En 2025, Danny Boyle revenait aux affaires avec la suite de 28 Jours Plus Tard. On suivait un gamin et son père à travers l’Angleterre infestée de zombies. Boyle livrait un film vènère, gore et punk dans lequel le réalisateur déployait l’étendue de son talent, de là à prendre bien le spectateur à rebrousse poil. Et ils, avec son compère Alex Garland à l’écriture, ne comptaient pas en rester là puisque « 28 Ans » est le premier volet d’une trilogie. La suite, sous-titrée le Temple des Morts, est désormais dans les salles.

On reprend où on s’est arrêté. Le jeune héros du volet précédent s’est fait attraper par une bande de jeunes cinglés portant des perruques blondes et des survets de couleur. Le Dr Kelson (Ralph Fiennes), lui, vit sa petite vie dans son « Temple des Morts » un ossuaire qui cache aussi un laboratoire dans lequel il étudie comme il peut le virus.

Si le Temple des Morts a été tourné dans la continuité de 28 Ans, c’est sans Danny Boyle qui a passé la main à Nia DaCosta. La réalisatrice américaine avait surpris en reprenant Candyman, dont la réalisation était particulièrement élégante, puis déçu en livrant The Marvels que tout le monde a oublié. Son Temple est un entre-deux qu’on aurait aimé dans la lignée de Candyman. Mais la réalisatrice se contente d’être sage et efficace.

On compte alors sur le talent des comédiens. Ca fait plaisir de retrouver Erin Kellyman. Jack O’Connell cabotine comme jamais et Ralph Fiennes surprend, donnant de l’épaisseur à son personnage jusqu’à une très impressionnante scène où il danse sur un morceau d’Iron Maiden. On compte aussi sur le propos puisque ce volet parle d’humanité. Celle qui pourrait réapparaitre du fin fond des zombies avec le bon traitement, et son absence chez des humains devenus cinglés à cause d’une pseudo-religieon et d’un chef qui fait plus peur qu’il ne convainc. Tout en continuant à développer son univers, le film fait donc un petit pas de coté, histoire de montrer que la saga initiée en 2002 peut offrir pas mal de choses très différentes.

Même si le retour de Danny Boyle était plus efficace que cette petite histoire dans la grande, Le Temple des Morts se suit d’autant plus avec plaisir que son épilogue fait du bien – jusque dans les dialogues prononcés par les personnages. Une once d’espoir dans un monde ravagé.

28 Ans plus tard, le Temple des Morts, de Nia DaCosta – Sortie en salles le 14 janvier 2026

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