En 2025, plus rien ne nous étonne. Pas mal voir revenir la franchise Destination Finale sur grand écran quatorze ans après ce qu’on imaginait être la fin de la saga. Mais le film de James Wong a fait beaucoup de petits, et son univers continue de survivre à la mort, un peu comme ses héros finalement. Destination Finale 6e du nom, sous-titré, Bloodlines, ne change pas une équipe qui g… une équipe médiocre.
Le pitch reprend évidemment les éléments d’origine, puisque toutes les histoires sont les mêmes, adaptation plus ou moins contemporaines des écrits de Wong et Glen Morgan. Ici, on suit un jeune couple à la fin des années 60. Ils vont passer la soirée en haut d’une tour « moderne ». Et celle-ci s’effondre. Ou du moins c’est ce qu’on nous fait croire puisqu’il s’agissait en fait d’une prémonition. A une différence près : la mort a déjà rattrapé tous les survivants, sauf une, la grand-mère de l’héroïne. Quand celle-ci finit par décéder, sa lignée est prise en chasse par la mort : les descendants n’auraient jamais du exister, ils vont donc devoir disparaitre.
On spoile un peu mais comme je le disais plus haut, toutes les intrigues sont les mêmes. Vous avez d’ailleurs peut-être uniquement d’aller voir le film pour savoir comment les personnages vont y passer, comme beaucoup de spectateurs. Tout est basé sur les petits drames du quotidien et les enchainements : une tondeuse à gazon récalcitrante, un cable électrique qui menace de tomber dans une flaque ou un chauffard de la route. Certains vont même voir Destination Finale au second degré pour se marrer devant le rocambolesque et l’inventivité des situations. Mais je dois avouer être un garçon très premier degré, qui a vibré avec les personnages en me demandant qui allait s’en tirer et comment.
L’originalité de Bloodlines repose sur son titre : les protagonistes ne sont pas un groupe de potes mais les descendants d’une survivante, quelqu’un qui a cherché à documenter les apparitions de la Grande Faucheuse et les manières de s’en tirer. Ou d’essayer de, puisque, encore une fois, on sait que la très grande majorité des personnages vont y passer. L’hémoglobine est bien au rendez-vous et les morts assez inventives, un mélange de débile et de gore assez bien fichu.
Un film correct mais sans plus donc, jusqu’à l’après. C’est étonnant l’effet que peut faire une histoire sur la vie réelle. Quand on reste encore un peu dans l’univers du film alors qu’on est de retour dans la vraie vie. Ca a fonctionné sur moi. Tout le trajet qui m’a ramené à mon domicile m’a rappelé le film : la chaine du vélo qui fait du bruit, le chauffard qui brule un feu rouge, les branches des arbres susceptibles de tomber…
Comme quoi, c’était peut-être un peu plus qu’un divertissement correct ?
Destination Finale Bloodlines, de Zach Lipovsky et Adam B. Stein – Sortie en salles le 14 mai 2025


