On continue avec les comptes-rendus de David, toujours à Sitges pour CloneWeb et toujours présentés sous forme d’un journal de bord avec le détail des horaires.
Cette fois-ci, l’homme a vu un film espagnol, La Posesión de Emma Evans, mais il a surtout vu Vanishing On 7th Street, le film avec Hayden Christensen dont on parlait ici et qui fait furieusement penser au jeu vidéo Alan Wake.
Il a également croisé Paco Plaza, co-réal de [rec]. On vous en reparlera.

Mercredi 13 octobre 2010, 4ème jour de festival
Le programme de ce mercredi est étonnamment très maigre comparé aux premiers jours. J’ai déjà vu plusieurs des films programmés (Les 7 jours du Talion, Black Death) et décide finalement de me concentrer uniquement sur deux long-métrages.

10h30, départ pour le salon de l’hôtel Melia afin de rédiger mon compte-rendu. Quel plaisir de découvrir que le lieu est beaucoup moins fréquenté que la veille. Je croise à nouveau Joe Dante qui donne de nouvelles interviews à des journalistes espagnoles. Le réalisateur n’a pas une très bonne mine, il semble quelque peu malade.

Aux alentours de 12h00, je descends au centre ville afin pouvoir prendre mon premier vrai repas de midi de la semaine.

Vers 13h15, je me dirige en direction de la petite salle du Retiro située au centre de Sitges pour la projection de Vanishing On 7th Street (présenté en première européenne), le nouveau film de Brad Anderson.
L’histoire en une phrase : A son réveille, Luke découvre que tous les habitants de la ville ont disparues suite à un blackout, il va rapidement se rendre compte que l’obscurité qui règne le menace.
Après avoir visionné sa bande annonce avant de venir au festival, Vanishing était l’un des films que je voulais absolument découvrir. Malheureusement comme pour la dernière réalisation de Carpenter, je suis plutôt déçu du résultat.
Le réalisateur de The Machinist puise dans notre hantise d’enfants, la peur du noir pour créer un nouveau type de menace. Tout au long de son film, Anderson arrive à exploiter intelligemment les zones de lumière et celles d’ombre et transforme ainsi l’obscurité en un danger tout à fait crédible.
Passé la première heure, le concept s’épuise à cause d’un scénario simpliste et de situations redondantes qui aboutissent à des incohérences. En effet, pour une situation identique, le sort de certains personnages n’est pas le même.
Malgré l’utilisation de quelques flashbacks, les héros sont finalement peu développés. On a notamment du mal à s’attacher au personnage principale de Hayden Christensen.
Anderson nous livre néanmoins des moments de terreur efficaces (c’est la première fois du festival que j’ai sursauté) mais il n’exploite pas son concept jusqu’au bout et nous livre une fin niaise et sans saveur.

Avant de rejoindre la file d’attente pour ma seconde et dernière projection de la journée, je croise à nouveau Paco Plaza. Très disponible, le co-réalisateur de Rec est toujours intéressé par ma demande d’interview de la veille et me propose donc de lui envoyer mes questions directement par e-mail car son emploi du temps est particulièrement chargé. A suivre donc…

En sortant du Melia, je profite de prendre rapidement une photo de Christopher Smith qui pose pour les journalistes.

18h30, retour à la salle de l’Auditori pour assister à la projection de la nouvelle production Filmax : La Posesión de Emma Evans . Le film est introduit par une grande partie du cast, dont le réalisateur Manuel Carballo, devant une salle à moitié pleine. Dès les premières minutes, je suis surpris de découvrir que cette production espagnole a été tournée intégralement en anglais.
L’histoire en une phrase : Le comportement d’Emma inquiète ses parents qui, suite au conseille de son oncle, un prêtre ayant déjà pratiqué (sans succès) un exorcisme, commence sérieusement à envisager le cas d’une possession.
La osesión de Emma Evans essaye de se démarquer des autres films d’exorcisme (particulièrement à la mode ces dernières années) en se focalisant sur les relations difficiles d’une jeune adolescente avec son entourage et plus particulièrement sur les répercussions de son changement de comportement, sa possession, sur les autres membres de sa famille.
Au niveau de la réalisation, Carballo abuse largement d’effets « télévisuelles » voulus réalistes et va ainsi enchaîner les zooms et recadrages durant toute la durée du métrage. Les scènes de possessions ne sont finalement pas originales et peu efficaces en terme de frayeur.
La direction artistique n’est pas terrible non plu. Dans la plupart des scènes de possession, le jeu de l’actrice principale, Sophie Vavasseur, n’est pas très crédible. Sa transformation se résume à pencher la tête et à froncer ses sourcils, le tout accompagné d’un sourire sournois, bref rien de vraiment effrayant.
Le film de Manuel Carballo s’avère être finalement une œuvre très moyenne. Dommage car le scénario contient quelques bonnes idées, dont plusieurs rebondissement efficaces à défaut d’étre totalement originaux.


L’équipe de La Possession d’Emma Evans

A la fin de la séance je rejoins plusieurs amis pour un repas dans un restaurant au bord de la mer, puis direction leur appartement pour un débat sur les films visionnés depuis le début du festival.

– Votre correspondant à Sitges, David Cagliesi pour CloneWeb.

 

 

Vanishing on 7th Street – Pas de date de sortie en France
Réalisé par Brad Anderson
Avec Hayden Christensen, John Leguizamo, Thandie Newton

 

La posesión de Emma Evans – Pas de date de sortie en France
Réalisé par Manuel Carballo
Avec Sophie Vavasseur, Stephen Billington, Lazzaro Oertli

2 commentaires

  • Olivier dimanche 17 octobre 2010 21 h 47 min

    Je savais pas que Christopher Smith travaillait avec Cantona…

  • cloneweb dimanche 17 octobre 2010 22 h 40 min

    Ahahahahah, bien vu

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