Après avoir chanté aux cotés de Lady Gaga (et vous avez instantanément Shallow en tête) et raconté la vie du compositeur Leonard Bernstein, Bradley Cooper enfile une troisième fois sa casquette de réalisateur pour changer complètement de registre et raconter une histoire de divorce, co-écrite avec son acteur principal, Will Arnett.

Co-écrit par Cooper, Arnett et Mark Chapelle, le film s’inspire très librement de la vie de l’humoriste anglais John Bishop : en plein divorce, il décide d’entrer dans un bar proposant une scène de stand-up. Pour éviter de payer le billet d’entrée, il met son nom sur la liste des humoristes. C’est exactement ce que va faire le personnage d’Arnett, avec New York en toile de fond plutôt que Manchester.
Pour raconter son divorce, Bradley Cooper (qui s’offre un petit rôle excentrique pour s’amuser) filme Will Arnett au plus près, en gros plan et caméra à l’épaule. Le spectateur devient un confident, presque une conscience. Il va aussi à l’essentiel, en ne filmant que les scènes relatives à sa famille et la découverte du stand up. On ne voit rien d’autre. C’est un parti pris étonnant mais efficace. Les détails suffisent à combler (par exemple, on ne le voit jamais travaille mais on le voit en costume cravate pour en déduire que …).
Cooper joue aussi sur le jour et la nuit. Le jour, Arnett affronte son divorce et la nuit il le passe à tenter de faire rire des audiences de bars (et quelques vannes fonctionnent particulièrement bien). Face à lui, l’impériale Laura Dern, impeccable comme toujours. Lui joue aussi très bien. Habitué des comédies et du doublage (il est la voix de Lego Batman, ou encore le présentateur de l’émission Lego Masters), Arnett ramène sa grosse voix dans un drame touchant, où tous les aspects d’un divorce sont évoqués avec beaucoup de justesse.

Bradley Cooper sait définitivement bien raconter les histoires. Ce troisième long métrage de sa courte filmographie le prouve. Et n’importe qui ayant été en couple longue durée se retrouver au moins un peu dans cette galerie de personnages où les petits détails ont une importance. Il sait aussi cloturer ses récits : on se méfie toujours de ce genre de film façon « tranche de vie » qui ne sait habituellement pas comment s’arrêter. Une jolie comédie dramatique douce-amère.
Is This Thing On, de Bradley Cooper – Sortie le 25 février en salles 2026
