Dernier numéro du journal de David, le correspondant de CloneWeb à Sitges. Pour clôturer le Festival, et avant quelques petits fours bien mérité, il a vu Mother’s Day de Darren Lynn Bousman, réalisateur de Saw 2, 3 et 4 ainsi que Detective Dee and The Mystery of Phantom Flame, le nouveau et très attendu film de Tsui Hark (Il Etait Une Fois En Chine). Vous pourrez également y trouver le palmarès du festival.
Sitges n’est pas complètement terminé pour nous puisque quelques interviews y ont été réalisées et quelques contacts ont été pris. Je vous en reparlerai bien entendu dans les prochaines semaines…

Samedi 16 octobre 2010, 7ème et dernier jour de festival

J’entame ma dernière journée très tôt (8h15) avec la projection de presse de Mother’s Day, film de Darren Lynn Bousman, qui va clôturer cette 43ème édition du festival international de cinéma fantastique de la Catalogne.
L’histoire en une phrase : un groupe d’amie réuni pour le réveillon est pris en otage par les anciens habitants de la maison : une famille de psychopathe menée par la mère.
Au travers de ce remake du film homonyme de Charles Kaufman de 1980, Bousman va à nouveau traiter de la thématique de la lutte pour la survie déjà abordée dans ses précédents films. Malheureusement, le réalisateur américain ne se concentre pas sur l’évolution du comportement et des relations entre ses nombreux personnages mais sur les scènes de « tortures » aux effets très réalistes.
Au niveau de la réalisation, il adopte un style très télévisuel en cumulant des plans serrés. Le principal intérêt du film réside dans le personnage de la mère, interprétée par une Rebecca de Mornay méconnaissable.
Bousman livre un film bien plus réussi et intéressant que ses épisodes de la saga ( commerciale) des Saw mais pas assez pour se démarquer des autres productions hollywoodienne du genre.

Après une petite pause café, j’assiste à la conférence de presse de Mother’s Day, initialement prévue à 11h00, qui va finalement débuter avec plus de vingt minutes de retard. Durant toute conférence, l’attention des photographes et des journalistes va principalement se focaliser sur Rebecca de Mornay, venue recevoir le prix Maquina Del Temps pour l’ensemble de sa carrière. Après avoir répondu aux questions des journalistes, principalement axées sur le personnage de la mère et sur la ressemblance thématique entre Mother’s Day et la saga Saw, Darren Bousman annonce son nouveau projet : un thriller psychologique, intitulé 11.11.11, qui va être tourner à Barcelone.

11h45, je reste dans la salle de presse (pleine à craquer) afin d’assister à l’annonce du palmarès de cette 43ème édition du festival. Les grands gagnants sont :
– Rubber, de Quentin Dupieux qui remporte le Méliès d’Argent pour le meilleur film européen, le prix Citizen Kane du réalisateur révélation et le prix du meilleur film fantastique de la section Carnet Jove Jury ;
– Rare Exports : A Christmas Tale de Jalmari Helander qui remporte le prix du meilleur réalisateur et celui de la meilleure photographie de la Section Officielle et une mention spéciale de la section Méliès d’Argent ;
– Thirteen Assassins de Takashi Miike qui remporte le prix Best Production Design de la Section Officielle et le prix du meilleur film de la section Audience Award El Periodico de Catalunya.

13h00, après avoir rapidement mangé sur la terrasse du Melia, j’accompagne mon collègue de Clap.ch et ami Loic qui a réussi à décrocher une dernière interview avec Darren Lynn Bousman.
L’interview réalisée dans le jardin du Melia dure finalement plus de vingt minutes durant lesquelles le réalisateur américain nous confie avec une franchise surprenante, les nombreuses difficultés à développer un projet originale (autre qu’un remake ou qu’une suite) à Hollywood, les raisons qui l’on poussées à ne pas poursuivre la saga Saw, ses intentions et ses choix artistiques sur ses derniers deux long-métrages (Repo! The Genetic Opera et Mother’s Day). Nous apprenons également que la version de Mother’s Day que nous avons visionnée n’est pas celle finale et que le film va encore être modifié avant sa sortie américaine.

14h15, dans la salle de l’Autori pleine à craquer, j’assiste à la projection de Detective Dee and The Mystery of Phantom Flame.
L’histoire en une phrase : Le détective Dee Rinjie est libéré de prison afin de mener une enquête sur la mort mystérieuse (par combustion spontanée) de plusieurs personnes liées à la construction d’un Bouddha géant pour fêter l’ascention au trône de la première impératrice de Chine.
Le nouveau film de Tsui Hark, mélangeant plusieurs genres (arts martiaux, thriller, fantastique), est visuellement très beau. Les décors sont travaillés, les scènes se déroulant dans le Bouddha sont impressionnantes, et les scènes d’action sont efficacement chorégraphiées, sans pour autant innover le genre.
Le principal défaut du film réside dans un scénario qui a tendance à compliquer une histoire simple avec plusieurs sous intrigues. Le film contient ainsi quelques longueurs qui empêchent le spectateur d’être pleinement captivé par l’enquête du détective Dee.

A la fin de la projection, je décide de poursuivre mon après-midi dans la salle de visionnage afin de découvrir des films qui m’ont été conseillés par plusieurs de mes collègues (Red Hill ou Steakland). Malheureusement, suite à l’annonce des résultats, la salle est pleine de journalistes et autres personnes accréditées « en séance de rattrapage » et la plupart des films ne sont donc plus disponibles. Je décide finalement d’aller rédiger mon compte-rendu de la veille (l’avant dernier) dans le salon du Melia particulièrement remplie. Avant de quitter le site du festival pour aller diner, je passe à la salle de presse pour récupérer des affiches des films projetés durant le festival.

Malheureusement, le choix est fortement réduit car plusieurs autres personnes sont déjà passées par là. Je décide finalement de ramener l’affiche officielle du festival. Direction ensuite le centre ville de Sitges afin de partager un dernier repas avec tous mes amis.

Vers 22h30, nous décidons de retourner au Melia afin de tenter d’infiltrer les jardins de l’hôtel où se déroule la fête officielle de clôture du festival. Grâce à notre ami Oliver Beguin, réalisateur de Dead Bones, nous réussissons à entrer sans invitations. Quelle sensation étrange de se retrouver parmi tous les invités prestigieux du festival : Jaume Balaguero (réalisateur de Rec), Rebecca de Mornay et bien d’autres.

Malgré un repas copieux, je profite pleinement des petits fours, sushis et surtout des morceaux de fromage (une semaine d’abstinence fromagère) qui ornent les différents plats et également des différents cocktails fraîchement préparés par des barmans.
Je profite de discuter une dernière fois et de saluer plusieurs personnes dont j’ai fait la connaissance durant toute cette semaine de festival. La fête se termine vers 01h30 mais nous décidons de poursuivre nos conversations de cinéphile dans le salon du Melia.
C’est finalement aux alentours de 2h30, après avoir salué chaleureusement mes amis, que je rentre à mon hôtel avec un léger pincement au cœur en repensant à cette semaine intense de festival. Mais comme le dit si bien le spot publicitaire : le festival de Sitges, « is always there »… en tout cas dans mes souvenirs.

C’était votre correspondant de Sitges, David Cagliesi pour CloneWeb.

 

 

Mother’s Day – Pas de date de sortie en France
Réalisé par Darren Lynn Bousman
Avec Deborah Ann Woll, Jaime King, Shawn Ashmore
Les crapuleux membres d’une famille retournent dans la maison où ils ont grandis afin de terroriser les nouveaux habitants….

 

Detective Dee and The Mystery of Phantom Flame
Réalisé par Tsui Hark
Avec Andy Lau, Li Bingbing, Chao Deng
En 690, une série de morts mystérieuses frappe les membres loyaux et menace l’intronisation de l’impératrice Wu. Cette dernière demande au détective Dee, de retour en Chine après huit ans d’exil, de faire toute la lumière sur cette affaire.

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