Fast & Furious Spy Racers : Rencontre avec Tim Hedrick

Nous ne pouvions pas manquer la venue de Tim Hedrick au Festival d’Annecy. De passage pour présenter les premières images du spin off animé de Fast and Furious dont il est showrunner, il est aussi connu pour avoir écrit les meilleurs épisodes de séries comme Avatar Le Dernier Maitre de l’Air et sa suite Legend of Korra ainsi que Voltron pour Dreamworks et Netflix.

Sur un coin de table à l’issue de la présentation, on a parlé voitures et airbending.

 

Vous étiez scénariste puis responsable de l’écriture et désormais showrunner. En quoi Fast&Furious Spy Racers est un challenge pour vous ?
Une gigantesque équipe me soutient. Donc, d’une certaine manière, mon rôle ne pas devrait pas changer, je serai toujours chargé de l’histoire mais avec plus de monde pour m’aider. Il y a beaucoup plus de travail, de réunions, d’embauches pour que tout se mette en place. Beaucoup de monde s’intéresse au projet, vu l’impact de la franchise. Après, en terme de création de la série, c’est plus du fun que du travail.

Legend of Korra et Voltron partagent le même ton, notamment le même humour. Est-ce de votre fait et allez-vous conserver ce ton sur Fast&Furious ?
Je ne sais pas si j’en suis responsable parce beaucoup de gens ont travaillé sur ces séries. Mais oui, l’humour aura une grande part dans Fast & Furious. C’est ce qu’on veut apporter à cette franchise, beaucoup plus d’humour, une forme de légèreté. Nos héros sont des ados qui viennent d’apprendre à conduire et qui deviennent des super espions internationaux. On va s’amuser à les mettre dans les situations les plus folles.

Avez-vous eu des contraintes de la part des producteurs des films “live-action” ?
Quand j’ai commencé à développer le projet, j’ai rencontré le scénariste/producteur Chris Morgan. J’ai parlé à Vin Diesel et à Dennis Mccarthy, qui fournit les véhicules pour les films. On a discuté cascades dans son immense garage. Ils étaient tous impliqués depuis le début, et on les a rassurés en expliquant qu’on ne ruinerait pas leur bébé.

Korra & Voltron étaient des séries très inclusives. C’est un aspect que vous allez conserver aussi ?
La saga au cinéma est déjà inclusive avec son casting mondial et multiculturel. Et puisque c’est dans l’ADN de l’univers, on va continuer. L’un de nos personnages, Frosty, a deux mamans et on le montrera très simplement dans la série.

Vous avez gardé des collègues de Voltron sur Fast and Furious ?
Beaucoup ont suivi leur propre voie, notamment parce que la série est en images 3D et que nos collègues étaient des animateurs 2D. Mais Joshua Hamilton travaille toujours avec moi. Il est responsable de l’histoire sur Spy Racers. J’adore travailler avec lui. Christine Bian est également de l’aventure.

Quel est votre meilleur souvenir de la production de Legend of Korra ? Et l’épisode que vous avez préféré ?
Oh, mec… [Il réfléchit longuement]. Korra était mon expérience préférée. Travailler avec Mike [Dante DiMartino] et Brian [Konietzko] et une si petite équipe, c’était fantastique. Javais l’impression d’avoir tout le temps du monde pour écrire les meilleures histoires. Eux n’avaient peut-être pas cette impression en tant que showrunner mais moi j’avais le temps pour plein d’idées.
Mon épisode préféré ? Waow. J’ai beaucoup aimé l’arc narratif de la saison 4 [l’épisode 2 intitulé “Korra Alone”] où l’héroïne craque et se demande ce que c’est d’être l’Avatar, quel est son rôle et si elle ne devrait pas tout laisser tomber. C’était formidable d’amener le personnage vers ça. Vous prenez le plus formidable de tous les superhéros et vous lui enlevez tout pour voir ce qu’il reste.
Et je dois aussi citer l’histoire sur le tout premier Avatar, Wan [saison 2, l’épisode “Beginnings”]. C’était vraiment satisfaisant pour moi d’avoir pu raconter cette histoire, moi qui ait participé à la série originale.

 

 

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