Godzilla ne cesse de fasciner. Décliné en trente films sur deux continents, en une série animée et en une nouvelle version japonaise récente, le monstre revient une nouvelle fois fin 2017 sous forme d’un long métrage d’animation.

C’était l’objet d’un work in progress ce mardi à Annecy.

Présenté par les deux réalisateurs Kobun Shizuno et Hiroyuki Seshita accompagné d’un producteur représentant la branche animation de la Toho, ce “WIP” s’est révélé frustrant : ils n’avaient pas grand chose à montrer.

Le secret était de mise. On ne veut rien dévoiler parce que les enjeux sont conséquents : le film, qui sera en réalité une trilogie, doit permettre à la jeune génération, celle qui bouffe du manga et de l’anime de découvrir le célèbre monstre et de rejoindre les communautées de fans habituées depuis longtemps aux fameux “hommes en costume” qui ont incarné la créature

On peut néanmoins parler du pitch. Après avoir détruit plusieurs fois le Japon, Godzilla est devenu l’un des maîtres de la Terre. Les humains cherchent donc une nouvelle planète et envoient une équipe dans l’espace chargée de visiter un futur nouveau foyer. La planète sur laquelle ils arrivent n’est pas ce qu’ils croient, et ils se sentent obligés de rebrousser chemin puisqu’il sera impossible d’y établir une colonie. Leur souci, c’est que si le voyage aller a duré quelques décennies, le retour est plus long que prévu. Il s’est écoulé 20 000 ans sur Terre et la planète est méconnaissable. Ça n’empêchera pas le héros, Haruo Sakaki, de vouloir reprendre son monde et d’assouvir sa vengeance puisque Godzilla a bouffé ses parents quelques millénaires auparavant.

Godzilla, lui, est toujours là et il a vieillit. Et pris du volume. Ceux qui reprochaient à la version de Gareth Edwards d’être grosse ne sont pas aux bouts de leur peine tant cette version évoluée est massive. Pour l’affronter, Haruo devra compter sur son équipage, présenté comme multi culturel – ce qui est d’autant plus vrai que deux des membres sont présentés comme extra-terrestres (!).

Les images conceptuelles montrent un univers très verdoyant, rappelant aussi bien la Terre de la série The 100 que l’Avatar de James Cameron (d’autant plus qu’on peut voir des genres de mecha). et la présence de personnages humanoïdes venus d’autres planètes est intrigante, surtout que l’un des protagonistes nous a été décrit comme ayant sa religion propre, éloignée des croyances humaines. L’ensemble est évidemment très futuriste, mais c’est classique au Japon de faire évoluer les franchises dans le temps au point que des histoires de mécha peuvent devenir assez facilement du space opera ou de l’exploration de planètes. Le public nippon ne sera donc pas surpris de cette évolution.

On en saura pas d’avantage. Pour le reste, il faudra se contenter des quelques visuels montrés lors de la présentation et déjà en ligne accompagnés d’une courte vidéo making of.

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