L’Etrange Festival version 2012, c’est parti !

Comme annoncé, nous y sommes pour dix jours bien installés au Forum des Images pour voir plein de films et vous en parler. Si c’est Jean-Victor qui dormira le moins avec un planning à la limite du surréaliste, nous viendrons le seconder et le soutenir sur quelques longs-métrages à commencer par ceux d’hier.
Le festival a été ouvert par Kenneth Anger, qui aura droit à une carte blanche, et a démarré sur deux courts-métrages assez loupés : un court d’animation incompréhensible suivi du Wrong Cops de Quentin Dupieux, manifestement tourné uniquement pour flatter l’ego du réalisateur-musicien.

Heureusement, le film d’ouverture a vite redressé la barre. On vous en parle dans la suite, avec les bandes annonces qui vont bien…

 

Headhunters (2011)
Réalisé par Mortem Tyldum
Avec Aksel Hennie, Synnøve Macody Lund, Nikolaj Coster-Waldau
Un chasseur de têtes accompli risque tout pour acquérir un tableau de valeur dont l’actuel propriétaire est un ancien mercenaire.

Jean-Victor : L’Etrange 2012 débutait avec ce film norvégien qui illustrait parfaitement le slogan de cette édition, « Never Surrender », ou ne jamais se rendre. On y suit le parcours d’un homme bien sous tout rapport, riche et fou amoureux de sa femme mais parano à l’idée de la perdre et expert dans le vol de tableaux d’arts, son véritable gagne-pain. Evidemment, au moment du dernier coup avant de changer de vie, les choses vont prendre une tournure imprévue… L’originalité du film est de partir très sérieusement et avec talent sur un ton et un genre, avant d’opérer un changement assez radical pour proposer quelque chose d’assez différent, comme A Lonely Place to Die avait bien pu le faire l’an dernier au PIFFF. Sauf qu’à l’inverse du film avec Melissa George (qui est très différent par ailleurs), ce changement fonctionne par la qualité d’écriture d’un film en apparence bordélique mais qui se tient et n’hésite pas à en faire voir des vertes et des pas mûrs à un héros qui va sérieusement douiller, mais on vous en dit pas plus.
On pourra reprocher au film son virage à 180° un peu tardif, le spectateur ayant eu le temps de s’accommoder à une première image du film fort sympathique mais différente de la seconde auquel il faut à nouveau se familiariser, ce qui n’est pas des plus agréables quand on vient de prendre ses aises avec l’univers de la chose. Il reste que le film se suit sans déplaisir, donne dans des situations assez rocambolesques et plutôt drôles, et s’avère être un polar des plus sympathiques.

Marc : Headhunters est un film assez surprenant. Commençant comme une histoire mettant en scène un voleur de tableaux la nuit, chasseur de tête (au sens “emploi” du terme) le jour, il se termine en une incroyable course-poursuite entre le dit voleur et un tueur. Commençant sagement, il vire assez vite au grand n’importe quoi, porté par deux excellents acteurs : Aksel Hennie, qui prend cher tout au long du film, et Nikolaj Coster-Waldau (Jamie Lannister dans la série Game of Thrones) très bon aussi dans son rôle de beau gosse.
On prend un vrai plaisir à suivre ce duel bien écrit, teinté d’humour noir et de séquences ahurissantes. On reprochera peut-être à l’histoire de ne pas trop insister sur la motivation du tueur. Pourtant, vu le début du film, il y avait une joie critique du monde du travail à faire.
Pas de date de sortie française mais Headhunters est disponible en blu-ray scandinave.

 

Redd Inc (2012 – Australie)
Réalisé par Daniel Krige
Un patron, accusé de plusieurs meurtres, kidnappe six employés de sa multinationale pour les passer à la question…

Quand un film de genre venu d’Australie se présente à nous, on a tendance à être très curieux à l’idée de le découvrir. Autant vous dire que la curiosité n’a pas fait long feu devant cette histoire d’un groupe de personnes kidnappés et séquestrés dans des bureaux glauques par un assassin présumé mort et qui leur impose de trouver le véritable coupable de ses prétendus crimes sous peine de leur en mettre plein la gueule.
Un torture-porn sans aucun intérêt, tant l’intrigue par elle-même se parvient pas à passionner le spectateur à cause de la mollesse générale du rythme, des comédiens pas super charismatiques et des pointes d’humour forcées. Ca finit même en slasher fantastique avec twists à la con et malgré les rares maquillages de Tom Savini et sa durée d’une heure trente, ce Redd Inc est plus ronflant qu’autre chose.

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