BIFFF 2018 : The Place, Parallel

BIFFF 2e ! ALors que Guillermo del Toro donnera ce soir à Bruxelles une masterclass aussi attendue qu’elle a été complète en quelques minutes après l’ouverture de la billetterie, revenons sur les films vus ce mardi.

D’abord, The Place du réalisateur Paolo Genovese, adaptation italienne de la série télé américaine The Booth at the End. Ensuite, Parallel d’Isaac Ezban dont nous avions déjà évoqué L’Incident et Los Parecidos. L’autre réalisateur mexicain s’est également prêté au jeu des questions-réponses, à voir ici.

 

The Place, de Paolo Genovese
Synopsis : Un homme mystérieux attends chaque jour assis dans un café. Différents individus se succèdent à sa table pour lui demander d’exaucer leur voeux les plus chers, souvent en échange d’un gage important.

The Place repose sur un concept diaboliquement simple : un huis clos autour d’une table de café, puis une succession de conversations entre différents individus et notre mystérieux homme, aux allures de dieu très fatigué. Chacun rentre dans l’établissement avec un désir ou un besoin. Et ce dernier sera exaucé en échange d’un service moralement douteux.

La recette est simple mais tient le coup grâce à une certaine prouesse dans l’écriture. Si on se réjouit assez vite en découvrant la nature des pactes (de nature souvent effroyables), c’est quand on commence à déceler les rouages qui déterminent comment l’homme fonctionne pour exaucer les vœux, que les choses deviennent profondément savoureuses.

Le casting est également l’une des réussite du film. Tout le monde est très bon mais c’est Valerio Mastandrea qui vole très vite la vedette. Sa performance en “archange” semi dépressif est hypnotique. Le voir réagir aussi stoïquement au chaos qu’il génère est un plaisir sans fin .

Au final The Place est un film fantastique qui étonne pour son idée subtile et efficace et la justesse du script et des acteurs qui la racontent. Chapeau !

 

Parallel, d’Isaac Ezban
Synopsis : Quatre colocataires découvrent un miroir dans leur greniers, leur permettant de traverser un grand nombre de dimensions parallèles

Le copain Isaac Ezban revient au Bifff trois ans après son dernier film The Incidente qui nous avait beaucoup séduit. C’est son premier film tourné aux Etats Unis et dont il ne signe pas le scénario.

Le long métrage prend place dans le milieu des développeurs d’applications. Un contexte qui semble gratuit (et potentiellement pénible) au début mais qui permet assez vite au film de surprendre. En effet, les quatre protagonistes sont assez malins ce qui leur permet de comprendre et d’utiliser leur portails avec pas mal d’ingéniosité. Exit donc les personnages paumés aux décisions absurdes dont on a habituellement affaire dans ce genre de films.

Le hic, c’est que cette bande se retrouve trop vite maitre d’un outil très puissant et il n’y a en soi plus grand chose pour les arrêter. Ils sont techniquement les maitres du monde au bout de trente minutes et le film pourrait s’arrêter là. Cependant, le scénario s’efforce de construire une descente en enfer qui parait inévitablement artificielle. Pour les besoins du scénario, les personnages qui étaient à la base très malins se mettent soudainement des bâtons dans les
roues un poil absurdes. Leurs réactions sont compréhensibles mais il existe toujours un choix plus simple et moins dangereux que ce qu’ils choisissent.

Ces soucis de cohérence ne sabotent pas entièrement l’intrigue qui reste fondamentalement sympathique (et assez drôle!). On regrettera peut être la fin un peu gratuite. À la place, on aurait rêvé d’avoir une conclusion bien plus grinçante, en phase avec certains thèmes du film.



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