Le BIFFF s’est terminé ce week-end, récompensant notamment du Corbeau d’Or Last Hero Inuyashiki, adaptation live du manga éponyme, mais aussi The Cured de David Freyne avec Ellen Page (Prix de la Compétition Européenne) et l’excellent La Mémoire Assassine du Prix du Meilleur Thriller.

Pour nous, ce fut l’occasion de découvrir le nouveau film de Kiyoshi Kurosawa sorti dans les salles française fin mars ainsi que Tragedy Girls avec Alexandra Shipp (X-Men Apocalypse) et Brianna Hildebrand (Deadpool).

 

Avant Que Nous Disparaissions, de Kiyoshi Kurosawa – Sortie en salles le 14 mars 2018
Synopsis : Des extra-terrestres envahissent les corps de trois japonais dans le but d’apprendre les codes de la race humaine et d’installer les préparatifs d’une invasion de la terre.

Sur le papier et à travers sa bande annonce, Before We Vanish avait tout pour plaire : des aliens nihilistes, un concept d’invasion extra-terrestre intéressant et surtout un nombre important de scènes absurdes. Ces aliens ont en effet l’air d’utiliser leur corps humain selon leurs propres règles, rendant les scènes d’actions ou plus simplement toute interaction sociale entre les personnages assez savoureuse.

Le film est malheureusement une déception. Une fois le marketing trompeur oublié, les idées restantes peinent à maintenir l’intérêt. Le long métrage dresse progressivement une forme de portrait de notre société et des rouages qui définissent notre humanité. Si les différentes idées et discussions apportées intéressent, c’est la manière dont elle sont amenées à l’écran qui gêne : tonalement, le film coincé entre deux chaises avec d’un coté une dimension burlesque au récit et de l’autre un cinéma profondément contemplatif.

L’alliance des deux genres aurait pu faire éclore quelque chose de passionnant (on pense d’ailleurs a Under The Skin) mais ici quelque coince très vite. Les deux
aspects du film se court-circuitent et ne se donne pas la place pour respirer et complètement marcher. Le résultat est une chimère profondément longue et lente.

 

Tragedy Girls, de Tyler MacIntyre
Synopsis : pour devenir célèbre, deux lycéennes alimentent leur blog relatant les dernières nouvelles sur un tueur en série en tuant secrètement elles même les victimes.

Dès les premières minutes, l’intrigue du film démarre sur les chapeaux roues, secouant ce que l’on imaginait de l’histoire tout en intensifiant ses enjeux : il n’y a pas vraiment de chichis ou de progression vers la folie, notre duo d’héroïnes est tout de suit instable et les jeux ne font que commencer.

Le film réussit sur deux niveaux, il y a d’un coté le point de vue du film qui permet à l’horreur d’être vue à travers un prisme coloré et flashy. C’est comme si on avait accès au journal intime rose et cyan de Freddy Krueger, où il nous avouerait toute son excitation pour ses préparatifs de massacre. Ce ton léger est également amené par la forme du film : il y a un bon dynamisme a l’écran. Des effets de style et de montage bien trouvés qui viennent sous poudrer l’intrigue d’une bonne dose de comédie visuelle.

Ensuite, il y a les massacres où les promesses de spectacle gore sont hautement honorées. Si nos deux héroïnes sont de bases assez douées dans l’art de la
violence, il est formidable de les voir improviser quand elles se ratent quelque part. On notera une scène qui atteint des niveaux de violence si absurdes, que les auteurs du crimes sont elles même supprimes et choquées du résultat.

On regrettera le final du film qui manque peu être d’un grain de folie supplémentaire mais cet écart ne gâche aucunement l’expérience et le plaisir qu’est le reste du film : un slasher grinçant mais délectable, sanglant mais flashy.

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