Les Aventures de Tintin Le Secret de la Licorne est sorti hier en DVD, Blu-Ray, coffrets collector (avec des statuettes sur Amazon et à la Fnac) et Blu-Ray 3D.

A l’initiative de Sony Pictures France, nous avons été confié la semaine dernière à une projection avant-première des bonus. L’évènement est rare mais dans le cas de Tintin, considéré par beaucoup comme le meilleur film de l’année 2011, il était important de s’y attarder.
Après tout, le film est tourné en performance capture, une technologie que beaucoup de monde a du mal à comprendre et qui est considérée comme de l’animation. Rien que pour cet aspect, nous nous devions de nous arrêter un instant sur les trésors contenus en bonus du film de Steven Spielberg

Si vous vous intéressez aux aspects techniques du blu-ray (qualité de l’image et du son), allez donc jeter un oeil au test des Numériques. Mais sachez que c’est un disque absolument indispensable.

90 minutes de bonus découpés en plusieurs chapitres :
– A la santé de Tintin : 1ère partie
– Le parcours jusqu’à Tintin
– Le Monde de Tintin : La bande dessinée arrive sur grand écran
– Le Bottin mondain de tintin
– Concevoir Tintin
– Donner vie à Tintin grâce à la Motion Capture
– L’animation de Tintin
– Milou : du début à la fin
– Tintin : La BO
– Collectionner Tintin
– A la santé de Tintin : 2ème partie

Disponible depuis le 27 février en DVD, Blu-Ray & Blu-Ray 3D, Les Aventures de Tintin ouvrent enfin leurs secrets de fabrication grâce à un making-of d’une heure trente découpé en 11 chapitres pour recouvrir l’ensemble d’une production incomprise par beaucoup.

En effet, ce que certains journalistes ont qualifiés de « pâte à modeler mochione capteur performance je sais pas », tandis que d’autres n’y voyaient qu’un film d’animation classique à la Pixar, s’avère être l’une des nouvelles pierres angulaires du cinéma de demain, amorcé par Zemeckis et Cameron. Mais avant de revenir sur le procédé en détails, le making of se penche d’abord sur les secrets d’écriture du film et son long développement, débutant sur l’histoire qui a liée Spielberg & Hergé il y a plusieurs décennies de cela, tout en expliquant en long, en large et en travers l’importance de la BD en occident, qui est quasi inconnue on le rappelle aux Etats-Unis.

Montrant une déférence absolue à son modèle et combien il a tout fait pour le respecter, Spielberg explique comment il en est venu à travailler avec Peter Jackson, avant de voir comment les différents scénaristes sont arrivés sur le projet et quels ont étés leur part de travail, tout comme l’importance du casting et le travail en amont de la distribution en général.
Viens alors le cœur du documentaire, le travail dans le volume avec le tournage en performance capture, montrant réellement combien le jeu des comédiens reste au centre du procédé et à quel point le réalisateur n’a jamais été aussi libre dans sa mise en scène, ce dernier expliquant combien il lui était plaisant de pouvoir de balader au cœur de la scène et au plus près de ses acteurs en plein jeu avec sa caméra virtuelle.

On voit d’ailleurs ses derniers donner de nombreuses interviews à propos du procédé et expliquer combien il est libérateur, un exercice sur lequel Andy Serkis se révèle passionnant tant il connaît la chose en profondeur. Si on regrettera que le documentaire n’aille pas extrêmement loin dans son illustration du tournage en performance capture, il montre cependant les techniciens au travail, les phases de synchronisation des combinaisons avant le tournage, et explique le fonctionnement de ses tenues de latex avec capteurs.
Après cette phase, un autre chapitre montre le travail colossal opéré par Weta sur le graphisme du film, un chapitre étant consacré à « l’habillage graphique » en général tandis qu’un autre se centralise sur l’animation de Milou.

Enfin, un module sur le score de John Williams permettra de voir ce dernier s’émerveiller sur la technologie et cette grande première qu’à constitué un tel film dans sa carrière (le monteur Michael Kahn faisant de même au cours du making of), pour le plus grand plaisir des fans du compositeur, que l’on voit en plein travail avec son orchestre.
On notera malgré tout la présence d’un module sur la fabrication des statuettes Weta qui n’a pas grand-chose à faire là excepté un peu de promotion dont on se serait passé. Rien ne vous empêchera de zapper cette partie cependant.

Survolant toute la production du film et résumant plutôt bien ses différentes étapes de fabrication, ce making of n’est certes pas aussi passionnant et exhaustif que celui d’un Avatar ou d’un Social Network mais reste intéressant et assez fourni tout en étant ludique. Pas sûr qu’il corrige le manque de compréhension dont le monde fait preuve à propos de la performance capture et de son utilisation, mais il ne fait qu’appuyer l’intérêt d’un tel procédé, dans un écrin HD absolument sublime et qui permettra de voir et revoir cet excellent film d’aventure dans des conditions digne de ce nom.

1 commentaire

  • Nicolas mercredi 29 février 2012 18 h 17 min

    “considéré par beaucoup comme le meilleur film de l’année 2011” mouai, surtout par cloneweb je pense. Bon certes les oscar ne sont pas toujours représentatifs mais il ne méritait rien et il n’a rien eu. Et il n’aurait même pas dû être nommé pour la musique tant c’est une des moins bonne BO de John Williams. Au-delà de la technique, c’est tout sauf Tintin ce film!

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