C’est l’une des révélations de l’année 2014 et nous avons rencontré : Miles Teller

A l’affiche cette année de The Spectacular Now et de Divergente, il sera en 2015 dans Insurgente et aura la lourde tâche d’incarner Reed Richards dans le reboot des Quatre Fantastiques. Il clôture également 2014 en jouant de la batterie dans Whiplash de Damien Chazelle (voir notre interview).

A à peine 27 ans, il est donc sur tous les fronts et commence à être courtisé de tous les cotés. Nous lui avons posé quelques questions lors d’une table ronde à Deauville à l’automne dernier.

 

Comment êtes-vous arrivé sur le projet ?
Ce film est arrivé alors que je finissais Divergente. J’ai eu le script vers juillet je crois. Je pense que mon agent ne me l’a pas donné tout de suite. Elle m’a dit qu’ils étaient en phase finale de casting et qu’ils me voulaient mais que je devais le lire. Ca commençait un mois après Divergente, j’étais très fatigué, le tournage avait été long et assez physique. Mais quand j’ai lu le script je n’ai pas voulu que quelqu’un d’autre que moi le fasse. Ca arrive souvent pour moi, je lis un script et je ne veux pas qu’une autre personne le fasse.

Vous faites face à J.K. Simmons. Comment vous êtes-vous rencontrés et comment travaillez-vous ensemble ?
On n’a pas vraiment répété. On s’est rencontré quand on a lu le scénario autour d’une table et c’était une semaine avant le début du tournage. Il ne se souvient même plus que ça s’est passé. Puis on s’est rencontré sur le tournage, on n’a rien répété. Il arrive sur scène dans son personnage, j’arrive sur scène dans mon personnage. Ce sont deux personnages qui savent vraiment ce qu’ils veulent et ce qu’ils attendent. Pour moi il fallait juste que je prépare bien les scènes et que je réagisse. C’est ce que j’ai essayé de faire.

Quel a été la chose la plus difficile à tourner ?
Le public devait se sentir fatigué à la fin parce que c’est vraiment une expérience épuisante. C’est difficile de voir quelqu’un vraiment se fatiguer à ce point et aller à ce point dans la douleur et la persévérance. Pour moi la scène la plus difficile a été celle de l’accident de voiture parce que je voulais vraiment que ce soit réel et crédible. Comme si je sortais d’un accident de voiture mais en même temps que je ne pensais juste qu’à monter sur scène. Je voulais vraiment jouer cette réalité là.

Whiplash est une vraie performance et un vrai tournant dans votre carrière. Vous vous en rendez compte ?
Plus vous êtes vieux et plus on vous fait confiance. Pour un acteur, vos meilleurs rôles viennent quand vous avez 30 ou 40 ans. C’est très rare d’avoir un film comme Whiplash pour un jeune acteur. J’ai adoré le faire. Quand j’étais à l’université, je jouais des personnages beaucoup plus vieux que moi. Pour moi c’était très excitant. Le personnage qu’on voit au début est tellement différent du personnage à la fin. Je suis très content d’avoir pu faire ce film.

Est-ce que vous jouiez de la batterie avant et comment vous êtes-vous préparé pour le rôle ?
Oui je joue de la batterie depuis que j’ai 15 ans, j’ai même joué dans un groupe de jazz. J’ai pris ma batterie à New-York avec moi et à Los Angeles. Des potes à moi jouent de la guitare mais personne ne joue de la batterie. Je me suis senti à l’aise derrière la batterie. Puis j’ai suivi un entraînement intensif qui a commencé 3 semaines avant le tournage pendant plusieurs heures.

Est-ce que Damien vous a envoyé de la musique à écouter ?
Il m’a envoyé des choses très intéressantes. Mais Youtube est une mine d’or pour un acteur, on peut regarder tout ce qu’on veut où on veut. Je peux regarder Joe Jones quand je veux. J’ai regardé des vieux concerts de jazz pour le mouvement et la position.

Vous disiez que vous vouliez des rôles plus masculins, maintenant vous allez être dans les 4 Fantastiques. Est-ce que vous avez aimé ? Est-ce que vous aimeriez jouer les « bad guys » ?
Je ne suis pas vraiment à la recherche de ça. Dans Divergente c’était une opportunité de pouvoir jouer un mec un peu gangster. Mais je ne pense pas être un vrai bad guy dans Whiplash, ni JK. Je joue un boxeur en novembre, ça va être un vrai challenge pour me transformer, un régime. Je n’aurai plus que 6% de matières grasses dans le corps d’ici décembre, ça va être très dur.

Vous allez travailler encore avec Damien Chazelle. Y-a-t-il un lien spécial entre vous ?
Oui, je pense que quand vous travaillez avec quelqu’un et que le processus est bon et que le produit final est bon vous allez vouloir refaire ça. Il y a un certain confort. Je n’ai jamais passé autant de temps avec un réalisateur, c’est très intéressant, on se connaît. Avec Damien, je ne veux pas d’un autre acteur pour travailler avec lui.

Quand vous rêviez d’être un acteur, est-ce que vous étiez comme votre personnage dans Whiplash, prêt à beaucoup souffrir ?
Dieu merci je n’ai pas eu à faire ça. Je dois beaucoup me préparer pour un film. C’est vraiment un formidable métier, très dangereux parce que ça peut disparaître d’un moment à l’autre. Alors j’essaie de faire de mon mieux pour ne pas que le public m’oublie.

Qu’est-ce que vous pouvez nous dire à propos des 4 Fantastiques ?
Et bien ils sont quatre.

J’ai un sniper pointé sur moi c’est ça, si vous dites quelque chose ?
Oui c’est ça ! La seule chose que je peux dire c’est qu’on gère des personnages connus depuis longtemps. C’était le plus difficile. Et on s’est demandé ce qu’il se passerait si ces personnages arrivaient en 2014, comment ils seraient. Et c’est très excitant.

Donc ce sera très différent des anciens films ?
Très différent. Il n’y a pas Michael Chiklis dans un gros costume jaune.

Est-ce que vous avez d’autres projets avec Shailene Woodley ?
Shailene veut faire une vraie comédie. Mais on cherche toujours quelque chose à deux, on aime beaucoup travailler tous les deux. On aimerait avoir quelque chose à la Noces Rebelles.

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