Il y a quelques jours à Montreuil près de Paris s’est tenu le salon du livre et de la presse jeunesse, l’occasion de réunir tous les acteurs d’un énorme marché et de croiser quelques sympathiques auteurs de bouquins pour ados.

Mais cette année, le salon avait choisi de s’ouvrir à l’animation, tant la passerelle est finalement mince entre les romans, la BD et leurs adaptations. Nous avons donc eu la chance d’y voir les premiers dessins du long-métrage animé Ma Maman est en Amérique d’après Jean Regnaud et Emile Bravo réalisé par Stéphane Bernasconi (la série animée Tintin, c’est lui) mais aussi de voir le dispensable mais néanmoins mignon Allez Raconte, d’après Lewis Trondheim.

Mais Animix (c’est le nom de ce festival) était aussi l’occasion de découvrir Dragons et Princesses et de rencontrer Michel Ocelot.
Ocelot, connu pour Azur et Asmar et aussi Kirikou, a présenté une séquence de ce qui est pour le moment une mini-série d’animation diffusée sur Canal+ et qui sera compilé en long métrage au cinéma. Il a également répondu aux questions du public présent…

Dragons et Princesse
Réalisé par Michel Ocelot

Dragons et Princesses est donc une série d’animation diffusée sur Canal+ et comptant dix épisodes. Pour les montrer sur grand écran, Michel Ocelot en a choisi cinq, les a compilés et en a réalisé une sixième, inédite, et en 3D relief. Le réalisateur annonce d’ailleurs s’être amusé avec ce gadget et dit que “plein de choses sortiront de l’écran”.

Chaque épisode, ou séquence du futur film, est un conte différent pioché dans la culture de différents pays mais tous réalisés sur le même principe : personnages en ombres chinoises, parfois décorés, et décors travaillés. Le résultat est joli et rappelle un peu ce que Ocelot a déjà fait avec Kirikou par le passé. Les décors sont particulièrement soignés, utilisant notamment des motifs détaillés.

Nous avons donc vu l’histoire d’Ivan Tsarévitch et la Princesse changeante (d’après l’histoire de l’Oiseau de Feu, conte dansé du début du 20e siècle), un conte classique russe dans lequel Ivan doit trouver un objet pour sauver son père mourrant. Pour obtenir l’objet, il devra en trouver un 2e et faire un échange, puis un 3e et ainsi de suite. Au bout du compte (conte ?) il fera la connaissance d’une princesse aux pouvoirs spéciaux qu’il ramènera avec lui.
Si Ocelot a décidé de changer l’histoire pour la faire sienne, on regrettera qu’il ne soit pas sorti du carcan du conte et livre donc une histoire très classique, complétement linéaire, dont chaque élément est finalement très prévisible.

Si une seule séquence ne permet bien entendu pas de juger l’intégralité du long-métrage à venir, on se demande cependant comment le réalisateur pourra captiver son public sur une longue durée… Réponse dans quelques mois.

A l’issu de la projection, Michel Ocelot a répondu aux questions du public. Voici l’intégralité de son intervention en vidéo. Vous en pardonnerez la mauvaise qualité sonore : la salle était peu isolée du reste du salon. On entend donc non seulement la foule mais aussi les innombrables enfants venus voir le dessin animé et qui ont circulé joyeusement dans la pièce pendant le questions/réponses…

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