Pour commencer l’année 2011, on accueille chaleureusement une nouvelle rédactrice que certains connaissent en tant que collaboratrice ponctuelle sur Absolute Zone.

Pour sa première (et espérons-le pas la dernière) critique, Karine nous parler donc de la musique des Beatles mise en image dans un film signé Julie Taymor (qui met actuellement et laborieusement en scène la comédie musicale autour de Spider-Man à Broadway).
Je veux bien entendu parler d’Across the Universe.

Voici sa critique.

 

Across the Universe – Sortie le 28 novembre 2007
Réalisé par Julie Taymor
Avec Evan Rachel Wood, Jim Sturgess, Joe Anderson
Une histoire d’amour dans les années 60, au coeur des manifestations anti-guerre, des voyages spirituels et du rock’n roll, qui part des docks de Liverpool vers le psychédélique Greenwich Village, des émeutes de Détroit aux champs de bataille du Vietnam.
Jude et Lucy sont plongés, avec des groupes d’amis et de musiciens, dans le tumulte des années anti-guerre et des révolutions culturelles, guidés par “Dr Robert” et “Mr Kite”. Jude et Lucy sont la proie des forces tumultueuses qui secouent l’époque et vont les obliger à se trouver eux-mêmes pour se retrouver l’un l’autre…

J’ai d’abord voulu écrire sur un de mes films préférés depuis des années, mais j’ai finalement décidé qu’il serait plus intéressant de me pencher sur un film que j’ai découvert récemment, et qui m’a réellement bouleversé. Je veux parler de Across The Universe, véritable petit bijou passé inaperçu a l’époque de sa sortie.

Réalisé par Julie Taymor, le film se base sur le répertoire musical le plus connu au monde : celui des Beatles. Ainsi, le récit est porté par ses morceaux que l’on connait déjà tous par cœur, de Dear Prudence à Revolution. Et ce qui donne tout l’intérêt à ce procédé est que c’est tourné de manière à créer une énorme comédie musicale, que la musique rythme, ponctue, et complète réellement.

On débarque donc dans les années 60 en pleine période de manifestations anti-guerre, et allons à la rencontre de Jude (Jim Sturgess) et Lucy (Evan Rachel Wood), vivant alors une histoire d’amour pleine de poésie et de tumultes. Chacun embarqué à sa manière dans les problèmes de la société dans laquelle ils vivent, ils devront se trouver eux même avant de se retrouver l’un l’autre. A leur histoire s’ajoute celles de différentes personnages secondaire, tels que celle de Max, qui se retrouve du jour au lendemain obligé de partir à la guerre, et de ce fait quitter le cocon qu’il s’est crée dans son groupe d’amis.

Ce qui est intéressant, c’est que même lorsque l’on est réticent face à la musique des Beatles, on peut apprécier ce film. J’en suis l’exemple même. Les morceaux subissent quelques retouches pour se fondre totalement dans l’esprit du film, et cela permet de les redécouvrir sans avoir cette impression de trop entendu. Que ce soit Jim Sturgess, Evan Rachel Wood, ou encore Joe Andersen, chacun fait preuve d’une voix, d’une présence et d’un talent réellement incroyable. Ils donnent vie aux différents morceaux, et les chantent avec un naturel surprenant. Enfin une comédie musicale avec des acteurs qui se donnent réellement à fond pour lui donner la puissance nécessaire à la faire vivre, donc.

Au delà des performances, parlons un peu de la réalisation du film. Across The Universe est un trésor à idées neuves. Julie Taymor fait preuve d’une imagination hors norme pour les scènes qui lui tiennent le plus à cœur, et on se retrouve alors face à de véritables ovnis visuels, de ceux qui font plaisir à voir. Je ne parle pas ici de gros effets spéciaux, mais de détails ou d’effets assez simples au final imbriqués les uns avec les autres afin de créer quelque chose de véritablement neuf et innovateur. Il suffit de regarder la séquence d’ I Want You (She’s so Heavy). Chaque geste est chorégraphié, rythmé par la musique. Le visuel suit, plus ou moins à la manière d’une bande-dessinée mélangé à un musical de Broadway. En gros, on en prend plein la tronche. Parce qu’a tout ça s’ajoute une photographie très loin d’être mauvaise, qui reflète vraiment la douceur de l’amour des personnages, mais qui sait aussi marquer la violence de la guerre.
Julie Taymor nous donne alors le bonheur de voir des plans vraiment magnifiques, comme ceux de Strawberry Fields Forever, passage surement le plus beau du film.

Pour finir, je dirai qu’il est dommage de voir si peu de film de ce genre dans le paysage audiovisuel actuel. Ce genre de film qui respire la fraicheur à plein nez. Ce genre de film qui ne cherche à atteindre qu’une chose : la beauté.
Et puis, Julie Taymor, c’est tout de même celle qui met en scène Spider Man a Broadway avec Bono et The Edge. Si ça, c’est pas un argument pour voir le film, je ne sais plus quoi dire.

– Karine

6 commentaires

  • FredP dimanche 9 janvier 2011 10 h 45 min

    Je ne sais pas si l’argument “la réalisatrice prépare la comédie musicale Spider-Man à Broadway” est à signaler vu la débâcle du show.
    Mais Across the Universe est tout simplement culte. Chansons universelles des Beatles, acteurs impecs, histoire prenante et pas trop à l’eau de rose, bourré d’idées de mise en scène ou de photographie. Un véritable coup de cœur pour moi !

  • Yoko Ono dimanche 9 janvier 2011 15 h 36 min

    Discrete à sa sortie, je suis sûr et certaine qu’Across the universe vaut la peine d’être vu… C’est bon de le préciser par ta critique !!

  • KAFART dimanche 9 janvier 2011 20 h 12 min

    FACILE,
    Facile la critique, on retrouve 2 fois les memes arguments entre l’intro et la fin. C’est du rabachage pour un film moyen. Vraiment moyen. Pour intellos BOBOS en somme. La redactrice pourrait aller voir des films un peu moins niais. C’est à croire qu’on la paie pour une bonne critique. Pas d’accord. Ce film est chiant dés les 15 premieres minutes. La seule chose qui accroche un peu c’est la musique. Je ne conseil pas ce film. c’est un truc à chopper le KAFART.
    Slt

  • Marc dimanche 9 janvier 2011 20 h 34 min

    Avec un K et un T ?

  • Trackback: CloneWeb » Un Dimanche, Une Critique : Dark City
  • Yoko Ono mardi 22 février 2011 1 h 53 min

    Bon, ben je l’ai vu finalement…Et ce film reste anecdotique. Utile pour ceux qui ne sont pas familier avec le repertoire des Beatles, interessant sur ses délires visuelles qui pourtant, cassent le rythme du film et ajoutent de bonnes longueurs à un scénario dans lequel les personnages (très mal écrits) entrent et sortent de façon très aléatoire et de manière déconcertante pour le spectateur. C’est regrettable. Parce qu’il y avait dans ce pitch et ces chansons, matière à marquer l’histoire de la comédie musicale. Un bon point cependant, pour les chorégraphies (Come together, With a little help from my friends, Strawberry field, et Want you so bad).

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