Napapiirin sankarit -je vous laisse le loisir de le prononcer correctement- est une comédie nous arrivant tout droit d’un pays dont nous voyons peu de films ici en France : la Finlande.

L’histoire est classique mais se déroule dans un environnement enneigé et dans un pays que je connais très mal. C’était donc l’occasion d’aller découvrir Janne, Kapu, Räihänen et leurs potes en version originale en attendant la sortie en salles le 9 février prochain.

Voici ma critique.

 

Very Cold Trip (Napapiirin sankarit) – Sortie le 9 février 2011
Réalisé par Dome Karukoski
Avec Jussi Vatanen, Jasper Pääkkönen, Timo Lavikainen
La vie est belle pour Janne, un jeune trentenaire finlandais… Il ne fait rien de ses journées. Sa fiancée Inari n’en peut plus et lui pose un ultimatum : soit il trouve un décodeur tv avant l’aube – elle le lui réclame depuis longtemps – soit elle le quitte. Janne n’a plus le choix : il se lance avec ses deux meilleurs amis sur les routes enneigées de Laponie ; des routes semées de surprises et d’embûches où sa fainéantise légendaire ne lui sera pas d’une grande aide.

Very Cold Trip, sur le papier, n’a pas une histoire très intéressante. Il s’agit d’une énième comédie où le héros doit mettre la main sur un objet pour accomplir sa quête. Rien de bien nouveau sous le soleil donc.
Mais c’était pour moi l’occasion de me frotter un peu avec du cinéma étranger, comme on en a peu l’occasion, voir ce qui se fait chez nos voisins scandinave. J’avais eu beaucoup de mal avec les vikings suédois mais j’ai eu envie de découvrir un peu d’humour finlandais.

Malheureusement, le film est très classique et finalement assez peu drôle. Mais avant d’en dire d’avantage, revenons sur l’histoire.
Nous sommes donc au coeur de la Finlande et Janne est un petit branleur ne faisant pas grand chose de ses journées, à part glander avec ses potes dans une petite ville envahie par la neige. Sa copine finira par en avoir ras le bol et lui posera un ultimatum un peu étrange mais il fallait bien trouver quelque chose : il doit lui trouver rapidement un décodeur télé, pour lui permettre de recevoir une chaine diffusant Titanic. Sans décodeur, elle le quittera.
Avec tout le courage qui le caractérise et 50 euros en poche, Janne va donc partir en quête du trésor non sans avoir quelques dragons à terrasser sur le chemin mais aussi, et surtout, quelques tavernes à visiter.

Servi par un casting juste quoique pas non plus exceptionnel, Very Cold Trip a le défaut principal de n’être jamais vraiment drôle. Les situations s’enchainent, parfois sans avoir de lien direct avec la quête principale, un peu comme une succession de petits sketchs. En effet, si l’heure tourne dangereusement, Janne et ses comparses ont quand même une nuit entière pour trouver le Graal. Nous ne sommes donc ni inquiets ni vraiment concernés par ce qui peuvent leur arriver.

Évidemment les situations prêtent à sourire voir à rire mais l’enchainement un peu maladroit ne permet pas d’être vraiment passionné par l’ensemble. On retiendra quand même deux passages : une introduction sur un arbre, complétement décalée par rapport au reste mais très bien faite et une reprise assez incroyable de la chanson de Marie Myriam, L’Oiseau et L’Enfant, en Finlandais (à écouter ici pour les curieux, merci Nico pour le lien).

Le réalisateur Dome Karukoski ne se casse pas la tête pour mettre en scène son histoire, la réalisation est assez quelconque mais bénéficie des très beaux paysages naturels de la Finlande (et d’une aurore boréale !). On a donc quelques plans magnifiques mais uniquement dûs à la géographie du pays…

Vous l’aurez compris, Very Cold Trip -dont le titre français est censé nous vendre un Very Bad Trip et autre American Trip à la Finlandaise- est une comédie légère, sans doute trop, qui fait sourire et passer le temps. Ce n’est pas grâce à lui que vous pourrez vous plonger dans la culture d’un pays tant l’ensemble, et malgré l’environnement, a un gout de déjà vu.

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