C’est un évènement. Douze ans après La Légende de Korra, Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko reviennent avec une nouvelle série d’animation se déroulant dans l’univers d’Avatar : les Sept Refuges. Entre temps, le récemment fondé Avatar Studio nous a gratifié d’un long métrage visuellement ébouriffant, Avatar Aang montrant que les deux créateurs de l’univers avaient encore des choses à raconter. Les Sept Refuges le confirment très vite.

On a vu les trois premiers épisodes et on a déjà envie de les revoir.

Les Sept Refuges se déroule 225 ans après la Légende de Korra. La dernière Avatar est responsable (vraiment ?) d’un cataclysme qui a détruit son monde. Elle a aussi brisé la continuité. Pendant plus de deux cents ans, aucun Avatar – l’élu de l’univers, capable de maitriser l’eau, le feu, la terrre et l’air – n’a pris sa succession. Jusqu’à l’arrivée de la jeune Pavi, neuf ans et un chat-singe comme seul compagnon.

Les premiers plans du tout premier épisode donnent le ton : la série est visuellement sublime, mais aussi très différente de ces prédécesseurs. L’influence de Moebius est gigantesque : des détails des décors aux costumes en passant par les couleurs. Seven Havens (c’est le titre original) semble se dérouler dans l’univers d’Arzach l’Arpenteur. Le rouge du désert est omniprésent, les ciels sont bardés d’aurores boréales et le choix des couleurs parfois audacieux. L’animation, faite à Montreuil près de Paris par La Chouette Cie, est rudement efficace, les bougres savent animer du bending (et le second épisode est particulièrement généreux) mais aussi donner corps aux émotions de la série.

L’univers visuel est chamboulé. Le cataclysme évoqué permet de tout rebooter. De montrer un monde désormais low-tech, qui se protège des tempêtes, et où chaque « bender » est d’office assimilé à une sorte d’armée destinée à protéger la cité. On est très très très loin des cités du début 20e siècle de Legend of Korra. Mais pour autant, la tonalité chère aux séries précédentes n’a pas bougé : c’est toujours aussi chargés en émotions et en humour.

Là où les histoires de Aang et Korra étaient plutôt limpides, Seven Havens se démarque aussi par son mystère. Il nous manque un pan important de l’histoire, y compris concernant les personnages. La jeune Pavi va découvrir qu’elle a une soeur jumelle Nisha. Et nous… on a promis de pas spoiler un élément clef du premier épisode, vite éventé dans le second.
Cette nouvelle dynamique va devoir être expliquée, et les fans peuvent déjà se lancer dans tout un tas de théories car l’univers de Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko permet tellement de choses qu’il est difficile de voir où va aller l’histoire – à ceci près qu’on imagine un voyage vers les différents Havres.

On en dira pas d’avantage (mais on reviendra à la série en fin de saison) mais sachez ceci : les étoiles de l’univers d’Avatar sont à nouveau alignée. Une troisième fois, Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko aidés par Ethan Spaulding et Sehaj Sethi montrent qu’ils sont capables de se renouveler. Les Sept Havres regorgent de mystères et d’émotions dès les premières minutes. Une grande série, elle aussi, à n’en pas douter.

Avatar Les Sept Havres, créé par Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko – à partir du 9 octobre sur Paramount+

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