Les fans du premier volet attendent cette suite comme la comédie à avoir absolument cette année.

Pour ma part, je n’ai pas vu l’originale de Todd Philips mais je garde un douloureux souvenir de son précédent long-métrage, Date Limite, avec toujours l’insupportable Zach Galifianakis et Robert Downey Jr.

Alex, lui, a vu les deux et est donc allé se faire une idée pour vous en parler. Very Bad Trip 2 est donc la comédie à voir ? Pas si sûr…

 

 

 

 

Very Bad Trip 2 – Sortie le 24 mai 2011
Réalisé par Todd Phillips
Avec Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis

 

 

 

 

En 2009, Todd Philipps, réalisateur pratiquement inconnu aux bataillons, se ramène avec une comédie soi-disant de genre nouveau, accompagné d’une brochette d’acteur qu’on a vaguement vu dans des rôles secondaires. The Hangover (lamentablement traduit “Very Bad Trip” en français) a fait un carton complètement inattendu. Pourquoi? Simplement pour une chose : pendant tout le film on ne sait pas ce qui c’est passé (et on ne le saura qu’à la fin). Depuis, Todd Philipps, Zach Galifianakis et Bradley Cooper sont devenus ultra-bankables. Fiers de leur succès, ils remettent le couvert pour un Very Bad Trip 2 (ils ont déjà signé pour le 3).

Phil, Stu, Alan et Doug s’offrent un voyage exotique en Thaïlande, à l’occasion du mariage de Stu. Après l’inoubliable soirée d’enterrement de sa vie de garçon à Las Vegas, Stu ne veut rien laisser au hasard et opte pour un brunch léger, sans risque, avant la cérémonie. Mais les choses ne se passent pas toujours comme prévu. Ce qui s’est passé à Las Vegas est imaginable à Las Vegas, mais ce qui se passe à Bangkok dépasse l’imagination…

 

 

L’humour est probablement une des choses les plus subjectives au monde. Quand certains rigoleront comme des idiots devant Mary à tout prix ou The Mask, d’autres trouveront ça pathétiquement mauvais et préfèreront la Cité de la Peur. C’est un peu mon cas avec Very Bad Trip.
Annoncé comme hilarant, j’ai finalement vu le film avec indifférence en esquissant quelques sourires. Le gros problème du film réside en son manque hallucinant de consistance et de fil rouge, où pendant près de deux heures nous suivrons les péripéties de trois attardés essayant tant bien que mal de se souvenir de leur soirée de la veille.
Vous n’avez probablement pas du louper les milliers d’affiches qui couvrent les métros parisiens ainsi que leur catchphrase insupportable. Et bien pour faire simple, Todd Philipps nous a servi un Very Bad Trip 1.5. Entre temps, il était revenu avec le raté Date Limite. Pourquoi changer une recette qui marche? Le réalisateur ne le cache pas et ouvre d’ailleurs son film simplement sur “It’s happening again”. Pendant 1h40, on nous infligera donc de l’auto-référence, multiples citations et passages. C’est d’ailleurs toujours la même histoire. Stu se marie à la délicieuse Jamie Chung et ne veut pas faire d’enterrement de vie de garçon. Du coup, Alan, Phil, Doug et Teddy, le beau-frère de Stu décident quand même avec lui d’aller boire une petite bière sur la plage. Au réveil, ils sont dans un hôtel minable où Alan a le crâne rasé, Stu un tatouage et ils sont accompagnés d’un singe toxico. Mais surtout, Teddy a disparu. Ils devront donc parcourir tout Bangkok afin de se remémorer leur soirée.

 

 

Very Bad Trip 2 souffre des mêmes défauts que le premier volet. Malheureusement pour Philipps, l’effet de surprise est passé, on sait à quoi s’attendre, on sait que tout finira bien, et le scénario inexistant ne nous permet qu’une seule chose : celle de s’emmerder. Visiblement écrit avec les pieds, le film ne fera qu’enchaîner une succession de petite scènettes vaguement reliées les unes entre les autres. L’humour ras-les-pâquerettes ne nous fera rire qu’à quelques reprises et ne sollicite que quelques jeux de mots idiots et comiques de situation. Le reste reposera sur le personnage de Zach Galifianakis, complètement insupportable et plombant à lui seul l’ambiance du film. Heureusement, Bradley Cooper et Ken Jeong sont fabuleux et nous offrent leur pesant de cacahuètes.

Pour le reste, ça s’arrête là, c’est vide, insipide, ultra lourdingue (Zach Galifianakis est probablement pire que Jack Black, c’est dire), à l’image de la réalisation qui s’essaye à quelques jeux parfois sympathique mais rien de transcendant.
Vite vu, vite oublié, on ne retiendra malheureusement aucun passage.

7 commentaires

  • JR mardi 24 mai 2011 18 h 29 min

    Et bah, pour une critique totalement subjective … Je ne sais pas ce que va donner ce film, mais en tous cas, cette critique, c’est de la m*rd* !!

  • rdhy mardi 24 mai 2011 18 h 51 min

    Pourtant Zach Galifianakis est vraiment hilarant!!Je ne trouve pas cette critique vraiment constructive mais plus celle du mec qui n’a rien compris,qui n’a pas aimé et qui déteste Zach Galifianakis…

  • Trackback: CloneWeb » Demain c’est … mercredi 25 mai
  • Marc mardi 24 mai 2011 20 h 11 min

    C’est pas faute d’avoir prévenu en début de critique.

  • Plyc mardi 24 mai 2011 21 h 51 min

    L’humour est subjectif, mais si l’auteur n’a pas aimé c’est peu etre simplement car c’est mauvais. N’ayant pas vu le film, j’imagine sans mal qu’il est dans la lignée du 1 et de date limite, donc, mauvais…
    J’aime bien le mec qui “réclame” une critique constructive ! Haha

  • Misutsu mercredi 25 mai 2011 14 h 01 min

    Etant un très bon client de l’humour débile – J’ai adoré Mary ç tout prix, The MAsk et plus encore la Cité de la Peur – je n’ai aucun mal à croire que VBT2 est une sombre bouse.

    Lorsque j’ai vu le premier, je n’y ai vu qu’une pale copie pour adulte du délirant “Hé mec elle est où ma caisse”. Certes il faut aimer l’humour débile pour aimer “Hé mec…”, mais au moins dans son genre il est drôle. VBT ne l’est a aucun moment. Je n’ai donc aucun espoir pour celui-ci (Et puis je déteste le fait qu’il y en ait toujours que 2 sur 3 qui trinquent, le beau gosse, reste beau gosse…)

    PS : Allez, siouplé, un captha moins casse-couilles !

  • Alex jeudi 26 mai 2011 10 h 05 min

    Misutsu > les films que j’ai cité me font également mourir de rire oui. En revanche Bradley Cooper trinque pas mal.
    Pour les autres > je l’ai dis, l’humour est très subjectif. Pour le reste, ce n’est pas moi qui ai écrit le film, je n’y peux rien si le scénario est mal foutu.

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