Hasard complet du calendrier ou stratégie marketing rondement menée, Edge of Tomorrow se dévoile depuis ce mardi dans une nouvelle bande annonce, quelques heures seulement après la diffusion de plusieurs longs extraits à la presse.

A l’instar de Godzilla, cette preview était destinée à convaincre. Convaincre notamment ceux qui s’inquiètent d’une production en dents de scie, d’un film qui a longuement été repoussé et qui a changé de titre en cours de route pour mieux être vendu (il s’appelait à l’origine All You Need is Kill) après être passé dans les mains de très nombreux scénaristes comme Kurtzman, Orci ou McQuarrie, appelés à la rescousse pour remettre de l’ordre.

Attention, les paragraphes qui suivent contiennent des spoilers potentiels -et quelques extrapolations- sur ce que nous avons pu découvrir, même si l’on pense que le secret autour du film reste bien gardé.

 

La séquence qu’on a pu voir s’ouvre sur Tom Cruise se réveillant au milieu d’une base militaire, quelque part en Angleterre. Nous sommes en pleine guerre contre une race d’aliens tentaculaires et destructeurs, des créatures qui bouffent tout sur leur passage et qui ont envahit notre planète. L’humanité résiste et s’apprête à lancer un ultime assaut en … débarquant en Normandie. Le parallèle avec l’Histoire n’est pas très fine mais peu importe, l’intérêt du film ne repose pas tant que ça sur sa bataille mais sur Tom Cruise, incarnant un attaché de presse pour l’armée américaine se retrouvant coincé dans une boucle temporelle.

Oui, Cruise s’offre dans Edge of Tomorrow son Jour de la Marmotte, à l’instar de Bill Murray dans Un Jour sans Fin ou plutôt de Jake Gylenhaal dans Source Code. La différence, c’est que Duncan Jones se focalisait sur un évènement se déroulant dans un train quand Doug Liman s’amuse avec la planète entière. Pour cela, il change les règles : le héros ne recommence pas sa journée à la fin mais uniquement quand il meurt, lui permettant ainsi de vivre potentiellement plusieurs jours d’affilée. Qui plus est, il va rapidement découvrir qu’il n’est pas seul à avoir vécu ce genre d’expérience puisque le personnage d’Emily Blunt, guerrière badass armée d’une grosse épée, connait manifestement le phénomène.

Le montage qui nous était proposé mettait surtout en avant la première journée de Cruise sur les plages normandes et avançait petit à petit dans l’histoire. On le découvrait notamment s’entrainant au combat mais aussi jonglant avec les évènements qu’il finit par apprendre par coeur, pouvant ainsi les faire évoluer à sa guise. Comme dans Source Code, mais avec des exosquelettes partout et des combats à n’en plus finir.
L’enchainement des plans montrait que le film en avait d’autres en réserve puisqu’on a vu de nombreux autres lieux, pas seulement les falaises blanches de Dover, comme Londres ou même Paris. On sait d’ailleurs que Trafalguar Square a été fermé à la population londonienne pour permettre d’y tourner une grosse scène.

Néanmoins, insister sur ces scènes de guerre n’était pas une bonne idée. Si Doug Liman n’a aucun mal à filmer de l’action rapprochée ou des fusillades qu’on pourrait qualifier d’intimistes à la Mr & Mrs Smith, le metteur en scène n’arrive pas à donner du souffle dès que les plans sont larges. Les grandes scènes de bataille, bien que chargées en fusillades et explosions, paraissaient bien mollassonnes et brouillonnes et il faudra donc se tourner vers le reste du film pour en prendre plein les yeux.

Evidemment, à l’instar de ce que nous publiions sur Godzilla, tout cela ne pourra être jugé qu’en version complète et en salles. Pour cela, rendez-vous le 28 mai prochain.

 

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