile! Ils en ont oublié des daubes!

  • DEDEL!! jeudi 6 décembre 2012 1 h 17 min

    Merci Jean-Victor pour cette critique ciné passionné et passionnante d’un fou de cinéma qui contamine ses lecteurs.

  • DantèS jeudi 6 décembre 2012 9 h 58 min

    Merci Jean-Victor pour cette superbe critique qui donne très envie de découvrir le film, et de prévoir de le revoir plusieurs fois, ainsi que de s’acheter une belle edition du livre. Je n’avais pas vu Speed Racer, et grace à ta critique, c’est un oubli qui sera bientot réparer. Merci de partager ton amour du cinéma avec tant de passion et de verbe.

  • D A R T H jeudi 6 décembre 2012 23 h 23 min

    perso j’aurai ajouté the Avengers, et retiré John Carter et ils n’avaient pas mis prometheus ces nazes, retiré aussi (si il y est

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  • Medd lundi 10 décembre 2012 1 h 09 min

    Que manque-t-il au film pour ne pas avoir décroché le fameux Cloneweb Approved ?

  • Marc lundi 10 décembre 2012 11 h 15 min

    C’est une très bonne question.
    La règle implicite, c’est qu’on soit au moins deux au sein de l’équipe à être d’accord. Et comme Jean Victor a vu Cloud Atlas seul, ça ne rentrait pas dans la case.
    Mais on en a discuté et je l’ai ajouté, parce qu’il n’y a pas de raison :)

  • Paul mardi 11 décembre 2012 17 h 45 min

    Les flops, c’est une histoire de box-office, pas de la qualité des films (même si EN GÉNÉRAL les deux se rejoignent)

  • Michel dimanche 13 janvier 2013 20 h 05 min

    Je termine actuellement la lecture de ”La Cartograpie des nuages” que je ‘dévore”. Bravo pour cette thèse sur Cloud Atlas qui me conforte dans l’idée qu’il y aura un ”avant” et ”aprè” ce film.

  • ASBAF jeudi 17 janvier 2013 12 h 46 min

    AH PUTAIN la trikite du film de 1 000 000 000 caractères, on y sent toute l’âme de geekos de l’auteur. DES BARRES.

  • hebe lundi 4 février 2013 14 h 21 min

    Excellente critique, définitivement…

    Et les frustrés d’ASBAF qui viennent jouer les attention-whores dans les commentaires. On va dire que c’est toujours rigolo de les voir s’agiter, les Morsay de la critique…

  • tyrionas samedi 9 mars 2013 15 h 12 min

    Merci pour cette superbe critique qui fait tout honneur a un film parmi les plus passionnant des 10 dernières années. Je n’ai malheureusement pas lu le livre mais, j’ai vu le film et c’est juste incroyable, un jeu d’acteur éblouissant, une (des) histoire incroyable à travers les ages, un futur funeste et pourtant si captivant. Je suis juste contemplatif devant la beauté de ce film, vivement qu’il sorte au cinéma pour que je puisse en appréhender toute la magnificence. Chers amis, ceci est un film a regarder, et merci encore pour cette belle critique.

  • Paul lundi 11 mars 2013 10 h 32 min

    Est-ce que maintenant à la veille (bon, pas exactement mais bon) de la sortie du film, vous êtes plus nombreux à l’avoir vu?

  • Marc lundi 11 mars 2013 10 h 45 min

    Au sein de CloneWeb, toute l’équipe a vu le film.
    Arkaron devrait revenir dessus dans la prochaine Emission (mais ce sera mis en ligne après la sortie).
    Pour ma part, je trouve que c’est un monument : la narration et le montage atteignent des sommets inégalés. On va dire que j’en fais trop mais il y a six histoires très différentes mélangées et on n’est jamais perdu. On n’a jamais la sensation que le rythme est cassé ou qu’on ne sait plus qui est qui. A ce niveau, c’est vraiment très fort.
    Le film est vraiment riche et il nécessitera sans doute une 2e vision pour mieux appréhender la partie “tout est connecté” car il y a beaucoup de choses, c’est parfois très subtil, très fin (on évite d’ailleurs tous les clichés possible avec ce genre d’histoire) et le spectateur a besoin d’un peu de mise en route.
    Les acteurs sont brillants, le storytelling est dément. Mon seul léger regret, c’est que certaines histoires soient un peu trop mises en avant par rapport à d’autres – et pas forcément les plus intéressantes.
    Mais il y a tellement de choses et c’est tellement bien foutu qu’à plusieurs niveaux ça va être dur de faire mieux cette année

  • Paul lundi 11 mars 2013 10 h 50 min

    C’est sûr que voir des films comme ça aujourd’hui….

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  • Michel lundi 1 avril 2013 0 h 30 min

    Après avoir dévoré ”La Cartographie des nuages” j’ai enfin vu le film ce soir. Boulversant est le premier mot qui me vient à l’esprit. Très fidèle au livre bien qu’il soitdifficile de retranscrire l’intégralité des dialogues de ce dernier. Jeux d’acteur remarquable. Bravo à leur interprétations diverses. Sénario très bien ficellé. On ne se perd pas pendant le déroulement des six histoires. On en ressort pas indem. Ce film engendre immédiatement des questions, des interrogations sur nos existences et nos actes qui ne sont jamais anodins. Je ne prétend pas être acro à la réincarnation mais … A méditer.

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