Le PIFFF, ou Festival International du Film Fantastique de Paris, a ouvert ses portes ce mercredi 23 mai à Paris dans les locaux du Gaumont Opéra et jusqu’à la fin du weekend.

Petit nouveau dans la grande famille des festivals, il rejoint le BIFFF (Bruxelles), le NIFFF (Neuchatel) ou encore l’Etrange ou celui de Gerardmer.
Pendant cinq jours, Jean-Victor sera sur place pour voir un maximum de longs-métrages et vous livrer comme à chaque fois ces critiques.

Le premier soir a vu la cérémonie d’ouverture ainsi que la projection en avant-première du très bon Malveillance, thriller un peu malsain de Jaume Balaguero, réalisateur avec Paco Plaza de la saga Rec. On aura l’occasion d’y revenir prochainement plus en longueur mais d’ici-là, voici les films vus ce jeudi : A Lonely Place to Die de Julian Gilbey et Blind Alley de Antonio Trashorras

A Lonely Place to Die – Pas de date de sortie en France
Réalisé par Julian Gilbey

Habituée au cinéma de genre, Melissa George ne déroge pas à la règle et continue son petit bonhomme de chemin dans ce premier film de Julian Gilbey, plaçant un groupe d’amis allant faire de l’escalade dans les Highlands écossais avant de tomber sur une petite fille séquestrée sous terre au beau milieu de nul part. Exemple type du film démarrant assez haut pour partir en chute libre tout du long, le premier Julian Gilbey part comme un pur survival en milieu hostile, à base de séquences de voltige époustouflantes, dans lesquelles le réalisateur fait preuve d’un sens aiguisé de la mise en scène pour les effets de surprises réussis. Usant de caméras numériques type 5D ou GoPro pour immerger le spectateur tout en se permettant des plans très larges d’une beauté à couper le souffle, le réalisateur également scénariste ne peut malheureusement s’empêcher de compiler tous les genres qu’il aime dans son film, faisant dériver progressivement ce dernier sur le terrain du thriller plus basique. Vient alors des méchants chasseurs bouseux couillons et autres joyeusetés dans le même genre, pour un final par moment très bordélique (ou comment un méchant masqué d’un masque de cochon tente de passer inaperçu tout en dézinguant le moindre innocent se plaçant en travers de son chemin en plein carnaval!) et ultra convenu.
Ajoutez y un montage hyper maladroit et tuant dans l’œuf de très bonnes idées de réalisation, et vous obtenez un long métrage certes généreux mais ultra inégal.

 

Blind Alley – Pas de date de sortie en France
Réalisé par Antonio Trashorras

Si je vous dis que Blind Alley est le premier film du scénariste de l’Echine du Diable et devait être à l’origine un segment des Masters of Horror réalisé par Sir Del Toro himself, vous bavez comme des petits fous. Et pourtant, non content de subir constamment le poids d’un scénario rallongé par un sacré paquet de blancs pour passer de 45 à 75 minutes, Blind Alley et son héroïne passant une nuit mémorable dans un lavomatic consternent rapidement. Exposition à rallonge sans aucune accroche précise, twists prévisibles faisant l’effet d’un cheveu sur la soupe et personnage de bimbo sans aucune épaisseur psychologique (même si très jolie pour le coup), Blind Alley fait comprendre illico presto pourquoi il a été abandonné par Del Toro : ça devait déjà pas être passionnant en moyen métrage, et c’est devenu un calvaire en long.

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